‹ Le Mystère d'AgadirChapitre 2 sur 216 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

breux et, pour la plupart, inédits. Sur des événements si récents, un auteur doit fournir ses preuves. Il le doit plus encore, quand il a été mêlé à l'histoire qu'il raconte.

Pendant les quatre mois qu'ont duré les négociations franco-allemandes, j'ai soutenu pied à pied la thèse française contre l'exigence allemande. Avais-je, de ce fait, perdu le droit de retracer l'origine et les phases du débat ? Je ne l'ai point pensé.

La lutte finie, c'est l'heure d'en dégager les leçons. La politique de la France a, pour une part, préparé les déconvenues qu'elle a subies. Je n'en ai rien dissimulé. Si j'ai parla heurté, en sens contraires, des convenances personnelles, je m'en excuse. Mais je n'y puis rien changer. Au total, la France est maîtresse du Maroc: et ce n'est pas un résultat négligeable.

Paris, le 29 mars 1912.

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