SUR LA ROUTE DE FRANCE
LE DUC NAYME
Quelle pensée vous pèse?
CHARLEMAGNË
Le demander, c'est me faire injure. J'a si grande douleur que je ne puis m'empêcher de pleurer. Par Gane, la France sera détruite. Cette nuit, une vision, venant d'un ange, me montrait que Gane brisait ma lance entre mes mains, lui qui fit assignera mon neveu l'arrière-garde. Je Tai laissé sur une terre étrangère. Dieul si je le perds, je n'aurai pas un autre en échange 1
Iciy on devra entendre un cor résonner fortement,
CHARLEMAGNË
Nos hommes ont bataille !
GANE
Si c'était un autre, cela semblerait un grand mensonge.
On entend de nouveau résonner le cor,
CHARLEMAGNE
J'entends le cor de Roland : il ne sonna jamais, si ce n'était en combattant.
GANE
De bataille, il n'y en a pas. Déjà, vous êtes vieux, et fleuri et tout blanc. Par de telles paroles, vous ressemblez à un enfantl Vous connaissez bien le grand orgueil de Roland.
C'est merveille que Dieu le souffre encore.
Il assiégea Noples sans votre commandement. Les Sarrazins sortirent de la ville et combattirent contre le preux Roland. Puis il lava le sang du pré avec de l'eau, et il le fit pour que ce ne fût pas apparent. Rien que pour un lièvre, il s'en va cornant toute une journée. Avec ses pairs, il est en train de s'amuser. Or, chevauchez. Pourquoi allezvous arrêter? J^a grande-terre est encore loin devant nous.
Alors le cor résonne à peine.
CHARLEMAGNE
Cette sonnerie a longue haleine.
LE DUC NAYME
Roland est en détresse là. Il a bataille,