Très-belle biche
Lampe formée par une tête de Faune dans, la bouche duquel on mettait la mèche.
Grande lampe à deux lumières, sur le couvercle de laquelle est une petite statue représentant un Neptune.
Elle renferme des vases, de petites patères, des poids et des fragmens d’ivoire.
Petite statue d’un homme barbu étendu par
terre.
658. Nasiteme formé par une tête de femme dont le front est ceint d’un diadème en argent. Le collier et les yeux sont aussi incrustés en argent.
Parmi les fragmens d’ivoire on remarquera > dans une boite les restes d’un bas-relief en ivoire exprimant le sujet du Taureau Farnèse.
Tablette inférieure.
Poids en bronze sur lequel est gravée une inscription grecque.
Quatrième Armoire.
Parmi les différens vases de cette armoire on remarquera un beau préféricule et un vase à calice avec deux belles anses d’un genre tout nouveau ; un autre préféricule avec une très-belle anse qui s’élève
SECOND ElAtiE
au-dessus formant le buste d'un génie et qui va se terminer par un autre buste.
Autre préféricule plus petit que le précédent, dont l’anse s’élève en tète de cheval, et finit par une tète de femme.
Quantité de casseroles et de moules de pâtisserie, et trois petits autels domestiques d’une forme gracieuse.
Un très-grand nombre de vases.
Cinquième Armoire.
Cette armoire contient un grand nombre de jets-d’eau représentant des tètes de panthères avec la gueule ouverte, et un autre à tète d’agneau; on y voit aussi différentes pièces appartenant à des ornemens de meubles et de portes.
Ornemens de lit avec des incrustations en argent, et d’autres objets de meubles et de portes; différens instrumens aratoires en fer oxidé, un grillage de souterrain; clefs, serrures et autres objets. On remarquera des clés très-compliquées en bronze.
On voit sur les Armoires 23 Vases de différente forme et tout-autour 18 candélabres.
Les Vases grecs en argile avec des figures peintes sont très-précieux non seulement pour la singularité des formes, pour le brillant du vernis, pour l'harmonie de la composition, mais surtout pour les épigraphes qui nous révèlent la signification de
tant de figures qui seraient encore pour nous un éternel énigme. On les trouve partout où l’on trouve des tombeaux grecs, et il semble qu’on les y renfermait pour la même raison qu’on y renfermait des bracelets, des bagues, des couronnes et d’autres objets précieux qui avaient servi pendant la vie au défunt , et qui par hommage et en mémoire de l’affection qu’on lui avait portée, étaient enterrés avec lui et destinés à faire honneur à ses cendres: hommage qui naissait certainement du sentiment de l’immortalité, en vertu duquel plusieurs souhaitaient ardemment que les objets dont ils s’étaient servis eussent pour toujours été ôtés aux autres hommes, et se fussent conservés dans leurs tombeaux , c’est ainsi qu’Elpénor ( dans YOdyssée zi. v. 77.) après avoir prié Ulysse de lui ériger un tombeau, ajouta qu’on y dressât la rame avec laquelle il avait ramé avec ses compagnons :
T avra re pot nXtaai, <rr£zi Vin rvufip tpirpov Tco xoa Ç<woî spicraroy, t <uv yar’iyioiç Irzpomv.
Nous sommes donc contraires à l’opinion de ceux qui prétendent, que ces vases étaient exclusivement fabriqués pour l’usage funéraire, parce que nous voyons quelque fois représentés autour d’eux des sujets qui intéressent particulièrement durant la vie, comme des noces, des jeux, des fêtes, des festins, et qui plus est, sur plusieurs on lit l’épigraphe XAIPE KAI ni- El EY, qui exprime: Jouis, et bois bien; d’où il résulte qu’ils étaient destinés à tout autre usage qu’à celui des funérailles.
Les endroits où l’on trouve des tombeaux
avec de pareils vases au-dedans sont: Athènes , Egine, Rhodes, Bari, Ceglie,Ruvo, Conversano, Arpi, Bitordi, et en d'autres lieux de la Pouille: comme aussi Armentum, Canose, Anzi, Calvelle, Pomarico et d’autres pays de la Lucanie, et encore Locri , Tarente et quelque côte de la Calabre ; en outre Noie , Cumes, Sorrente, Pæstum, Sant’Agata de’Goti , Capoue, Avelle,Télèse. Et après l’année 1828 on trouva beaucoup de ces vases à Voici , Tarquinii , Cere Corneto et Canino.
Notre collection comprend plus de trois mille vases, et les pavés de ces neuf chambres sont de mosaïques tirées des fouilles dePompei, d’Herculanum, et de Stabie.
PREMIÈRE GALERIE
Sur les colonnes.
1513. Vase « calice. (Pou.) — Achille au milieu des trois ambassadeurs grecs.
1349. Vase à roulettes. (Pou.) — Hercule qui vole le trépied à Apollon.
1 348. Vase à mascarons. ( Pou.) — Sépulcre d’Agamemnon. Electre tenant un vase pleure sur le tombeau de son père.
1517. Vase à cloche. (Pou.) — Combat entre des Amazones, et des Grecs.
1511. Vase à cloche. ( No.) — Un guerrier , une Victoire, et un vieillard.
1342. Vase à cloche. (Pou.) — Bellérophon qui combat contre la Chimère.
Seconde Armoire.
Vases à trois anses. (Ru.) — Le YentBoréas.
Trois vase s à parfums. (Ru.) — Ils ont le fond blanc. Deux ont des caractères grecs. Monumens trcsrares.
Troisième Armoire.
20. Fragment de vase. (Ba.) — Hercule qui tue Busiris. Apparemment que le peintre a voulu nous représenter Hercule au moment que deux Ethiopiens l’avant fait prisonnier le conduisent devant le tyran; Hercule brise ses liens, lève sa massue pour tuer Busiris qui assis, sur son trône, cherche à se défendre avec un poignard (1).
Rhyton. (Ru.) — Il exprime une tète humaine qui tire la langue. Cette forme est très-rare. On voit au cou la représentation d’un Satyre qui se bat avec une Bacchante.
Guttus. (Ru.) — Un Silène.
Gutlus. (Ru.) — Il a la forme d’une tortue.
Quatrième Armoire.
Vase à trois anses. (Pou.) — Il représente un combat d’Amazones et de Grecs.
(ilVoyei ma dissertation dans l'ouvrage du Museo Borbonico Vul. 11 . pi 38.