‹ Le musicien pratique, ou, Leçons graduéesChapitre 6 sur 28 · DE L'HARMONIE · texte numérisé non relu

DE L'HARMONIE

Des Consonsances ni Dissonances.

Les consonnunces et dissotuiances sont les élemens dont le contrepoint est compose. On entend par consonnance l'union douce et agréable de deux sons a une certaine distance l'un de l'autre.

On entend par dissonnance le résultât de deux sons également unis; mais plus âpres, plus durs, et qui causent a l'oreille plutôt une sorte de gène et de désagrément que de plaisir.

Il y a quatre consonnances dont deux s'appellent parfaites, parcequVlles ne peuvent être altérées par diezes, ni par bernois: ce sent la quinte et l'octave.

Les deux autres .vont la tierce et la sixte, qu'un nomme imparfaites

parcequ'on peut les altérer a volonté.

Les Consonnances simples

6e. et

Leur réplique ou octave

13*. et

Leur double octave

80 e, et

Il y a aussi quatre dissonnances, qu

i sont la

seconde, la quarte

, la septième

et la neuvième. Il faut observer que

ces accc

>rds,

quoique désagréables a

l'oreille, lorsqu'ils sont préparés par

des consonnances, produisent un bon

effet, ainsi que nous le verrons par

fa suite.

Dissonnances simples

' 7? et

Réplique ou octave

14e. et

Double octave

21e. et

Remarque/, que les commencans, pour ne pas s'embrouiller, doivent s'accoutumer a nommer ces intervalles, dans leurs répliques ou doubleoctaves, de leurs noms simples; ainsi la dixième se nomme tierce, la douziem< se nomme quinte. &c .

Peur bien distinguer les consonnances et les dissonnances, il est nécessaire de savoir quels sont leurs intervalles tant majeurs que mineurs; de

combien de sons elles sont composées , de combien de tons et de quelles notes. Afin de le faire comprendre plus facilement, je vais expliquer toutes ces choses l'une après l'autre, avec le plus de clarté possible, sans parler cependant de la différence qui se trouve entre le semi- ton majeur et le semi- ton mineur, objet dont la connaissance est inutile dansla pratique •

Des C onsoxkasces .

De l'Octave.

L'Octave e>t un intervalle musical de huit sons, appelé par les Grecs Diapazon, c'est-a-dire pour faire entendre

que cet intervalle comprend en soi tous -r— Q g * Ê [I

les autres, soit majeur»-, soit mineurs. In

Ces huit sons forment cinq ton-, et deux semi-tons, et cependant on ne dit pas qu'ils forment six ton-, parceque des deux semi -tons l'un est majeur et l'autre mineur ils comprennent aussi treize

cordes formées par les divers • '^—^^^çr 'v<ï tJ ^ accidens des dièses et des bémols

Dans cette échelle formée par semi-tons, on voit que le semi- ton est forme de deux cordes et le ton entier de trois.

De la Quinte.

La Quinte fut nommée par les Grecs Diapente; c'est-à-dire cinq ou intervalle de cinq sons: elle contient trois tons et un semi-ton,' c'est la

ite division harmonique du

diapazon

plus petite division harmonique du

De la Q/uartc.

La Quarte était appelée par les Grecs Diatesseron de tessera. qui veut dire quatre: elle comprend deux tons et un serai-ton. C'est la plus petite SJ division harmonique du diapazon.

De la Tierce majeure.

La Tierce majeure, autrement appellée Diton,est un intervalle de trois

sons qui contient deux tons; et, comme la diapeute ou quinte est la plus grande partie du diapazon ou de l'octave.,

cette tierce est aussi la plus grande partie ~m"~ "^ïï,. C~ L 3 ~" 1

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de la quinte'. n

De la Tierce mineure.

La Tierce mineure est un intervalle de trois sons, contenant un

ton et un semi-ton, et, quoique cet intervalle soit composé de trois

sons, ainsi que le précèdent, il est

cependant la partie la plus petite de — ~ ~^=r^ y - o — Ëj|

de la quinte. in

De la Sixte majeure.

La Sixte majeure était appelles par les Grecs Hexacorde de hex, qui signifie six; c'est-a-dire série dé six cordes. Il y en a de deux sortes: majeures et mineures. La sixte majelire est un intervalle de six sons ~~ i qui contient quatre tons et un semi-ton. ^ ° ^ " ^ ^

De la Sixte mineure.

La Sixte mineure est un intervalle

de six sons qui contient quatre S p~trg Sj o ^ & \ tons.

Des Dissonances.

De la Seconde majeure- La Seconde majeure est un intervalle musical de deux sons diatoniques continus qui forment un ton entier. Il se trouve entre toutes les cordes de la gamme, excepte entre Mi et Fa, et Si et Ut;

encore peut-il s'y trouver par le moyen — — :: g u || ^zj|

dp— — rh Il ° i

des diezes et des bémols.

De la Seconde mineure.

Cette distance du semi-ton appelle'e par les musiciens Seconde mineure, se trouve naturellement, ainsi que nous l'avons dit de Mi a Fa, et de Si à Ut; mais pur le moyen -]= o B B 11 des accidens,elle peut se trouver entre toutes les autres cordes.

