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COLÉOPTÈRES DU LABRADOR

Calathiis îngratus, Dej., St-Modeste. Voisin du gregarius

que l'on r<;ncontre à Montréal.

Harpalus pleurîticus, Kirby? St-Modeste. Uue revision des

Haipales de l'Amérique du Nord s'impose.

Bradycellus cognatus, Gyll., St-Modeste.

JDeronectes griseostriatus, Dej., St-Modeste. Hydroporus arcticus, Thoms., Hopedale.

Ilybius angnstior, Gyll., Red Bay.

llybius subœneus, £r., Red Bay.

Agabus congener, Payk., St-Modeste.

Agabus arcticus, Payk., St-Modeste.

Agabus infuscatu?. Aube, Red Bay.

Colymbetes groenlandicus. Aube. Nachvak. Notre pays

est très riche en Dytiscides, et je regrette de n'avoir pu

me procurer un nombre d'espèces plus considérable. -Gyrinus picipes Aube. St-Modeste. Je possède quelques

autres Gyrinus venant de localités très intéressantes.

J'y reviendrai plus tard.

•Quedius molochinus, Grav., St-Modeste.

Dermestes lardarius. Lin., St-Modeste. Byrrhus americanus, Sec, St-Modeste.

Byrrhus cyclophorus, Kirby, St-Modeste.

Cryptohypnus bicolor, Esch., St-Modeste. Cette espèce a été

aussi rapportée du Nouveau- Brunswick par M. Germain

Beaulieu.

£later nigrinus, Payk., St-Modeste. Bien voisin du pedalis

Germ.

Paranomus estriatus, Lee, St-Modeste.

Paranomus pictus, Cand., St-Modeste. Le genre Paranomus

m'était inconnu jusqu'ici.

Corymbites spinosus, Lee, St-Modeste.

Melanophila acuminata, DeGeer., St-Modeste. Cette espèce

se rencontre de l'Atlantique au Pacifique, ainsi qu'en

Europe, (syn. longipes Say).

Aphodiws guttatus, Esch., St-Modeste.

Criocephalus agrestis, Kîrby, Nain. Cette espèce était très

commune à Montréal il y a quelques années ; elle s'y

rencontre encore, mais beaucoup plus rarement. Très

voisine de l'asperatus Lee.

Acmseops pratensis, Laich, Nain. Se rencontre aussi à

Montréal .

•Pachyta liturata, Kirby, Nain. Espèce très variable dans

sa coloratiou. J'en possède trois spécimens venant de

Kaslo, Colombie- Anglaise, et dont un est entièrement

noir.

Stenotrachelus arctatus, Say, Nain. Hypomolyx pineti, Fabr., Hopedale.

Erycus morio, Mann., St-Modeste.

G. Chagnon, MontréaL

{Continué de la page 60.)

L'hôtel Plaza, a New-York

Il est un peu original de commencer par l'hôtel Plaza la description des institutions scientifiques de New- York. Mais peut-être pourrait-on soutenir qu'une grande hôtellerie moderne ne manque pas d'un certain intérêt scientifique, — étant donné, au surplus, qu'une «savante» organisation est ce qu'il y a de plus nécessaire à son exploitation.

Cet hôtel Plaza, qui a été nommé de la sorte pour des

DE QUÉBEC . AUX BERMUXlES 75:

motifs que j'ignore profondément, dépasse, paraît-il, tout ce qui s'est déjà fait en cette matière à New- York. Cela n'est sans doute pas peu dire, pour une ville qui comptait déjà les hôtels Waldorf, Windsor, etc.; mais cela est bien naturel, puisqu'il est entendu, en Amérique, qu'il serait ridicule d'entreprendre quoi que ce soit qui ne dépasserait pas tout ce qui s'est fait auparavant. Du reste, cet hôtel, que son prospectus donne comme le plus beau de l'univers,. n'est pas si récent que le proclame ce même document, d'après lequel il aurait été ouvert le ler octobre 1907. Or, un Guide que j'ai sous les yeux et qui est daté de 1894, annonçait déjà le Plaza. Disons, pour excuser ceux qui en auraient trop pris à leur aise avec l'histoire, en cette question, que l'hôtel a été restauré, agrandi, réorganisé en

