PEU LE DR FLETCHER ET LE
<r NATURALISTE CANADIEN »
{Traduction.)
Bibliothèque du Parlement. Ottawa, i octobre 1885.
Canada.
Au Directeur du Naturaliste canadien^
Cap-Rouge, P. Q.
Mon cher monsieur,
J'ai reçu le premier numéro de votre Naturaliste canadien ressuscité, et j'éprouve une extrême satisfaction à
voir que vous êtes de nouveau en mesure de poursuivre cette œuvre importante et utile. L'interruption de cette publication a été un dommage national : cai nous avions en elle le seul moyen qui nous permît d*atteindre les agriculteurs canadiens-français et de leur Fournir des renseignements an sujet des innombrables insectes nuisibles qui vivent à leurs dépens, et qui chaque année prélèvent sur leurs récoltes un pourcentage considérable.
Comme vous le savez, j'ai reçu instruction du gouvernement fédéral de recueillir des informations sur les dommages causés par les insectes aux productions des champs et des jardins, ainsi qu'aux produits des forêts. Non seulement je serai heureux d'aider par mes conseils ceux de vos lecteurs qui, directement ou dans votre publication, me consulteront sur ces sujets ; mais je leur serai reconnaissant pour tout renseignement qu'ils me fourniraient sur les ravages causés par les insectes et sur les moyens de les empêcher. La grande étendue de territoire que comprend aujourd'hui le Dominion, fait qu'il est extrêmement difficile même de savoir en quels endroits il se produit de ces ravages, jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour apporter quelque secours. C'est pourquoi il importe que les personnes qui ont besoin d'une aide de ce genre en fassent la demande sans aucun délai et envoient des spécimens de l'insecte nuisible. On peut nfenvoyer franco de port, par la poste, les lettres et les petites boîtes contenant des spécimens, pourvu qu'on les adresse comme suit : « L'Entomologiste, ministère de l'Agriculture, Ottawa. »
Je serai toujours heureux de vous aider, par tous les moyens en mon pouvoir, à poursuivre la bonne œuvre que vous avez entreprise dans le Naturaliste, Croyez-moi, cher monsieur,
votre respectueux serviteur J. Fletcher.
Bibliothèqtie du Parlement. Ottawa, 5 octobre 1885.
Canada.
Mon cher Père Provancher, Permettez-moi de vous remercier beaucoup pour vos