‹ Le Naturaliste canadien (volume 4)Chapitre 89 sur 110 · REGLEMENTS · texte numérisé non relu

REGLEMENTS

Concernant le concours d'éloquence française établi j rinstittit- Canadien de Québec.

Art. I. — L'Institut-Canadien de Québec, grâce à la générosité Tun de ses membres, ouvre un deuxième concours d'éloquence françi auquel sont appelés tous les Canadiens.

Abt. II. — Chaque concurrent devra adresser, le ou avant le \ mier septembre prochain, deux plis cachetés au secrétaire-archiviste rinstitut-Canadien ; le premier contenant son travail et une épigrapl le second, la déclaration signée que l'ouvrage est inédit, avec la rep duction de l'épigraphe susdite suivie du nom do l'auteur et de l'indi tion de sa demeure.

Aut. III. — Les juges de l'ouvrage seront: l'Hon. J. 0. Beaubi le docteur Uubert LaKue et Siméon Lesnge, Ecr. ; ils décideront d'ap le mérite absolu.

Art. IV. Les lauréats seront proclamés en séance solennelle l'Institut,. et recevront, à la discrétion du Jury, soit un seul prix cent piastres, soit un premier prix do soixante-quinze piastres, et deuxième prix de vingt-cinq piastres.

Art. V. — Nul n'est exclu du concours, si ce n'est celui qui, d'une manière ou d'une autre, se fera connaître comme concurrent, avant la proclamation du lauréat.

Art. VI. — Le sujet du concours sera: Eloge db L'AanicuLture. Ce q'e8T l'art agricole bn Canada. Des moyens de l'y faire progresser.

Par ordre,

Achille L\Ruk,

Sec.-archiviste.

Québec, 20 Octobre 1877.

Ténacité de la vie chez les mollusques terrestres. — Il est arrivé fréquemment aux collecteurs de mollusques, de mettre dans leurs collections certaines coquilles qu'ils croyaient vides, et de les voir, souvent après plusieurs semaines, se promener bien vivantes sur les cases les avoisinant. On vient de signaler plusieurs cas d'une ténacité à la vie encore bien plus surprenante, de la part de certains mollusques terrestres. Le professeur G. Davidson, de l'Académie des Sciences de Californie, avait cueilli, en Mars 1873, le Bulimus palUdior, Sowerby, à San José del Cabo. Il conserva les spécimens dans une boîte, sans les déranger, jusqu'en Juiu 1875, lorsque après les avoir déposés dans un vase avec quelques herbes tendres et un peu d'eau tiède, pour y produire une température humide, il lus vit sortir de leurs coquilles et se mettre à ronger les herbes, après un jeûne de 2 ans, 2 mois et 16 jours.

On rapporte d'autres exemples encore plus surpr.e. nants. Une. Helix Veatchii, cueillie en 1859, était encore vivante en 1865, après un jeûne de six ans. On sait l'histoire de la fameuse Helix deserlorum du British Museum, qui après avoir séjourné dans sa case près de quatre ans, donna encore signes de vie.

On doit remarquer que les trois ospè^es de mollusques mentionnées plus haut, vivent toutes dans des localités où les pluies sont fort rares et la végétation assez pauvre.

Nous attirons spécialement l'attention des commerçants sur l'annonce de MM. Hull et Scotney, sur notre couverture.

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Vol. IX. CapRouge, Q., NOVEMBRE, 18T7. No. 11.

Rédacteur i M.l'Abbe PROYANCIIER.

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