‹ Le Naturaliste canadien (volume 5)Chapitre 79 sur 122 · L'EPILOGUE D'UN INCIDENT · texte numérisé non relu

L'EPILOGUE D'UN INCIDENT

\^Q Cosmos d\x 19 novembre a publié notre réplique à M. Beaulieu, et Ta fait suivre de la note suivante, signée par M. Acloque.

** Le Cosmos^ impartial, ayant publié la lettre de M. Beaulieu, doit faire le même accueil à la réponse de M. l'abbé Huard. Nous espérons que Tincident sera clos, quand nous aurons dit que le fait avancé dans notre article ressort

d'un chapitre du livre de M, Montpetit "Les poissons d'eau douce du Canada'*, publié à Montréal (p. 281, I^ pèche à rauguUic en anwntde Québec), — N'ayant pas le lojsir d'aller voir sur les lieuse comment les choses se passent, nous ne saurions trancher le débat qui divise M. Beaulieu et M. l'abbé Huard; et nous ne pouvons qu'abandonner la question aux gens du pays.

A. ACLOQUE." En effet, du chapitre indiqué, il ressort que depuis Lotbînière jusqu'à Montréal et au delà, on pratique la pêche de l'anguille aux flambeaux^ durant les nuits sombres ; et d'après la description faite par M. Montpetit, ce n'est assurément pas sans motif que M. Acloque a qualifié le spectacle de "féerique." Quant à la question de savoir si l'auteur dès Poissofts cPeau douce du Canada n'a pas un peu sacrifié à la poésie dans sa description, nous n'en connaissons rien personlement. Nous sommes seulement surpris, si le spectacle est si beau, de n'en avoir jamais entendu parler. Nous avons bien quelquefois fait par bateau le trajet de Québec à Montréal : mais nous n'avons pas vu ces "longues files scintillc»ntes'' des barques occupées à la pêche de l'anguille. Cela ne prouve rien sans doute, sinon que ces nuits-là on ne faisait pas la pêche. Il n'y a pas d'ailleurs de chicane à faire sur le plus ou moins de beauté d'un spectacle. De gustibus non est disputandum.

Comme nous l'avons dit plus haut, M. Montpetit indique que c'est ''depuis Lotbinière," et en montant, que se pratique cette pêche aux flambeaux. Lotbinière est situé à une quarantaine de milles de Québec. Cela suffit pour justifier notre assertion, que l'on ne pêche pas de cette façon dans les "environs" de Québec : car il ne nous semble pas que les environs — c'est-à-dire : "les lieux circonvoisins" (Littré) — d'une ville s'étendent sur un rayon aussi considérable. C'était là, on s'en souvient, le fond de ce débat, d'une absolue insignifiance, soulevé par une intervention très intempestive.

UN ÉVÉNEMENT ICHTVOLOGIQUE â$p

Le Congrès de Colonisation

Nous remercions la Société de Colonisation de Montréal de la gracieuse invitation qu'elle nous a faite, d'assister au Congrès de Colonisation qui s'est tenu à Montréal à la fin du mois dernier, et dont les iniportantcs décisions auront, espérons-nous, les meilleurs résultats pour Tavenir de notre Province.

Le météore dii 7 déççmbpç

r.e 7 de ce m ois, exactement à ii h. 25m. de la nuit^par une fenêtre faisant face au N.-N.-E,, nous aperçilmes soudainement:, dans la direction du nord-est, un faLsceau lumineux qui s'étendait jusqu'à environ 45' au-dessus de rhori/onn et d'une largeur qui nous parut bien moindre. Cela cranchaît nettement sur le reste de Vatmospnîrre,

aui resta obscure. Act; moment et Jans cette direction, le ciel était é cou vert ; il y avait seulement quelques stratus .vers le nord.

Le phénomène ne dura qu'une fraction de seconde, et Ton comprend que nous n'ayons pu prendre de notes, séance tenante» sur son apparence exacte. Rien n'égale, on peut le croire, la surprise, un peu mêlée de frayeur, que l'on éprouve à T apparition inattendue d'un tel spectacle.

Nous voyons par les journaux que Von a aussi vu le phénomène en d'autres endroits de la province de Que bec. Il paraît même qu'à Québec et à Drummond ville il aurait été accompiagné d'une détonation. Il S'agirait donc d'un ahêiîth^^ qui, autant que nous en avons pu juger, jserait tombé quelque part dans ks plaines intérieures du labrador.

Un évânemenTichtyologlque

Comme on doit bien le deviner^ il s*agit encore de Pa nouille,— Il n^y a plus que cela, l'anguille !

