PREMIER ERMITE
Pour, nuit et jour, y servir Dieu, Prier, et du mal être quittes, Pauvres ermites.
ROBERT
ROBERT
Je n'y aeoule pas ,ij. milles. Je n'en crois rien. Plus n'y serez
Jamais cy plus ne demourre-. Davantage. Tous vous mourrez.
Alais en l'eure, très tou% mourre\. Tiens prends! Toi dis si mon épée
LE MYS1 ERE DE ROBEï I LE DIAB1 I .
Tien, tu aras ccstc colée Et toy, di, taille bien m'espée 1 Es-tu de meschaper en grès ) Tien cela, passe, va après. Et toy, tien, pren celle or; ge muse Avecques vous nie jeue et ruse.
Ne hé rien tant en tout le monde, Comme tiex gens, Diex vous confonde!
C'est fait, de vous tous suis délivres Jamais ne vous faillira plus livres; Prenons que fussiez clers ou lai\, Puis qu'estes mors ici vous lais.
Et pour moy déduire et esbalre M'en vois par si endroit embatre En autre part.
un vallet. passant.
Sire, Diex qui les biens dé pari, Vous doini bon jour.
ROBERT
Dieu gart amis, dy, san\ séjour, Où va ce chemin que tu liens !
C'est, je demande, dont tu viens Par cy, endroit ?
Est d'une pointe bien trempée.
Quant à toi qui fuis, à nous deux !
Après ce coup, pars si tu peux.
A tous le sien. Soit jeu, sois ruse, De ces gens ainsi je m'amuse ; Dieu les confonde ! En tout pays Je n'en sais de moi plus haïs.
Clercs ou lais, de vous me délivre.
Vous n'aurez plus besoin de livre, Morts vous laisse. A d'autres ébats Ailleurs m'en vas.
un valet (passant).
Sire. Dieu, qui les biens envoie, Vous tienne en joie.
Dieu te garde! dis-moi d'où tu viens?
Quel est le chemin que tu tiens?
Est-il bon? Va-t-il à la plaine?
Bref, sans qu'il donne trop de peine Où mène-t-il?