‹ Le mystère de Roncevaux [drame héroïque]Chapitre 25 sur 29 · ALDE · texte numérisé non relu

ALDE

Ces mots me sont étranges. Ne plaise à Dieu, à ses saints, à ses anges, après Roland que je reste vivante.

Aide devra pâlir; elle tombera aux pieds de Chartemagne. V empereur la prend par les mains et la relève; la tête retombe sur les épaules*

Quand Charlemagne voit quHl l'a trouvée mortes il en a pitié; il en pleure,

(1) En vieux français cume sa per, ce qui veut dire comme sa joatre, comme son égale. Cette expression est caractéristique de la condition de la femme dans le mariage chrétien.

GHARLËMAGNE

Faites venir quatre comtesses pour la porter dans un couvent de nonnes. Qu'on la veille toute la nuit jusqu'au jour. Qu'elle soit enterrée bellement auprès d'un autel.

{Ici finit le dialogue qui pothra être supprimé.)

Qu'Aide paraisse ou qu'elle ne paraisse pas, Charlemagne ira se placée' sur un lit qui aura été disposé de Vun des côtés de la chambre. — Les chevaliers français devront se grouper de Vautre côté.

Pause.

Le maître du jeu devra alors dire les strophes suivantes, mais d'une voix discrètep en venant sur le bord de la scène de manière à ne pas troubler Charlemagne qiiiy pendant ce temps, se sera endormi. — Les strophes peuvent être chantées.

, LE MArrRE DU JEU

Quand elle apprend que Roland ne vit plus, Sa fiancée, qui est sœur d'Olivier, Belle Aide est morte, que Dieu prenne son âme ! Tous les Français la pleurent et la plaignent.

Belle Aide est morte 1 En Téglise on Tinhume. ' Charle a vengé la mort du preux Roland, Suivant la loi de Dieu et la coutume Du royaume des Franks.

Dieu ne veut pas que le félon se vante, Et de son crime qu'il recueille le prix ; Mais Dieu reçoit une vierge innocente . Dans son saint paradis,

Adieu, Roland; les douze pairs, adieu, Morts pour Jésus et la France en Espagne î . Le roi de France est le sergent de Dieu ; Gloire à Gharle-le-Magne !

Il a vaincu Thérétique Lombard ; Il ai du Christ délivré le Vicaire; Il a reçu le sceptre et l'étendard Du successeur de Pierre.

Dieu le protège et dirige ses pas.

Charles, un jour, contre un chef infidèle, Par de vains coups a fatigué ses bras ; Son courage chancelle.

Un ange vient dans ce péril étrange ; Il dit à Charles : « Roi Magne, que fais-tu?» Quand Charle entend la sainte voix de l'ange, Il reprend sa vertu.

Page 1