Nous étions donc à terminer la copie requise pour la présente livraison, lorsqtie nous reçûmes une lettre de M. Tabbé Amb, Fafard, V, F,, curé de la Baie Saint- Paul (Charlevoix) qui nous racontait avoir non seulement vu, mais mangé des œufs d'anguille I Voici un extrait de cette lettre :

.-.*'Je prenais mon diner en compagnie de mon vicaire, qui était alors M.Rouillard.Comme il n'y avait pas de lecteur pour nous faire la lecture au réfectoire, nous n'étions pas tenus au silence emous pouvions parler science, littérature, etc- Or, en coupant artistement l'anguille par le beau mi heu du corps pour servir mon commensal et moi-mème, je fis remarquer à mon vicaire que cette anguille était remplie d*œufs. Je lui servis donc un beau bout d'anguille avec ses

ïgO LE NATURALISTE CANADIEN

œuf5, et en mis un semblable également rempK d'oeufs dans ma propre assiette. Nous mangeâmes tous deux chacun notre portion et tro u va me s les ^v/A d 'angmiii^ exce l len is .

**Commc ce fait est déjà vieux d'au moins i8 mois, il a eu lieu avant la discussion du JVaturaiisU sur ce sujet. Mais comme je savais que cette question était en litige parmi les savants, je pris la peine de fiiire remarquer la chose à mon vic!aire, en lui disant que ce qu'il venait de voir et de manger était une réponse ^^cto^ieuse qu'il pourrait tenir à k disposition des maîtres de la scii^ncCp qui pourraient avoir plus tard l'audace de refuser à Tanguille ce qu'iUaccordent aux autres poissons,

'VEt n'allez pas dire que non? avons eu la berlue ;— ce que nous avons vu et mangé était une belle masse d'oeuf?* de poisson, aussi rec ïnnaisî^abie qu'une masse d'ceufs de hareng frais.''

Ainsi que nous le disions en septembre dernier^ ce n'est qu'en 1892 qu'on a trouvé pour la première t ois une anguille ceu%'ée, cap torée dans la Manche, près de la cfHe de l'Angleterre. Quant au fait raconté par M. Tabbé Fafard, il est sans doute le premier que l'on constate en Amérique. De plus les anguilles œuvécs dont il a été question jusqu'ici dans le monde scientifique, nous paraissent avoir été prises seulement dans la mer ; et nous croyons que l'anguille dont parle notre honorable correspondant est le premier spécimen, portant des œufs, que l'on rencontre dans l'intérieur des terres, et à une telle distance de l'océan (environ 700 milles marins). L'événement est donc trbs considérable» au point de vue scientifique.

Bien qu'on ne nous le dise pas, il est évident que cette anguille œuvée a été capturée à la Baie Saint4\iul même, ou dans les environs, où la pèche de ce poisson se pratique en grand. Toutefois cette capture ► faite dans le Saint- Laurent, à 700 milles marins de son embouchure, ne dérange en rien r opinion I aujourd'hui admise, que ranguillene dépose pas ses œufs en eau douce. Car, à la Baie Saint* Taul, l'eau est encore très salée. Tant que l'on n'aura pas rencontré des anguilles œuvécs dans le hjut des rivières d'eau douce, nous serons d'avis que le cas isolé de la Baie Saint-Paul ne s'est produit que par accident. Il n'y a même pas besoin d'être anguille pour trouver que le bns Saint- Laurent est un océan ! Du reste, rien ne prouve que l'anguille dontiî s'agit ne s'en retournait pas à la mer, lors de sa capture, pour y faire sa ponte. It est sans doute à re^^retter que, avant de la faire cuire, la cuisinière du presbytère de la Baie Saint Paul ait oublié de s'enquérir de ses intentions 5. cet égard.

La presse canadienne

(Octobre, novembre et décembre) —Nos compliments au Pifmnkr, de Sherbrooke, à roccasionde ^on 33e anniversaire.

—Xaz Pmteci^itr dit Sugu^nay a cnninienré (Jernîcrement s;i troisième année d'existence» et i\ signalé cet événement par d'heureuses améliorations- Nos félicitations.

—Après une interruption de cjuelqnes mois, le Cûhmhaieu? canîdift nous est revenu plein de vigueur. Ce journal himensuel, ox- ^ane de b So::iété générale de Colonisation et de Rapatriement, wient de commencer sa dixième année.

