III, Pars. qu. Ixxix. art. 4, in toto
recourir au même ordre de comparaison tirée de la nature.
Le péché est une maladie de l’âme; et si le péché est grave, il entraîne la mort de l’âme, c’est-à-dire qu'il la prive totalement de la vie de la grâce, qui lui conférait l’immortalité surnaturelle, lui donnait droit à l'héritage de bonheur éternel dans le sein de Dieu. De l'âme en ce triste état, l’on peut répéter en toute vérité la parole de l’Apocalypse :
« Scio opera tua, quia nomen habes quod vivas, et mortuus es. Je connais tes œuvres, tu as la réputation d’être vivante, mais tu es morte !.» Rien n’est changé apparemment chez elle ; l’esprit et le cœur continuent d'agir et de se manifester ; et parce qu'elle a été créée en immortalité, jamais le souffle épandu dans sa substance par le Créateur ne s’éteindra. Au dernier jugement, ce sera bien là le désespoir des damnés à qui le Christ dira :
« Allez, maudits, au feu éternel 2!» ce