ROMANCE
Étrennes à madame li* * *.
Amour à la fermière ! elle est
Si ^zenîille et si douce !
C'est l'oiseau des bois qui se plaît
Loin tlu bruit dans la nious.se-, Vieux vagabond qui tends la main ,
Enfant pauvre et sans mère, Puissiez-vous trouver en cbemin
La ferme et la fermière !
De Tescabeau vide au foyer
Là le pauvre s'empare , Et le grand babut de noyer
Pour lui n'est point avare ; C'est là qu'un jour je vins m'asseoir,
Les pieds blancs de poussière; Un jour... puis en marche ! et bonsoir
La ferme et la fermière !
]\Ion seul beau jour a diî finir,
Finir dès son aurore ; Mais pour moi ce doux souvenir
Est du bonheur encore :
En fermant les yeux , je revois
L'enclos plein de lumière , La haie en fleur, le petit bois ,
La ferme et la fermière !
Si Dieu, comme notre curé
Au prône le répète , Paie un bienfait (même égaré),
Ah ! qu'il songe à ma dette!
Qu'il prodigue au vallon les fleurs,
La joie à la chaumière , Et garde des vents et des pleurs
La ferme et la fermière!
Chaque hiver, qu'un groupe d'enfants
A son fuseau sourie , Connue les anges aux fils blancs
De la Vierge Marie!
Que tous , par la giain, pas à pas,
Guidant un petit frère,