— .Nous regrettons de n'avoir pu signaler plus lot le 20e anniversaire éi:^y Enafij^fHrnt^nt prùnain?^ de Qijél>ec, Cette **revue illustrée d:: l'école et de la famille" jouit du rare privilège de ne susciter partout qa*: de Tadmiration et des éloge?, qui sont les mieux mérités du monde. Nous en félicitons cordiaitîment son Directeur, notre ant M, C.-I* Ma^nan,

— Le Courrier du Livte publiait, en septembre, une livraison de Çrand mérite, au point de vue littéraire et typographique, à l'occasion des fêtes que Québec a consacrées à son fondateur Cham plain.

' — Le Rosaire ÙM mois d'octol^re est un splendide numéro-souve nir, destiné à rappeler le 25e anniversaire de l'arrivée des Domini- *:ains en Canada. Fond et forme : omuf tulii puncîum.

— Le Trifluvifn entrait, au commencement de ce mois, dans sa onzième année, et nous iui en faisons nos compliments. Ce journal est sans cont^le l'un des meilleurs journaux catholiques du pays.

^— The Progri*s$iv<' Simi^ni ( Wallace College, Quel>ec. PuDlishcd qairterly* 25 cts. per annum,) Joli petit journal, du format dert^Js^au-Mouchf^

Publications reçues

—Pour iSg9 t Aima»iach agricoU^ coêumn-ciai et historique^ jjê édition ; — Aimanajk des l 'ami/If s ^ 22r edition :^Ca/entirie? de fa Ftiissance du Canada. Ces trois publications annuelles de la maison J.-B. Rolland tV Fils, Montréal, sont en vente che^ les principaux marchands, au prix de 5 cts chacune.

—Le Code ctitholique ou Comm'^nfmre du catcihisnti^ dt' Qu/'f'n:^ par l'abbé D. Gosselia. Cette nouvelle édition, entièrement refondue, est beaucoup plus abrégée que les précédentes, tout en étant aussi complète. On y voit l'explication littérale, souvent mot à mot, de chacune des réponses du catéchisme, et en un langage assez clair et assez simple pour être compris des enfants eux-mêmes. Ce petit volume de 234 pas;es devrait donc se trouver dans toutes les familles et entre les mains de toutes les institutrices : il permettra d'expliquer, avec unQ suffisante exactitude, la lettre du catéchisme.. ($17 le cent, ou 25 cts Texemplaire, chez M. l'abbé Gosselin, Cap-Santé (Portneuf),?. Q.

— P/ura/ifé des mondes /taâi/és^ considérée au point de vue négatifs par Tabbé F.-X. Burque, curé de Fort Kent, Vie. Nous espérons pouvoir, dans un prochain numéro, dire ce qu'il faut de cet im])ortant ouvrage, qui est en vente, au prix d'une piastre, chez Cadieux vt Derome, Ùbraires, à Montréal.

{^A suivre)

^^LABRAilÛR ET A?«TU OSTP», iw l'ahbé Huard ikiiii volume itlustrt, ck' 510 p. in-So. F'n vt:ntc au bureau du XtilttfaHatt <fimii/ii ft. $1.50 : /ri/v; f t », $ 1 . 60 : K . 4 ' . e l \JA\ $1.70. — A 1 *a ri s, n ît ptix î/-r i û jrtjfus, clicz A. Jiifs^cr cl K. Chirnoviz, Êditt'iirs* j, me (Icà (irniHls-Augus-sin^-

\¥EBST^ER'S a€

WEBSTER'S

^ÎNTERNATÎONAL]

DICTIONARY

A Dictionary o! ENGLISH, Bïpgfiphy, Gctïgfraphy, Fiction, etc.

It ejy:eïs in tbc im.^ wiîh vbirrh tlic eye findd tho

LN;yjiirtiljejw;;\i;;fTt:it£3mcnts JÏ fiitla ii;ic[ in iTLiLtit:^ 1:3c ai a wi J ri; ïn (^ dJ et io n u ty ,

H01I1. D- J, Brewer, Justice cE U- S* Swfifcmc Cûartt saysî

tt i - ibo Stjntiari Authority aï tlif^ L'. L^* ;.>uiirGmo Court, r^\ l!irShLti' f ijji:i-[:i'r f otïi^ ^ 1hf L'* J". rfnvpniliiunt Prilltiw^ U1iit't% ;iM(ï €ff liCMiiy t. Il \\\v. J^-hoiiîtjixilîS. Wtimdy t^o^tjmPiiiHMl I1V 5t:ilr' Mj]»ori'it<iiH3tmt5 of J^cIi'MjIs, ami ol1ii?r

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G. & C. MERRL*lM CD., PuhMitn,

Sprtîigfvld, MasK,

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