‹ Le myosotis. Poésies inéditesChapitre 5 sur 108 · BERANGER · texte numérisé non relu

BERANGER

On l'a frappé dans sa noble misère; Il faut de l'or, et je n'ai que des pleurs : Jeune soldat, quêtant pour Bélisaire, Ma voix du moins attendrira les cœurs.

Qui ne voudrait, bravant la tyrannie.

Payer sa gloire au prix de ses revers ? Enflammons-nous aux rayons du génie :

Tout bas, tout bas, amis, chantons ses vers !

L'^^BEILLE

V>OMME l'Abeille fugitive, Qui fait son miel en voyageant, Le chansonnier, de rive en rive, Va bourdonnant et voltigeant ; Comme elle, du myrte à la treille Il recommence vingt détours :

— Vole, vole, petite Abeille, Vole, vole, vole toujours.

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