‹ Le Myxédème SyphilitiqueChapitre 31 sur 34 · TE 62 TE · texte numérisé non relu

TE 62 TE

La localisation de l’accident initial, la virulence de l'infection, l'intensité et la continuité du traitement antispécifique, semblent ne jouer qu’un rôle médiocre dans l'apparition ultérieure des symptômes.

La rareté de la syphilis avant l’âge nubile, rend exceptionnel le myrœdème acquis de l'enfant, par contre, le nyrædème congénital doit être beaucoup plus fréquemment qu’on ne le pense ;rattaché à une infection héréditaire.

On sait qu’à côté du myxædème pur il existe un syndrome décrit par Gandy sous le nom d’infantilisme reversif, et qui, lui ,est assez étroitement uni ; dans la plupart des observations recueillies, le ‘tréponème est l’agent causal.

I apparaît comme très probable que la syphilis intervient encore comme facteur de premier plan dans l’éclosion de nombreux états d’insuffisance thyroïdienne, souvent formes plus ou moins frustes de myxædème, et qui affectent un grand polymorphisme clinique.

La notion d'infection nous semble expliquer les cas, rares d’ailleurs, de myxœdèmes familiaux, attribués jadis à une hérédité névropathique. La syphilis, ici encore, est au premier plan.

Les associations morbides que le myxædème contracte avec les différentes maladies, viennent plaider encore, une fois de plus, en faveur de sa fré-

Page 1