AVIS DE 1,'ÉDITEUR
Au Naîn Jaune avaient succ(^d^ les Fantaisies^ brochure qui fut saUie avant même d'avoir été mise au )our* Vint ensuite le Journal des Arts , dont le gouvernement ne permit la publication que pendant vingttrois numéros* Vainement les rédacteurs cherchaient à se déguiser à l'aide d'un titre nouveau et en prenant les plus grandes précautions oratoires , Tindépendance de leurs opinions les^ trahissait toujours. Le récit des persécutions dont ils ont été ('objet est consigné au commencement du troisième volume et à la fin du quatrième qu'ils ont publiés à Binixelles.
Omettre ici les articles que le public distingua dans le Journal des Arts , c'eût été laisser incomplette la V collection du Nain Jaune* Ces articles imprimés sur des feuilles volantes et dans un journal supprimé presque dès sa naissance, se trouvent entre les mains d'un trèspetit nombre de personnes* On n'a choisi d'ailleurs que ceux d'un intérêt général et indépendant des circonstances qui pouvaient leur donner pliis de prix, excepté toutefois le dialogue de Pasquin et de Morforio publié Au moment même de la spoliation du musée. Ce fut Tarticle qui fournit le prétexte de la suppression du Journal des ai*ts«
La gravure imprimée au verso de cette page servait de frontispice aux derniers numéros du journal. Oa prétendit qu*elle blessait les mœurs afin d'avoir un mo-tif de plus de commettre une injustice* Depuis ce tems elle a orné la couverture de chaque numéro du JUain Jaune réfugia et u'a scandalisé personne.
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l7') MES TABLETTES.
— Je veux écrire Thistoire de mon temps *, mais je veux récrire cum studio et ira '^ c'est-à-dire comme je .la vois ; aussi mon intention n*est-elle pas de la publier de mon -vivant. Avant de me mettre à la. rédaction de mon travail , je veux consacrer une dixaine d'années de ma Tie ( car j'ai du temps devant moi ) à rassembler mes matériaux. Ces matériaux ne. sont autre chose que des notes inscrites , joui: par jour, sur mes tablettes, dont je fais le dépouillenient toutes les semaines , en classant les objets conformément aux trois gi*andes divisions de mon ouvrage j les hommes , les écrits et les eWriemens.
Il n'y a giiiï|re que le cahos , la veille de la ci'éation ., QÙ la cervelle de M..... , quand il est en verve , qui puisse donner une idée de Tépouyantable confusion qui règne dans ces tablettes où je laisse tomber au liazai*d mes pensées , mes réflexions ou mes . observations , à mesure qu'elles se présentent à mon esprit , et la plupart du temps , sans m*exprimer autrement que par quelques mots ou quelques signes mnémonique^ qui servent à les fixer dans mon souvenir. C'est de ce fatra# que j'ai l'intention d'extraire de temps à autre quelques bribes, sinon pour l'iastruclion , du moins p;)ur l'amusement des lecteurs de^ ce journal.
