‹ Le mystère de l'Eucharistie [microforme]Chapitre 46 sur 51 · Hoc Sacramentum est cibus SPiritualis · texte numérisé non relu

Hoc Sacramentum est cibus SPiritualis

unde sicut cibus quotidie Sumitur, ita et hoc sa-

+ Qu. Ixxx, art. 10, ad. |

2. « Assister À Ja messe sans y Participe. À Ja Communion est une action comme estropiée ; c'est ne remplir qu’à demi l'intention de Jésus-Christ quand il a institué le Sacrement... Tous le:

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de produire en nous les opérations merveilleuses qu'elle a pour objet.

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Ainsi donc, douter qu’il soit permis de communier chaque jour, et que ce soit même là la meilleure des choses, s’opposer à la communion fréquente, c’est renverser le sens des images par lesquelles ce mystère d'amour a été symbolisé, nier les intentions que Notre Seigneur a manifestées à ce sujet, en diverses paraboles, dans l’enseignement du Votre Père, et dans les rites et les effusions d'âme qui ont accompagné l'institution de ce sublime sacrement ; c'est aussi refuser au « don de Dieu » son excellence divine, son pou-

chrétiens y sont appelés : #/s font violence au sacrement quand ils s’en privent. » Fénelon. Zeftres de Direction spirituelle, 190 lettre. Collection Garnier, page 621.

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voir salutaire sur nos pauvres âmes. Par toutes les preuves données, tous les arguments apportés, il ressort au contraire que le pain eucharistique, ex soi, est l'aliment idéal qui correspond à tous nos besoins, satisfait nos tendances les plus impérieuses, remplit nos lacunes et nos désirs. Le recevoir quotidiennement ne peut que nous hausser à la perfection de la vie spirituelle. Oui, mais à une condition indispensable, c’est que notre âme apporte à sa réception les dispositions voulues, qu’elle se présente à la sainte table dans un état qui favorise l’action de ce divin mystère, et lui permette d'aller jnsqu'au bout de ses opérations essentielles. Et c'est le second ordre de réflexions que saint Thomas expose dans l'autre partie de l’article que nous analysons. Après avoir parlé de l’Eucharistie en soi, et établi qu’à ce point de vue, elle est éminemment salutaire à qui la reçoit quotidiennement, le saint Docteur ajoute :

«Il y a un autre point de vue auquel il faut considérer ce sacrement, et c’est /e Point de vue subjectif, c'est-à-dire qu’on

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l'envisage maintenant non plus en ce qu'il est en lui-même et objectivement, mais dans son rapport avec celui qui le reçoit, ou subgectivement |. » Ce n’est pas assez qu’une chose soit bonne par nature pour produire de bons résultats. Encore faut-il que le milieu dans lequel elle tombe lui soit favorable, et présente avec elle des affinités. La science est bonne en soi.

À preuve, c’est que Dieu se fait appeler «le Dieu des sciences, Deus scientiarum Dominus *». Mais la Science, dans un cerveau mal équilibré, ne cause que des ruines. Un psychologue puissant, dans

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1. Alio modo potest considerari ex Parte sumen- #s, in quo requiritur ut cum magna devotione et reverentia ad hoc sacramentum accedat. Et ideo si aliquis se quotidie ad hoc Paratum inveniat, laudabile est quod quotidie sumat, Sed quia multoties in pluribus hominum multa impedimenta hujus devotionis occurrunt, propter corporis indispositionem vel animæ, non est utile omnibus hominibus quotidie ad hoc sacramentum accedere ; sed quotiescumque se ad illud homo invene-

nerit præparatum, » III", P. quæst Ixxx, art. 10, corp.

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