UNE CHASSE AUX COLÉOPTÈRES, A BOUCHER VILLE
toujours été une monnaie très précieuse avec mes échangistes des Etats-Unis.
Dans les profondeurs humides et fraîches du bois, sous les vieilles écorces, les feuilles mortes, etc.Je rencontrai plusieurs mollusques géophiles, tels que les Mactocyclis concava^ Zonites arboreus^ Stenotrema monodon^ Mesodon albolabtis^ Fruticicola rufescens^ Patula altemata. J*ai souvent remarqué que cette dernière espèce est très sociétaire dans ses habitudes. Elle est très commune sur Tîle Ste-Hélène, en face de Montréal, et je l'y ai toujours vue en sociétés de lO à 30 et 40 individus. Cette coquille est certainement la plus jolie que nous ayions dans ce pays ; ses bandes brunes la rendent très caractéristique. Le Macrocyclis concava se distingue à première vue de ses voisins les Zonites,principalement par l'ouverture de la coquille qui est comme aplatie d*un côté. Quoique sa distribution géographique soit très étendue, on ne la rencontre nulle part en grandes quantités.
Mais le soleil descendait rapidement vers rouest,et l'heure était venue oîi il fallait songer à reposer nos membres fatigués et à calmer notre estomac qui criait famine. Il était déjà 4 heures, et il fallait se hâter de prendre le chemin du retour si nous ne nous voulions pas manquer le bateau qui devait nous ramener à Montréal. Donc,d'un commun accord, d'un pas un peu moins léger que le matin, nous nous mîmes en route, satisfaits tous deux de la moisson et anxieux d'arriver à la maison.
Ici seterminent le<î réminiscences de cette chasse du 31 juillet,que j'emprunte à mon cahier de notes.Beaucoup d'autres excursions y sont racontées aussi, de même que maintes observations sur les habitudes d'un grand nombre d'c«pèces. Que si ce court récit d'un jeune débutant en histoire naturelle a intéressé quelques-uns des lecteurs du Naturaliste^ je me ferai un plaisir et un honneur de les entretenir de nou-
veau plus tard, si toutefois je puis compter encore sur î*hospîtalité si généreuse de M. Tabbé Huard(i).
Gustave Chagkon.
SphiQdBS trinifer, Casey
noï^a spceics
J*ai reçu une intéressante commun ïcation au sujet du Sphindus Aincricanus que j'ai mentionné dans nia chasse du 31 juillet 1898, à Boucherville. M. Chs Liebeck, savant coléoptérologiste, de Philadelphie, m'annonce que cette espèce n'est pas le S. Americafiiis ^m-dÀs^ une espèce nouvelle que M. Casey a nommée 5. trinifer, La distinction des deux espèces maintenant connues dans l'Amérique du Nord, à part le Mexique, repose sur la massue des antennes qui, chez X'Ainencmms^ est bi-articulée, tandis qu'elle est tri-articulée chez le trinifer.
Il me reste encore quelques spécimens de cette intéressante espèce, et ils sont à la disposition de ceux de nos entomologistes qui en feront la demande. •
G. C Montréal, 13 décembre 1898.