- — De la noblesse considérée cqmme un des fondemens de V.élat nionarchi<jue. — Consulter ( sous le n^. 2 1 3 j une ordonnance de l'empereur d'Haïti , en vertu de laquelle ce monarque au nez camus confère des lettres de noblesse aux ducs de Limonade , de Bigarade , de Marmelade ^ et autres dont ^ liste est annexée à ladite ordonnance , à reifet de perpétuer dans leurs familles les qualités , les talens et les vertus ,qui ont illustré leur • chef ^ car tel est son bon plaisir»
Par un ai'ticle exprès de cette ordonnance, l'empereur Henri , voulant obvier au danger des mésalliances ^
défend II tous les susdits nobles , et à lears descendans en ligne directe , toute espèce d'af&nité matrîmooiale avec les gens de couleur ^ et principalement avec les individus de cette race blafarde d*£urop^ens qui corrom* praient en peu de temps la pureté du sang nëgre, dont le précieux dépôt est confié h la noblesse d'Haïti. l.e considérant de- cet édit en fait une pièce infini meot curieuse : singulières conséquences qu'on en peut tirer. — Jacobins en bonnets blancs* — Font retentir les Salions de ce qu'ils nomment leurs principes* Veut-on raisonner avec eux; ils déclarent qu'ils ne raisonnent pas ; les invite* t-on ^ lire , ils assurent que les livres ont fait tout le mal: on les prie d'exposer au moins la série de leurs idées*, ils sont tentés de répondre comme ce gros conseiller allemand : « £st-ce que j^ai une idée , moi ? » Tout cela ne serait que risible , si ces petits messieurs et ces vieilles dames n'exigeaient que vous parlassiez comme eux. Mais encore , leur dit-on , fautil savoir ce que vous voulez *, alors ils s'approchent de votre oreille, en criant tout haut: Point de charte^ point de cluzrte , et tout ira bien. Dieu sauve la France des bonnets blancs après l'avoir sauvée des bonnets rouges /
-*- Légitimité du mensonge politique, — Swift remonte aux droits que les hommes ont è là vérité. Il démontre que chaque individu a le droit de Texiger de ses amis , de sa feiAme , de ses enfans , de ses serviteurs , mais qu'il aurait très- mauvaise grâce de la demander à ceux qui le gouvernent. Il cite , en preuve , la conduite que Ton tient à l'égard des enfans, à qui personne ne se croit obligé de dire un mot de vérité.
-^ A qui appartient le drott du mensonge politique ? *— Notre auteur en fait l'apanage exèlusifde ceux qui ^ont au timon des affaires dans ies gouvernemenspn* rement monarchiques ; mais , dans tout' état jouissant 4Vne constitution libérale , il veut f[ue le peuple par-
tîcîpe k la jouissance de ce droit , et prouve , par plaaieurs exemples , que •, sans cette ressource , le bon peuple d'Angleterre me serait jamais venu à bout de se d embarrasser de certains mihistrcs. ( Application dii principe. )
— Règles pour intenter , répandre et propager lesfam^ setés utiles. — Bruits sourds, libelles, pamphlets, exemples . des moyens qu'on peut employer pour faire rejaillir l'honneur , la honte^ou le blâme d'une action sur celui qui n'y a jamais eu la moindre part. Précautions , ëcueils * à éviter 9 ne pas faire prêcher la religion par un athée reconnu , et la modération par un énergumène.' Il y a cependant un ait d'imputer à un tomme des actions diamétralement contraires à son caractère et k ses principes , mais c'est le. secret des seuls maîtres de l'art.
— Des mensonges dans le genre prodigieux. — Prenez garde de vous répéter , vous manqueriez votre but. Si vous mettez en jeu une tempête , un tremblement de terre , une insurrection , qae le théâtre soit au moins \ une bonne journée de cheval*
— Fautes énormes commises par diffe'rens partis. — Fu* nestes conséquences de ces maladresses. Point d'autre ressource pour la faction que de dire la vérité pendant trois mois consécutifs.
— Précautions indispensables dans le choix des agens* ' — A mérite égal, préférer les jeunes gens qui peuvent •e battre pour soutenir un mensonge.
— Projet d'établissement £une société qui aurait le pri--^ vilége de forger les mensonges politiques. Nécessité d'admettre , comme membres de cette corporation mensongère , des personnes de tous les états. L'auteur pense qu'il serait facile à l'association , d'atvpir pour coopérateur , des gens qui ne s'en douteraient pas. Combien de gens propres à ce rôle ! Gobe-mouches \ associés les )ilus utiles, puisque personne ne soutient une chose de meilleure grâce que celui qui la croit vraie. Punition sévère contre tout membre de la société convainc^ d*avoii' rougi en débitant une nQUvelle.
. — De Part du chuchotement. — Flan d^un comité 4 cret pour les faux bruits. Observations sur les -saisons et les températures pcppre^ à différentes espèce» de mensonges.
