‹ Le myosotis (volume 2)Chapitre 44 sur 73 · ROMANCE · texte numérisé non relu

ROMANCE

Étrennes à madame li* * *.

Amour à la fermière ! elle est

Si ^zenîille et si douce !

C'est l'oiseau des bois qui se plaît

Loin tlu bruit dans la nious.se-, Vieux vagabond qui tends la main ,

Enfant pauvre et sans mère, Puissiez-vous trouver en cbemin

La ferme et la fermière !

De Tescabeau vide au foyer

Là le pauvre s'empare , Et le grand babut de noyer

Pour lui n'est point avare ; C'est là qu'un jour je vins m'asseoir,

Les pieds blancs de poussière; Un jour... puis en marche ! et bonsoir

La ferme et la fermière !

]\Ion seul beau jour a diî finir,

Finir dès son aurore ; Mais pour moi ce doux souvenir

Est du bonheur encore :

En fermant les yeux , je revois

L'enclos plein de lumière , La haie en fleur, le petit bois ,

La ferme et la fermière !

Si Dieu, comme notre curé

Au prône le répète , Paie un bienfait (même égaré),

Ah ! qu'il songe à ma dette!

Qu'il prodigue au vallon les fleurs,

La joie à la chaumière , Et garde des vents et des pleurs

La ferme et la fermière!

Chaque hiver, qu'un groupe d'enfants

A son fuseau sourie , Connue les anges aux fils blancs

De la Vierge Marie!

Que tous , par la giain, pas à pas,

Guidant un petit frère,

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