Quoi qu'il en soit, le magnifique bloc du Plaza est situé sur la fashionable 5e Avenue, et en face du parc Central. Il compte dix-sept étages, plus ou moins. Au cours de notre visite de l'édifice, nous n'avons guère gravi qu'une dizaine de ces étages, et déjà il était effrayant de regarder le sol de cette hauteur : les équipages que nous voyionscirculer aux alentours nous semblaient n'être que des jouets de petits enfants, tant leurs dimensions nous paraissaient restreintes.

Je ne vais pas entreprendre la tâche de décrire lessplendeurs du Plaza. Tout ce que j'en dirai, c'est que les pièces les plus somptueuses rappellent par leur richesse, au moins apparente, le luxe des palais royaux de Versailles, de Naples, etc. A ce point de vue, il faut mentionner : le bureau principal, la salle à Thé, la salle à manger, le café, la salle de bal, la salle de théâtre. Nombre d'appartements, composés de quatre ou cinq pièces, sont meublés avec une véritable splendeur, — qui peut coûter jusqu'à $25. par jour. Tout le reste, qui est plus à portée des mortels-

-TS le naturaliste canadien

teintes d'azur et aux grandes nageoires qui ressemblent à des ailes ; nous devions revoir souvent, aux Bermudes, ce joli Angelichthys^ aux formes et aux mouvements si gracieux.

Des Lions de mers ; des Tortues en grand nômbse, les unes de taille énorme, les autres très petite; des Hippocampes, ces curieux petits animaux en forme d'encolure de cheval ; des Phoques, des Alligators, des Crabes, des Araignées de mer, etc. : voilà, entre autres espèces, ce que nous nous arrêtons le plus longtemps à contempler.

L'eau de mer, nécessaire pour le gtand nombre des habitants de l'Aquarium, est puisée au large dans l'océan, apportée par un steamer spécial, et emmagasinée dans un réservoir de cent mille gallons, qui se trouve sous les pelouses qui avoisineut l'établissement. L'eau destinée aux poissons tropicaux est chauffée, tandis qu'en été on refroidit les eaux douces où les Truites sont installées.

Partout, sur le devant des bassins, il y a des étiquettes où l'on peut lire les noms scientifique et vulgaire de l'animal, l'endroit où il habite, et divers renseignements sur ses mœurs et sur l'utilité qu'on en peut tirer. On voit par là quel profitable agent peut être une institution de ce genre, pour la diffusion des notions scientifiques.

Du reste, l'Aquarium de New- York ne borne pas à ces limites son œuvre de vulgarisation des sciences naturelles. Car cette institution distribue et entretient, dans les écoles de la ville, au moins 300 vases cylindriques en verre, d'une contenance de huit gallons d'eau de mer ou d'eau douce. Dans ces petits aquariums vivent, outre des plantes marines ou aquatiques, des Crevettes, des Crabes, des Moules, des Coraux, des Anémones, des Eponges, des Mollusques, des Poissons rouges, des Epinoches, etc. II est superflu d'ajouter que les enfants suivent avec le plus vif intérêt le développement et les transformations de ces petits spécimens de la faune marine ou fluviatile.

PUBUCATIONS REÇUES 79

J'ai parlé ailleurs du grand Aquarium de Naples. Sans doute, le lecteur voudrait que je lui dise lequel est le plus important, des Aquariums de Naples et de New- York. Mais je n'ose énoncer un jugement de préférence entre deux institutions du même genreetque j'ai visitées à neuf années de distance, d'autant plus que celle de Naples peut très 1>ien, depuis 1900, s'être développée beaucoup. Tout ce que je puis me permettre de dire sur la question, c'est que, de l'Aquarium que j'ai vu à Naples et de celui de New- York, c'est celui-ci qui me paraît le plus considérable et le mieux disposé. Mais c'est là une opinion plutôt qu'un jugement, et je ne serais nullement prêt à verser mon sang pour en confirmer la valeur.