— Une des plus grandes finesses de Vart : démasquer €| dénoncer une fausseté dont on est Tauteur ignoré.
-^ Un homme d'esprit , qu'il ne faut pas juger sur une phrase bien digne toutefois du journal où elle se trouve, disait , il y a quelques jours : On ne sait encore ce €ftton doit penser de la bataille de Waterloo , la chanson n*est pas encore Jaite ; il y a cependant et malheureusement quelque chose de vrai dans cette affreuse ironie r depuis que je vis ( et il y ^ de cela une soixantaine d'années ) je remarque que les vrais interprètes des naystères de la politique , sont les marchands de chansons et les mendians.
Je ne puis remonter pins loin que les jésuites et les billets de confession en 1760 : alors on chantait de& noëls contre les enfans de Loyola , et on entendait sur le Pont-Neuf le rapport de M* Chauvelin mis en chansons 'y alors on répétait sur tous les quais les complaintes de Malagrida , et des révérends de sa cora- ■ pagnie , criminels de lèze - majesté dans ta théorie et dans la pratique*
• On demandait Taumônc à titre de pauvre honteux persécuté pour la bonne cause ^ c'est-^à-dire pour avoir défendu les cent-une propositions du père Quesnel , ou assisté à une assemblée de conuulsionnaires.
En 1771 , les mendians étaient de pauvres clercs qui n'avaient pas voulu rester chez un procureur devenu avocat du parlement Meaupou* Les chansons à cette époque , célébraient , sur l'air de la Bourbonnaise^ la protectrice du chancelier et de l'abbé Terray , l'ennemie du duc de Choiseuil , le triomphe du duc d'Aiguillon , et les malheurs de la Chalotais.
A la mort de Louis XV , l'avènement de son jeune successeur excita un enthousiasme universel ; 00 garda le silence Qur ses no|nbreux bienfaits ^ mais Collé chanta
ie Retour du Parlement , et mit en vaudeville les bon» mots de M. de Maurepas , sur Tair des Revenans et des Portraits à la mode.
Les victoires des insurgens «t Parrivëe de Franklin à Paris, furent les sujets d'une foule de chansons dont le refrain «fiait la patrie et la libertés Tous l^s boiteux des rues de Paris Te'taient devenus \ Boston et demandaient un secours à la Charitë , pour avoir prîs part à la journée de Saratoga.
Quelques années après , on opposa dans des couplets pleins de sel et d'esprit ( comm« en fait. encore au jour*d'hui le seul M. Berenger } Thabileté morale de M. Necker et Fimmoraiitë habile de M. de Galonné ; on chansonna les notables pour leur faiblesse, ou loua le* parlenxens pour leur courage ; on chanta la courplé-^ nière et le cardinal qui Tavait établie sur le papier ; on porta aux nues dans les Ponts-penfs Despréraesnil et Monsabert •, on porta aux nues Montgolûer qui s'en frayait la route , et l'on mit en pot - pourri laventui*» du collier.
En 1789, un chœur universel célébra pendant quelques jours les états - généraux et les espérances qu'ils avaient fait concevoir : vive Henri IV et Louis XVI ! était dans toutes les bouches , sortait de tous |es cœurs*
Mais bientôt la division des ordres et des partis , des. prétentions et des droits , de la cour et de la ville, dts grands seigneurs et des gentilshommes, des évéques et des curés , des officiers de naissance et des officiers de fortune , de la majorité et de la minorité de la noblesse , de M. le chancelier et de M. Necker , du roi et de ses ministres , amenèrent , non plus des chants,' mais des cris^ non plus des refrains, mais des hurle mens ; on ne demanda plus l'aumône , mais le pillage ; les ponts- neufs ne provoquaient plus le rire , mai» la terreur , et les complaintes suCr les crimes du peuple remplacèrent les épigrammes sur les sottises des grands.
