SCÈNE IV
OCTAVE couché, PIERROT, CASSANDRE,
GASSANDRB.
£st-ee que d'aventure un malade m'appelle?
18ABBLLS.
]Non, monsieur.
GA8SANDR1.
C'est alors que le souper est prôt 1
ISABBLLB.
Oui, monsieur.
CAS8ANDBI.
Bon cela!
ISABBLLB.
Mais, le malade t
CASSANDRE
Il est Comme il sera demain, comme il était la veille.
ISABELLE
Pauvre jeune homme !
CASSANDRE
Ëh ! mais, le voilà qui s*éveille...
A Octare. Ëh bien ?
OCTAVE, d'une voix faible.
Je me sens mieux.
1 1 feint d'opercevoir Isabelle et va pour se lever.
Âh 1 madame, pardon t
CASSANDRE, le faisant recoucher.
M)ulez-vous bien rester! un malade! allons donc!
OCTAVE, résistant.
Au moins, permettez-moi...
CASSANDRE, le recouchant
ie ne veux rien permettre.
LE N ARGOT IQUB i")
Quand le médecin parle on n'a qu'à se soumeltre.
OCTAVE, furieux, à part.
Je ne sais à quoi tient...
CASSANDRE, mettant la téta sur sa poitrine.
Ne bougez pas! J'entends Là, depuis quelques jours, des bruits inquiétants Toc! toc! toc! tiens Pierrot! écoute le malade.
Pierrot essaie de mettre sa tête aussi sur la poitrine d'Ociaro
qui le repousse.
OCTAVE
Au diable 1
C'est le cœur qui bat...
Octare lui donne un énorme coup de pied.
Ohl... la chamade!
A Isabelle^ tinTltant à écouter aussi le malade.
3i madame...
ISABELLE^ boissant les yeux.
Ohl Pierrot!
0A88ANDR1I, regardant Oetaye <iai i^agit».
Système délabré, Faciès rubescent et pouls réitéré...
Demain, j'aurai recours à la phlébotomie.
Pour aujourd'hui, la diète... Allons souper, ma mie.
PIERROT, arrêtant Cassandre.
Monsieur, auparavant, j'aurais, à son propos,
A vous dire en secret, quelque chose en deux mots.
Madame, cependant* aidera le malade
A faire en son jardin un tour de promenade*
GASSANDRBi
îi est bien excité.
OCTAVE, d'une Voix faible.
Et mon valet, docteur. Vous comptera ^argent dont je suis débiteur.
CASSANDRfi.
Ah!... soitl
(Pierrot et Isabelle font lever Oetaye «toi prend le bras
d'iMbelIfc;)
LE NARCOTIQUE i7
PIERROT, à OctaTe.
Appuyez-vous!
A IsabeUe.
Sa faiblesse est ettréme.
ISABELLEf A Octore.
Vous souflVez?
Isabelle et Octave se mettent lentemmt en marche.
OCTAVE
Ahl le mal dont je souffre, je l'aime f
ISABELLE
Vous vous en guérirez.
OCTAYB, tendrement.
Si j'en étais guéri, Je souffrirais bien plus!
PIERROT, à part,
Voilà l'amphigouri.
CASSANDRE, qui pendant ce temps a cherché dans set poches un papier qu'il en tire A la fin.
J'ai là le compte!
A Isabelle et à Octave.
Un tour, un seul, pas davan'.age.
PIERROT, bas à Octave.
Plus de gestes, monsieur, et moins de bavardage !