(A suivre.)

PUBLICATIONS REÇUES

— (Boletin det Inst.tuto Geologico de Mexico, Num. 26.) Algunas Regiones petroUf eras de Mexico^ por J. D. Villarello. Mexico, i^>8.

— Parergones del InstUtUo Geologico de Mexico^ T. II, num. 8.

— Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, Vol. LX. P. Ill, 1908.

Orthoptères de TArizona, mammifères du Colorado, flore du New- Jersey, Odonates du Mexique, Lycosideâ de TAmérique du Nord : tels sont les priactpaax mémoires de ce voltitne' qui intéressent Thistoire naturelle américaine.

— Boletin del Instifuto Geologico de Mexico, Num. 17. Mexico. 1908. Ce grand volume in-4°, de 332 pages, contient la bibliographie géolo-

f^que et minérale du Mexique.

— Report of the Commissioner of Education for the year ended June 30^ IÇ08. yol. I. Washington, iço8.

— Annales de la Société entomologique de Belgique, Tome 52e. Bruxelles, 1908,

Beaucoup d'études sur l'entomoloçie des divers pays de Tunivers. Notes intéressantes sur les mœurs des insectes.

— Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, 4^ année, 1907. Rouen, 190b.

8o LE NATURALISTE CANADIEN

A signaler, entre beaucoup d*antres communications importantes, ni» travail considérable de M.-L. Germain sur quelques Unionidés de la Nor-mandie.

— jpM Annual Report of the Entomological Society of Ontario. 1908. Toronto. 1909.

Ce volume de 150 pages contient des trésors pour l'entomolegiate canadien. Nous ne signalons ici aucun des travaux qui s'y trouvent^ parce qu'il faudrait les énumérer tous. Disons st-ulement que lesétudc*^ « économiques M y isont les plus nombreuses. Beaucoup de gravures dan» le texte et de planches hors ttxte ajoutent t>eaucoup à la valeiir de celte publication. . .

— (Field Museum of Natural History.) Annual Report of the Director for /Ç08. Chicago, 1909.

De belles planches en photogravure donnent une idée de la richesae du Field Museum, et de la méthode d'exposition des spécimens.

— (Commission géologique du Canada.) Rapport annuel (nouvelle série). Vol XII, /8çç. Otuwa, 1902.

On donne avis que ce Rapport annuel est le dernier qui sera publié. Désormais les rapports partiels seront publiés séparément aussitôt qu'ils seront prêts.

— (U. S. Biological Survey. N. A. Fauna.) Revision of the Mice of the American genus Veromyscua, by W. H. Osgood. Washington, 1909.

Le genre Peromyscus comprend tous les petits quadrupèdes désifpiés BOUS le nom de Mulots et Souris des bois. L*ouvrage dont il s'agit ici contient près de 300 pages et grand nombre de gravures et planches. Ce sera le livre clsssique sur ce genre de mammifères. L'auteur, au cours de son travail, a examiné 27,000 spécimens, appartenant aux grands musées d'Europe et d'Amérique.

— Fertnes expérimentales. Rapports pour l^ année terminée le 3/ tfuirs JÇ08. Ottawa, J909,

Dans cette publication oflficielle, c'est toujours le rapport de l'Entomologiste- Botaniste que nous feuilletons d'abord. Ce rapport est encore signé par le regretté M. Fletcher, et rend témoignage de la grande somme de connaissances qu'il possMait sur la flore et la faune eDlomolrgique de notre, immense pays. On trouve toujours, dans ce rapport annuel, beaucoup de renseignements, surtout sur l'entomologie économique, avec des gravures intéressantes.

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