SCÈNE III
OCTAVE, PIERROT, CASSANDRE puis MARINETTE.
CASSANDRE, à Pierrot.
Eh bien, comment va-t-il?
Toujours foible; merci !
CASSANDRE, aairant.
Je perçois des cdeurs singulières ici.
PIERROT, cachant le panier.
C'est quelqu'eau de senteur... de la reine d'Hongrie..,
CASSANDRE
Non, c'est plutôt... de Tail.
PIERROT
Quelle plaisanterie 1
CA8SANDRB.
C'est comme un i^elept de... gigot...
PIERROT, l'entraînant rers Octare.
Venez le voir.
CASSANDRE
Eh bien, Afonsiear... Monsieur! êtes-vous mieux, ce soir?
PIERROT
Il ne vous entend pas.
Cassandre écarte les couver tares et découvre le visage d'Octavu.
MARINETTE
Oh ! Monsieur, quel dommage I Un jeune homme si doux et beau comme une image!
CASSANDRE
Que fais-tu là, coquine, et que ne t'en vas-tu ?
Secouant légèremenl O^lave.
Répandez-moi ! Monsieur ! Il paraît abattu.
MARINETTE
Il dort.
CASSANDRB.
Toi, va-t-en voir si l'on heurte à la porte.
MARINETTE
Puisqu'il ti'y vient jamais de malade, qu'importe t
GASSAND&B, laohatsont.
li m'importe si bien, carogneL.
A Pierrot, quand ^e •'«st sauvée.
Elle a raison, On ne meurt plus, Pierrot.
PIERROT
C'est la morte saison.
CASSANDRB, examinant le malade.
Et que ressent ton maître ?
PIERROT, montrant son estomac.
Il sent là comme un vide.
CASSANDRE
Boni
PIERROT
Mais énorme !
CASBANDUB.
BienI
r'BRROT.
Une langueur...
CABBAND&B.
Morbide
Boni
PIERROT
Des const...
CASSANDRE
...trictions 1 très bien I qui lui font mal?
PIERROT
A crier 1
CASSANDRE
Bon ! très bien 1
PIERROT, A paru
Boni très bienl animait
CASSANDRE
à-Mlfàim?
•^^^^^^ 1 -i I ■ Il - ■■■■ ■ Ml ■■■>■■- ^^^^^m^^^^^mm^^^Êmmmi^
PIERROT
Toujours faim I
CASSANDRB.
C'est de la boulimie!...
Manger serait fatal à son économie.
PIERROT, à part.
C'est à la tienne, ladre.
CASSANDRB, Utant le pools d'Octaye.
Or ça, voyons la main...
Ah ! s'il mangeaitce soir, nous serions beaux,demain!... L'as-tu pas pressenti touchant mon petit compte?
PIERROT
Il est si faible encor, que j'en aurais eu honte.
CASSANDRE
Si faible ! Pas si faible, il se monte aujourd'hui...
Mon maître ?
CASSANDRE
Eh non I mon compte ! Ah ! pour ton maître, lai,
LE NARCOTIQUE 2l
Coma, trismus^ tenesmCy un pouls qui ne va guère...
PIBRROT.
Comment dites-vous ça?
GASSANDRE.
Dans la langue vulgaire On pourrait appeler son mal. . . encore, non! On ne peut lai donner précisément ce nom :
La physiologie et la pathologie, Symptomatologie et sémiologie, D'après le pronostic et le diagnostic, Disent que c'est un mal... lequel, voilà le hicl Tu comprends?
PIERROT
Dame, et vous?
GASSANDRE*
C'est un mal de jeunesse, Et même assez connu pour qu'on le reconnaisse, Qui sévit -^ quand on a vingt ans comme il les a : Alias : Veneris ardor fraudulosa.
Tu comprends?
iS LB NARCOTIQUE