‹ Le mystère de la passion d'Arnould GrebanChapitre 131 sur 218 · MARD0CEU · texte numérisé non relu

MARD0CEU

19190 Souldars, prenez le tout bâtant : se vous valiez riens, il est vostre.

ROULLART

Qui en doubte qu'il ne soit uostre?

je luy ay ja lié les poings si très destroit et si fort joinctz 19195 que le sang en sault a pissot.

DENTART

Ton fait ne vault rien, meschant sot, s'il n'est bien estraint d'une corde par tout le corps.

ROULLART

Je te l'accorde ; mes il convient faire en faisant.

19200 Approchez, villain paysant, pugny serez a la rigueur.

Comme a ung larron malfaicteur

qui de preudomie n a cure,

estes yssus par nuit obscure 19205 embatounés habondamment j

pour me prendre furtivement.

Touteffois ce mauvais désir

avez peu pieça accomplir :

quand tous les jours au temple estoie 19210 et que le peuple admonestoie,

pourquoy ne m'avez vous tenu ?

mes veez cy vostre point venu :

vostre puissance ténébreuse

ou vostre envye hayneuze 19215 voulez dessus moy achever ;

mes puisque me voulez grever,

vostre subget me retenez

et a mes gens congé donnez :

en vostre volenté me metz.

s. PIERRE

19220 Frères, saulvons nous ou jamès :

veez cy gent toute forcenée :

ja ne verrons aultre journée s'ilz nous tiennent, je vous promH

19159 ley Je coppe Voreille A.— 19160 De glaue aussi périra A.— 19198 Par my B.— 19800 vous villain paisaot B. C.-l«8l me tenes A. Retenez moy vostre subje B. C— 19218 Et donnes a mes gens congé B. C— 19223, 19235 je vous promfs] en I*« amea B. C.

SECONDE JOURNEE

s. JEHAN

Remède n'y voy desonnès :

i9âs la puissance leur est donnée.

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