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CHAPITRE II La Rédemption considérée comme satisfaction

I. — Etat de la question. — ■ Convenances en faveur de notre réparation. — Comment elles sont exposées par saint Athanase, saint Cyrille d'Alexandrie, saint Jean Damascène. — La théorie de Guenther. — La gratuité

•de la réparation. — Supposé que Dieu veuille réparer l'homme, il n'est nullement obligé de choisir comme moyen la Rédemption. — " Admis que Dieu demande une satisfaction, il n'est pas tenu de vouloir qu'elle soit égale à l'offense. S'il veut qu'elle soit égale à l'offense, l'Incarnation est-elle nécessaire ? 29

II. — Pour réparer le péché mortel d'une manière condigne, il faut une personne d'une dignité infinie. — Première raison, tirée de la nature humaine. — Seconde raison, tirée de l'offense infinie que le péché mortel fait à Dieu. — Explication de l'adage : Honor est in honorante, injuria in injuriato. — Quelle est la dignitée lésée par le péché mortel. — Dans qael sens l'offense est infinie. — Aucune créature n'est capable d'égaler la réparation à l'outrage. — La repentance et la charité ne réparent pas suffisamment. — Il faut donc une personne d'une dignité infinie. — Les raisons indiquées par quelques théologiens. — Il faut en revenir à la raison de saint Thomas 35

III. — La satisfaction rigoureuse demande l'Incarnation. — ■ n faut qu'une personne d'une dignité infinie prenne une nature créée pour satisfaire. — Absolument parlant, un Dieu fait ange aurait pu racheter le genre humain. — Mais, pratiquement, il fallait un Dieu- Homme : nombreuses raisons qui Yéclament cela. — Témoignage de saint Augustin 43

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