‹ Le museum des sciences et des arts choix de traités complets instructifs sur les sciences physiques et leur application aux usages de la vie par le dr. Dionisius LardnerChapitre 15 sur 43 · LAI K · texte numérisé non relu

LAI K

dans le verre, et quand la peau ainsi dilatée est piquée avec la lancette, elle laisse échapper le sang, oliéissant ainsi à la force de pression des lluides sous la peau, pression qui agit de dedans en dehois.

La libre transmission de pression en tous sens est une propriété que l’air partage avec l’eau et les autres liquides. Il possède cependant une autre qualité éminemment caractéristique, qu’on ne rencontre pas dans les liquides, ni dans n’importe quelle autre forme revêtue par la matière. L’air est indéfiniment compressible.

Qu’on prenne un tube AU (fig. 1 ), ouvert à une extrémité A, fermé à l’autre B, muni d'un piston qui s’y adapte de manière à intercepter l'air,

. et ayant une ouverture réglée par un robinet d’arrêt au point G. Lorsqu'on applique le piston en A, l’air qu’il enferme dans le tube est à l’état naturel i pourvu que le robinet soit ouvert), et le piston presse l’air de toute la pression atmosphérique qu’il subit. Si l’on suppose au piston lu grandeur d’un square inch (6 centimètres carrés), cette pression sera de 15 livres uuoirdupoids (6 k ,80l 15).

Après avoir fermé' le robinet d’arrêt G, qu’on abandonne le piston à une pression de 6 k ,801. Si le tube était rempli d’eau au lieu d’air, le piston conserverait sa position, car l’eau ne céderait pas à la pression. Mais il en est tout autrement avec l’air. Au moment où se fait la pression, le piston descend dans le tube, comprime ou resserre l’air dans un espace moins considérable, et ne cesse de descendre que quand l’air est réduit à la moitié de son volume originel. Alors la compression s’arrête, et le piston demeure a la moitié de sa distance primitive du fond du tube (fig. 2).

Si donc la hauteur primitive du piston 1* au-dessus du fond du tube était de I 2 incites (0 m ,303G ), quand le piston n’était poussé en bas que par la pression atmosphérique, c'est-à-dire par 6 k ,80l , sa hauteur, lorsqu’il supporte 6\80l de plus, c’est-à-dire 13 k ,602 en totalité, ne sera plus que de G incites (()"', 1518). L’air, qui est réduit à 12 incites (0“,303G , comprimé par 15 livres avoirdttpoids fG k ,801), est, par conséquent, réduit à G incites, quand il est romprimé par 30 livres (ou 1 3 k ,G02) ; le volume de l’air diminue donc dans la proportion exacte de l’augmentation de la force comprimante.

On peut pousser plus loin l’expérience et obtenir un résultat identique. Si l'on fait descendre le piston en lui imposant un poids de l3 k ,G02, en outre de la pression atmosphérique, qui est de 6 k ,80l, la totalité de la force comprimante sera de 20 k ,403. — La force comprimante étant alors augmentée dans la proportion de 3 à 1, l’espace où l’air se trouve comprimé décroîtra dans la même proportion ; le pistotr P tombera à \ incites «lu fond 11.

106 CHOSES USUELLES

En général donc, l’espace où l'air est pressé par une force quelconque est d’autant moins grand que la force comprimante est plus considérable. Il faut bien remarquer, cependant, que la pression originelle de l’air, pression qui s’élève à (i k ,S0! par st/uarc inch (> cent. carr. 4.">), doit être comprise dans la force comprimante.

Cette propriété d’être indéfiniment et toujours régulièrement compressible est une des propriétés essentielles et caractéristiques de l’air. Quelle

Fin. |. Fit. 2. Fie. 3.

que soit la forme différente que revête la matière, elle n’en a aucune qui y participe. Les liquides sont , en général, absolument incompressibles. Quelques solides sont compressibles, mais il un faible degré et autrement que l’air.

L’air possède encore une autre propriété Lieu caractéristique et d’une

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