‹ Le Naturaliste canadienChapitre 37 sur 142 · LA CHASSE AUX INSECTES · texte numérisé non relu

LA CHASSE AUX INSECTES

Les lieux qui promettent davantage au chasseur d'insectes sont les jardins, les champs, les bords des bois et des ruisseaux, les broussailles qui bordent les chemins et les grèves des rivières et des étangs ; les forêts épaisses et étendues, de même que les brûlés ou savanes, sont d'ordinaire très pauvres en insectes. Muni des instruments que nous venons do faire connaître, c'est-à-dire, lilet à la main, boîtes et fioles dans la poche, pelote à la boutonnière, vous attendez d'ordinaire vers 8 ou 9 heures, c'est-à-dire que la rosée goit disparue, pour vous mettre à l'œuvre. Vous fauchez à l'aveugle les prés et les buissons pour les diptères, hémiptères, orthoptères, etc., vous guettez les papillons sur les fleurs, vous soulevez les pierres, enlevez les vieilles écorces et inspectez les troncs d'arbres pour des coléoptères ; des os frais ou des débris d'animaux vous ofl!riront des staphylins, des silphes, etc., les pierres des ruisseaux vous découvriront, en les remuant, des bélostomes, des corises, des dytisques^ &c., la sève découlant des souches d'érables,bouleaux,etc..qu'on aura abattus au printemps,vous offrira des histers, des nitidules, des chrysomèles, etc., etc., ; et à chaque prise que vous faites, vous la mettez de suite en sûreté ; si c'est un coléoptère ou un hémiptère, vous le faites entrer de suite dans votre fiole ; si c'est un diptère ou un hyménoptère, vous le piquez de suite, prenant la précaution pour ces derniers de les piquer à travers les mailles du filet pour vous mettre à l'abri de leur aiguillon, ou bien les saisissant avec les brucelles qu'on aura emportées pour cette fin ; si c'est un papillon, vous évitez de le prendre par les ailes pour ne pas les dépouiller de leurs écailles, mais le saisissant par le corps en dessous des ailes, vous le pressez fortement et vous le piquez dans votre boîte, le disposant de manière qu'il ne puisse se déchirer les ailes sur ses voisins ou les bords de la boîte. (Nat. can., Vol. I, p. 187.)

LES DERNIEIIES DESCRIPTIONS DE l'ABB2 PROVANCHER

ORDRE DES NÉVROPTÈRES

Fani. VI. jESQHNID^

Artax maritime. Avax w,aritimu8f n. sp.

c? — Lonor. 2.50 pes ; expansion des ailes : 3.50 pes. D*un beau jaune brunâtre, submétallique ; la faee blanchâtre avec une bande brune trans verse au-dessus du chaperon et une tache noire en forme de T sur le vertex, velue.- Le thorax avec 2 lignes pâle» obliques sur les côtés non distinctement marquées. Ailes hyalines, le stigma jaune, non très allongé, la membrane médiocre brunâtre, blanche à la base Abdomen portant de chaque côté une carène interrompue aux sutures, assez grêle, mais renflé à la base qui porte une villosité blanchâtre, le 2e segment non auriculé, mais portant à son milieu une petite bande transverse jaune bordée de noir interrompue au milieu ; les segments terminaux sont plus ou moinp tachés de jaune à leur sommet. Appendices supérieurs noirs, velus, linéaires ovales, terminés en pointe au sommet, les inférieurs très courts. Pattes d'un roux brunâtre avec les épines noires. Tout le dessous du corps à villosité blanchâtre.

Pris un seul exemplaire c? aux Iles-de-la-Madeleine, malheureusement tout frais éclos, de sorte que sa coloration n'était pas encore très nettement prononcée, suffisammen C3pendant pour faire reconnaître que c'était une espèce différente de celles déjà décrites.(*)

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