‹ Le mystère de Sainte Eustelle, vierge et martyre, patronne de la jeunesse chrétienne; drame en trois actes en versChapitre 46 sur 46 · APOTHÉOSE · texte numérisé non relu

APOTHÉOSE

Le rideau se lève. Eustelle est étendue, la chevelure flottante, la tête appuyée sur un rocher, au pied duquel coule une source.

Les acteurs l’entourent.

Soter est d’un côté avec Camulogène et les chrétiens.

Flora et les jeunes filles de l’autre.

Dans un coin, Proculus, Lédétus, les prêtres, les soldats romains, soucieux et sombres.

Au fond, les druides et les Gaulois.

On peut chanter les strophes suivantes.

Hymne à sainte Eustelle.

Dors, ô lis virginal 1 ô rose parfumée !

A peine as-tu vécu que tu goûtes la mort !

Ta blancheur te rendait du Christ la bien-aimée.

Le sang que tu versas te rend plus blanche encor.

Sous le regard de Dieu, ton sommeil est si calme,

Qu’on écoute tout bas si ton souffle a passé ;

C’est dans ton beau printemps que tu cueilles la palme ; Avant ton corps très pur, ton cœur était blessé.

Ses yeux bleus sont fermés, elle paraît plus belle ;

Si les lèvres déjà pour Dieu ne s’ouvrent plus,

Le paradis entend les chants de sainte Eustelle,

Pour nous qui l’invoquons, elle, implore Jésus.

Vous qui craignez des jours la trop rapide course,

De la sainte apprenez comme on vit innocent ;

En invoquant son Dieu, venez boire à la source Dont l’eau claire a jailli des gouttes de son sang.

Châlelaillonf 25 août 1921.

Poitiers. - Société française d’imprimerie

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