De la Septième majeure et mineure .

La Septième, appelle'e en Grec Hej.il a corde, est majeure ou mineure.

Majeure, elle est composée de sept , t

sons, contenant cinq tons et un semi-ton; ^ ç ;g 'Olg-0^^"^ - Il

Mineure,elle a de même sept sons, mais

Si

ils ne contiennent que cinq ton-. fj^o^o ^ # '

In

De la Quarte majeure. '

La Quarte majeure ou superflue se trouve entre la corde Fa et la corde Si, dans la gamme naturelle; quoique cet intervalle ne contienne que quatre sons comme la quarte juste, ou le diatessaron , il le surpasse cependant d'un semi-ton, puisqu'il est de trois tons entiers:

c'est pourquoi les musiciens l'appellent triton. -^j- — Il^z: |

Du Triton.

Le Triton est une marche, ou si l'on veut un saut par intervalle de quarte majeure -g — tr^ro — ô=^s:£^\CJ-~>::X0' Il compose de trois tons.

Ce triton peut être naturel ou accidentel;

naturel, il se trouve entre Fa et Si . ia

Accidentellement, c'est-à-dire par le moyen des dièzes et bernois, il peut se

trouver entre toutes les cordes: par exemple, , . g

entre Sol et Ut*, entre Sip et Ml . ÏÊT-~-

VeYitabkment,on ne devrait pas faire usage des tritons, car c'est un intervalle apre; cependant, si le compositeur sait les employer avec adresse et avec les précautions nécessaires: ils font un

bon effet et servent a l'expression. MQ=-: * 1. ^£ * E \ * .^.t^"^-J

On défend encore au compositeur le demi triton, c'est-a-dire le passag-e d'un ton mineur, (ou bémol. J a un ton majeur (ou dièze.^comme le passage du ton mineur au majeur, ou pour plus de clarté, le pa.-sage d une seconde

superflue en montant jU o fcgr ou en descendant .

Cependant avec la même adresse et autant de précaution, ce passage n'est pas moins expressif

et le compositeur peut en -y-C^tirer un grand parti.

De la Fausse-quinle ou .semi-diapente.

La Fausse quinte est ainsi appellee, parceque cet intervalle n'est pas complet, et qu'il s'en faut d'un serai-ton qu'il ne forme une quinte juste- Il se trouve dans la gamme naturelle entre Si et Fa.

De la Seconde superflue.

Celte Seconde surpasse d'un semi-ton la seconde majeure, de manière quelle contient, comme la tierce mineure, un ton et un semi-ton; mais avec cette différence que la tierce mineure est

compose de trois sons et la seconde .iy , ^z=::~ l ^^^-:=3

superflue de deux.

De la Quarte diminuée.

Cette Quarte a un semi-ton de moins que la quarte juste; elle contient deux tons comme la tierce majeure; mais

ce'îe-ci n'a que trois sons et la quarte dimi- '^^^0___rJ 'ft 7; G— — 70 1

nuee en a quatre./

De la Sixte superflue.

La Sixte ainsi nommée surpasse la sixte majeure d'un semi-ton et contient cinq tons comme la septième mineure;

mais elle n'a que six sons, et la j^p^ ^,^^^^.^=1^^0=1^^^-— ".-^^=^1 eptieme en a sept.

De la Septième diminuée

Il manque a cette septième un semi-ton pour égaler la septième mineure; elle contient quatre tons et un semi

ton, comme la sixte majeure, mais zg:

elle a un son de plus.

De l' Octave superflue, de l'Octave diminuée, et de la quinte superflue- Ces intervalles ne peuvent se pratiquer d aucune manière en musique,

a cause de leur rudesse et de leur aspérité.

L'octave superflue aurait lieu si l'on voulait faire correspondre,

par exemple, a un Ut naturel rais au grave un Ut dièze mis a

l'aigu, (a.)

Ce serait au contraire une octave

diminuée si l'Ut dièze étant au grave,

on plaçait un Ut naturel a 1 aigu. Mais

ces intervalle- ne peuvent être admis. |b\

La Quinte superflue est, par exemple, lorsqu'un Fa , $ Q

"naturel étant an grive» on y fait correspondre un ■ "js] "~ Ut dieze a l'aigu. Cet intervalle a quelque chose ^9' r~g"~ de sauvage <•( de très dissonnant .

. Pour plus de facilite, consultez I échelle, vous verrez d'un coup du il combien il faut de cordes 'et de sons pour former les intervalles de 2e 3e 4e 5e &c. tant majeurs que mineurs.

Des Mouvemens

Lorsqu'on sera très familier avec ces differens intervalles, il faudr., considérer que le but de la musique étant de plaire, on n'y peut réussir que par la variété. C'est pour obtenir cette variété qu'il faut s'appliquer a l'étude des trois roouvemens, qui ont lieu toutes fois qu'on passe d'un accord a un autre.

Ces raouvemens sont le direct, le contraire et l'oblique.

Du Mouvement Direct.

Ce mouvement ne se forme qu'avec les seules consonnances imparfaites qui sunt la tierce et la sixte; il se counait en ce que les deux parties montent ou descendent | j

ensemble par plusieurs

notes d égaie valeur.

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