L'assemblée constituante vit disperser ses membres , •mportant avec leur niaise probité , avec leur pr^vin^
• «îalé Inetp^ricnce , une trîste raison , h pcîne ^clair^ par trente mois de leçons perdues pour le bonheur de la France. On chanta leur départ.
Les talons et les bonnets rouges se réjouirent à Tenvi 5 mais déjà les Marseillais faisaient retentir leur chant de révolte , dont les guerriers firent depuis un chant de 'Victoire.
• Peu après , les pauvres régnèrent, et ce £ut aux riches il invoquer la pitié.
Les chanteurs^ des rues confondaient dans leurs can^ tiques impies l'Etre - Suprême et Marat, la liberté et Sobespîerre.
Des chants de sauvages accompagnaient le char de la victoire aux frontières , et le char de la mort dans les places publiques ; jusqu'à ee que les triomphateurs du sénat et de l'armée eussent assez long-temps confondu leur sang sur les échafauds.
On respira pendant quelques mois ; on ne chantait plus y on reprenait haleine y les pauvres ne demandaient pas l'aumône , il n'y avait plus de riches pour la faire*
Les chants reprirent en 1798 ; on chanta la paix \ on commençait même à chanter les arts , quand la guerre revint avec tous ses malheurs ; les théophilan- ' tropes essayèrent alors , mais sans succès , d'endormir , par kurs cantiques ^ la pation sur ses souffrances.
Depuis cette époque , pendant près de trois lustres , on a chanté dans les carrefours , et les traités frauduleux , et les déclarations de guerre sous-entendues , et les victoires , et les trêves , et les pacifications entamées , et les trêves aussitôt rompues , et l'arrivée du Saint-Père , et les indulgences , et les an a thèmes , et les bulles , et l'illustration , et la viduité des familles , ' et *1a chute et l'érection des trônes , et le triomphe , e% le schisme de l'église française.
Au milieu du charivari qui règne encore , Pair t^iVe Henri IV ^ uù'e la charte constitutionnelle ^ prend în- •ensiblepient le dessus* Puisse»t-il étoujSc^r Jtous les au^t^s l »
•~, Application éTuri grand prinéipt.^ Oà vb«« fntef-l roge et Ton vous demaocle , quel temps fait-il ?
Ne dîfes pad ^u'iï fait beau , Vok vdus rirait au nez ;
Ne dites pâë qu'il pleut , on vous mettraiià couvert) • Tirez- voas-en par ce vieux syllogisme de l*ëcole :
Ou il pleut i dU il lie pleut pas ; ol* il pteut , doùc il ne pleut f^ils;
— Le^ Wa^çài^ courèînt trop vite \ ils ont é\é audelà de la Hhèrië et de là victoire \ bii est également loin du Utit , sbit qu'on Tait dépassé ^ sbit qiVon ne Tait pai atteint. -
— Secte d'illuminés chnnus soiis le nom de martinistes. — Superstition nouvelle , marcotte d'une plante vé-» n^iieuse , originaire d^AlIemagne. Anecdote à ce sujet.
Le, marquis de "^^^ , tout récemment initie dans les mystères de la secte , voulant savoir ce qu'<^tait devenue l'âme du major, André, son ancien ami\ dont tout le monde connaît la tragique aventure ,- s'adressa ^ pour être plus sûr de ^ori fiiit , à madan^ K*** , Punp des trois hiérophantes du temple des martinistes à Paria» ( Je parle comme témoin obscur d'une scèûe qui a eu. d'illustres spectateurs. )
Après la' lecture du Nahum , l'un dès petits prophètes regardé comme le fondateur dé cette merveil*leuse doctrine , madame K*** parvint à exalter sba âme , et dans l'état de somnambulisme ou elle tomba ^ le major André lui apparut , et déclara:
« Qè'il jooisssrit de la béatitude étetneîfe , éi qu*il avait trouvé la justice divihe beaucoup plus humaine que celle des hommes. » Lfe' hienlieureiix raàjt)r , dfana une conversation d'un granrf quart d'heure qu'il tist àve^ la damé, liïi domia ^ sur fës hû/niîie^s et Sur les choses de àotré febips^, ëèi îAstfuiHôWs qu'elfe n'a j^a^ jugé à propos de nous communiquer : en prenant Congé d*e1té , ' il lui appliqua sûr le cou ui^ baisé brûlant dont eflë porte étëote le àtfgmate. te marquis néophite baisa religieusement l'empreilit^ mys^que , ce qui
«théra de dissiper les doutes qui s*^leTaieiit ene<ire dmnm son esprit.
