‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 106 sur 108 · LA NUIT DE LA TOUSSAINT · texte numérisé non relu

LA NUIT DE LA TOUSSAINT

Tu crains ton vieil époux, Marie, Quand le vent souffle au corridor; De nos amours, je le parie, Ce vent est complice, et l'endort.

Aimons toujours; sans l'éveiller, Marie, La cloche tinte et le pénitent crie...

Une voix dans la rue.

Réveillez-vous, gens qui dormez; Priez Dieu pour les trépassés.

L'amant part enfin, mais il tombe Sous un poignard jaloux, hélas !

Et, sans rêver poignard ni tombe, L'amante a fermé ses yeux las.

Réveille-toi : sous ton balcon, Marie, Heurtant un mort, le vieux pénitent crie

« Réveillez-vous, gens qui dormez; Priez Dieu pour les trépassés ! »

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