Matth. IV
lations de la simple vérité humaine, ni les désirs de notre cœur ne seront apaisés par la possession des seuls biens de la vie, qu'ils s'appellent richesses, honneurs ou amours. Dans un élan magnifique le poète s'est écrié :
malgré moi l’Infini me tourmente !.
Oh ! que cela est vrai. Nous avons le mal, la nostalgie de l’Infini. Sur l’ordre de la nature, la Providence a greffé l’ordre supérieur de la grâce. Nous sommes appelés à une vocation surnaturelle dans son principe et dans sa fin. Et le baptême est précisément le signe qui nous ouvre le domaine de cette existence surnaturelle, le Baptême est une naissance véritable :
régénérée dans l’eau et dans le Saint- Esprit, l’âme sort de ce bain fécondé par la vertu du Christ, avec des appétits qui ne sont pas moins impérieux ni moins nécessaires que ceux qui portent l'enfant à chercher d’abord sur le sein maternel, et