Nota benè : Tout cela s*est passtf eu France , Taa de grâce iBo5 , au commencement du mois d*octobre»
— U arbre de Câlina^ — Tout le monde sait <pie le château de Saint-Gratieu , dans la vailée de Montmorency y appartenait à ce grand et vertueux maré^ chai, que les soldats avaient surnommé le père la Pensw% tout le monde sait que dans la première cour de ce château { qui appartient maintenant à M« de Luçaj } se voit encore aujourd'hui un très - vieux arbre en-* tourë d'une barrière , sous lequel le vainqueur de Mar^ 'sailles avait l'habitude de venir s'asseoir , et relire son Plutarque qu'il préférait à tous les écrivains de Tantiquité; ce sont-là des choses connues de tout le monde; mais ce que tout le monde ignore , et ce que j'atteste ^ ce qui est facile d'aller vérifier sur les lieux même, c'est que la maîtresse branche de ce vénérable ormeau , la partie la plus saine de l'arbre , dans laquelle on ns remarquait pas la veille le moindre symptôme de d^ eadence , est tombée avec fracas , ie\jour et à l'heure même de la première entrée des ennemis dans la ca« pitale de la France. Cette coïncidence d'événemens est d'autant plus remarquable , que ce jour-là4e ciel était serein et que le vent n'avait pas même la force d'a«gîter le feuillage des arbres»
..«•••• Dénombrement poUtique* — La France , dans l'état actuel de ses limites , renferme environ vii^* cinq millions d'habitans , divisés par l'esprit de parti dans les proportions suivantes :
Pour le Roi et la Charte^ Vingt^quatre millions cinq cent mi\le. f Septembre i8i5. y
Pour le Roi. sans la Charte. Quatre cent mille , dont les quatre cinquièmes sortent de l'enfauce ou y retombent.
Pour la CJiarte sans le Roi. Quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cents individus mâles ^ qui tous ont des pré^ tentions à la couronne.
Pour Napoléon Bonaparte. Une centaine d'hommes qui bs^bitent au confhient* de la Seine et de la Marne , et qu^on recommande aux soins du doc|eur Pinel.
• Bonaparte, entre autres défauts, en avait un
qni peut passer pvur un vice chez un* homme en qui réside la puissance suprême : il était prodigue envers les autres des vérités les plus dures , et ne permettait pas même qu'on eût l'air de le trouver mauvais. Je ne connais qu'un homme ( l'un de nos premiers littérateurs, et sans contredit l'un des plus spirituels de France} qui ait eu la hardiesse de lui répondre avec une noble fermeté* Bonaparte , alors premier consul , venait de former le tribunal^ un de ses frères, en lui présentant M. A , témoignait son étonnement de ce
qu'il ne l'avait point compris au nombre des gens de lettres appelés à siéger 'dans cette chambre, k Je le connais , interrompit le premier consul , il aurait parlé contre moi ; il aurait voulu faire le petit Brutus* *- Général , vous n'êtes point César , répondit M.
Le jour oh, l'auteur des Vénitiens ( qui venait
d'être nommé à l'institut , et qui avait eu pour con« carrent M. Lcmercier ) , fut présenté à l'empereur en qualité de membre de cette illustre société , Napoléon ne trouva rien de plus gracieux à lui dire , que de lui demander pourquoi M. Lemercier n'était pas de l'institut ? Parce que j'en suis , répondit sans hésiter \% nouvel académicien.