‹ Le myosotisChapitre 52 sur 52 · A MES CHANSONS · texte numérisé non relu

A MES CHANSONS

Fontaine aux vers, quel conte dérisoire T'a lait nommer la fontaine aux écus ?

Je n'eus jamais ce qu'a la boulangère ; Mais quand I amour me caressait alors.

S'il étreiijnait une bourse léiïère, Il sentait battre un cœur plein de trésors.

Trésors perdus ! la semence divine Que j'étalais, vaniteux possesseur, S'est envolée, et rien n'a pris racine. Et cependant je vous disais : « Ma sœur,

« Un beau laurier sur votre front d'ivoire Remplacera la rose du buisson. »

Je le disais, et mon rêve de gloire A, comme tout, fini par des chansons.

Au Val-Bénit, partez, fils de ma muse ! A peine éclos, c'est là qu'il faut aller : Partez sans moi, vous direz pour excuse : « Il n'a pas, lui, d'ailes pour s'envoler. »

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