TOUS
Malheur! malheur!
(Tont 8*aifteyeDt.) LE HERAUT.
Que celui qui connaît un crime impuni se souvienne du serment qu'il fit lorsqu'il posa la main sur le glaive et la corde, et qu'il appelle l'assemblée à la vengeance !
UN MEMBRR, te levant la face découverte.
Vengeance ! vengeance! vengeance !
RODERIG.
Et sur qui?
l'acci/sateur.
Sur un frère de cetordre qui en a transgressé et violé les lois.
RODERIG.
Apprenez-nous son crime.
l'aggusateur.
Ce frère parjure a juré sur le glaive et sur la corde, de dénoncer les malfaiteurs à ce tribunal, fût-ce l'épouse de son cœur, ou son fîls chéri : cependant il a caché le crime de celui qui lui était cher ; il a dérobé le forfait à la connaissance du tribunal : il a éloigné l'évidence du délit et arraché le coupable à la justice. Alors, que mérite son parjure ?
RODERIG.
Accusateur^ viens devant l'autel; pose ta main sur la corde et sur le poignard, et jure que ton accusation est conforme à la vérité.
l'aggusateur, la main sur l'autel.
Je le jure.
RODERIG.
Yeux- tu prendre sur toi la pénalité du parjure, dans le cas où ton accusation serait fausse ?
l'aggusateur.
Oui.