LE MATELOT
Nous avons vent si bien appoint, qu'homme, tant y sceusist viser, ne le sçaroit mieux deviser :
6845 n'y a que de singler en voye.
BALTAZAR
Je requier Dieu qu'il nous convoyé
SAINT siMBON, le prophète.
0 vîeUlesse, estât de rudesse, 6SjO d'impotence et de grant foiblesso, tant ay vescu que je suis en tes las : Majemiesse est morte et me laisse, et n'attens que la mort me presse comme homme mort et privé de solan.
Messias, mon Dieu, quand vendras ?
doulx Grist, quand te verray, helas ?
Dieu immortel, tu m'as fait la promesse 6860 Que des las
de mqrt matz et las, ma vie ne termineras que u'aye veu Grist, ton filz de noblesse. Tu m'as promis, et je le tiens pour vray, QS6â que du monde ne fineray ne mourray de mort corporelle, jusqu'à ce que celluy verray, et sensiblement le tendray, 6870 que je sçay
ma vie éternelle ; Et donc, vray Dieu, si ta promesse e«t telle, j'ay parfaicte espérance en elle ; ne me celle 6875 ce que tant cher ay
car par dessus toute chose mortelle j'attens qu'une bonne nouvelle me revelle ce dont liés seray.
6880 De vous prier ne cesseray :
bon Dieu, que de moy vous souvieugiie.
et vous plaise que le jour viengne de l'humaine redempdon.
Envovez consolacion G885 aux filz d'Israël vos amis, ainsi que vous l'avez promis par toute la loy de Moyse.
0 filz de la haulte pourprise, Gristus, saulveur, Emmanuel, 6800 puissant rédempteur d'Israël, a la dextre ton père assis, Deus fortis, princeps paciSy '
6806 de vouloir humain B. G. — 6813 en B. ~ 6816 pour manqua C. — 6817-8 manqw^l B. C. — 6819 Et pourtant donnes vous en A. — 68S2 le félon et mal tirant B. G. — 68o0 mathenot partout B. — 6838 a ifi couste C. — 6855 Comme ung homme priue de soûlas A. passe et priue B. — 6^8 quand voudras B. G. — 6860 ses pas A. — 6!^l De la mort et son trespas A. helas B. — 6^6£ natermineras B. C. — 6863 ton doulx ftls B. . • ■■
PREMIERE JOURNEE
quand vendra Theiire bien euixîUBe q[uc ton enffance glorieuse 6S9j puisse choisir parfaictement ?
Je requier Dieu dévotement que briefînent la promesse tiengne.
[SiLETE.]
JOSEPH
.\fïiii que la loi s'entretiengne
de nous sans reprcheuciou, ôyoû vostre purificacion,
Marie, nous fauldra parfaiiv,
ja soit ce que droit ordinaire
ne vous y lie nulleniout :
• il est huy le jour proprement ; i;\^X) regardez que vous voulez dire.
N0?niB DAME
A vostre vouloir, mon cher sire :
je ne vueil pas estre exemptée de la loy que Dieu a donnée, ne mon estât magniffier ; Û910 ains me vouldray purifier .selonc la loy et Tordonnance.
JOSEPH
Ce^i bien dit, ma doulce alliance,
it puisqu'a ce vous consentez,
{)Our &ire les solempnités, CQih en Jherusalem nous mourons,
et Jhesus o nous porterons
au temple pour l'y présenter.
MOSTRB da>:b
Nos offrandes y fault porter :
elles sont de nécessité 6980 pour Tenffant.
JOSEPH
Il est vérité, dame, bonne raison avez ; mes, chère amye, vous savez que nous sommes moult indigens des biens du monde et povres gens :
69S5 si ne devons pas estre ofiVans d'oblacîons que font les grans ; seulement deux tui^s devons pour nostre offrande ou deux pigeons :
si nous en fault £Edre Tappreste.
ELIACHIN
âS30 Veez cy la chose toute presto ; pour cela pas ne tarderon.