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et a tel tourbe que merveille a le mener crucifier.
NOSTRR DAME
Bon Dieu ou je me dois fier,
confibrte moy par ta mercy :
doulx Dieu, quel nouvelle est ce cy ?
Iray je ou se je demourray ?
je suis aeure que je mourray
se je vois voir la passion
et Thorrible execucion
qui se fiait sur mon cher enffant ;
le demonrer m'est mieulx séant :
ja soit ce que pourtant ne vive,
car mon ame a mon corps estrivo .
et mort ne les veult séparer.
Demeurer ! comment demeurer ?
s>n ira mon filz a mort rendre
sans ce que je doye contendre
a le suivir et secourir
et confoiter jusqu'au mourir?
Conforter ! helas ! non ferove,
mes plus le desconforteroye
mille fois, car quand me veira,
le cueur de dueil luy fendera
et occira la triste mère.
Helas ! que pleust a Dieu, mon père,
puisqu'il fault qu'a la mort se rende,
qu'ambdeux conjointement nous prendo
sans fÎEdre separacion !
J'iray, c'est mon intendon.
Mon filz, lealle compaignie
t'ay tenu en ta pleine vie,
et de toy laisser a la mort
maintenant j'aroye grant tort,
et n'aroit excusance lieu.
MARIE JACOBY
Helas I sem*, demeurez pour Dieu :
douleur le cueur vous partiroit ; si vault mieulx, puisqu'il fault qu'il soit, ung dollant que deux desconfifls :
, nous irons, ma seur et mon filz, si rapporterons de la chose.
NOSTRB DAMB
Ma doulce seur, je m'y oppose :
pour rien je n'en veil estre exempte ; mes, si plest Dieu, seray présente a tout ce qui fait on sera :
Dieu, si luy plaist, conffbrteia les cueura de douleur affolés.
JOSEPH d'aBISMATIB
Dame, se venir y voulez.
il nous convendra mettre paine d'aller ceste rue foraine pour les aller adevancer, 24220 car jamès ne pourrons passer par ceste grant rue ou ilz vont pour la presse des gens qui sont :
suyvez moy, et je vous meni'ay.
NOSTRB DAME
Joseph, volentiei*s le feray :
S42S5 Dieu par sa grâce nous y maine !