‹ LE NAIN NOIRChapitre 91 sur 99 · TOUS · texte numérisé non relu

TOUS

Malheur! malheur!

(Tont 8*aifteyeDt.) LE HERAUT.

Que celui qui connaît un crime impuni se souvienne du serment qu'il fit lorsqu'il posa la main sur le glaive et la corde, et qu'il appelle l'assemblée à la vengeance !

UN MEMBRR, te levant la face découverte.

Vengeance ! vengeance! vengeance !

RODERIG.

Et sur qui?

l'acci/sateur.

Sur un frère de cetordre qui en a transgressé et violé les lois.

RODERIG.

Apprenez-nous son crime.

l'aggusateur.

Ce frère parjure a juré sur le glaive et sur la corde, de dénoncer les malfaiteurs à ce tribunal, fût-ce l'épouse de son cœur, ou son fîls chéri : cependant il a caché le crime de celui qui lui était cher ; il a dérobé le forfait à la connaissance du tribunal : il a éloigné l'évidence du délit et arraché le coupable à la justice. Alors, que mérite son parjure ?

RODERIG.

Accusateur^ viens devant l'autel; pose ta main sur la corde et sur le poignard, et jure que ton accusation est conforme à la vérité.

l'aggusateur, la main sur l'autel.

Je le jure.

RODERIG.

Yeux- tu prendre sur toi la pénalité du parjure, dans le cas où ton accusation serait fausse ?

l'aggusateur.

Oui.

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