SOMMAIRE DU NO DE SEPTEMBRE
— Les Sept-lles, par M. A.-N. Monpetit. — Ethnographie mexicaine (suite et fin),par M.Alphonse Gagnon. — Les patriotes du Nord, par M. L.-0. David. — Un coin de rue, le dimanche, à MoDtréal,par M. J. Germano. — Eu Afrique, un duel de soldats, par un Ancien légionnaire. — Notre langue, poésie, par M. W. Chapman. — Chants et Plaintes du matelot, par M. Faucher de Saint-Maurice. — Souvenirs d'Ecole militaire, par M. Ch. des Ecotres. — L'Etranger (suite et fin), nouvelle, par M. Adolphe Poisson. — Chronique, par M. Arthur Buies. — Un accident, par M. J.-I). Chartrand. — Les roses de Saadi, chanson nouvelle, par M. Ernest Lavigne. — Modes et Monde, par Françoise. — niuatrations : Portraits et dessins dans le texte et hors texte.
Pour la patrie, roman du XXe siècle, par J.-P. Tardivel, Directeur de la Vérité, — 1 volume in.l2 de 450 pg. Prix, Î5 cts ; 80cts franco par la poste, chez Cadieux & Derome, Editeurs,rue Notre-Dame, Montréal.
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VOL. XXil (VOL. II DE LA DEUXIEME SERIE) No 10
CMcoutimi' Octobre 1895 Eédacteur-Propriétaire : l'albé V.-A. HOARD
LB OATAOLTSME
(Continué de la page 124)
L'aurore, que nous désespérions de revoir après un pareil effondrement, que les échos ns.so-irdissants de Tabîme répercutent encore à rinfiiii,apparaîb enfin au-dessus des monts, comme un rayon d'espérance, comme un aperçu du ciel.
" Il est donc vrai («lis-je à mon compagnon) que la terre existe encore ! qu'elle s<^ retourne connue toujours sous les yeux vivifiants de notre beau soleil !
" La blessure terrible, (ju'elle vient de recevoir durant cette nuit d'épouvarit'3 et do destrucf-'on, va bient^iit apparaître dans toute sa sublime horreur. Cette lumière douce et consolante que nous eîitrevoyons à l'Iiorizon, grandissante et splendide, nous présage un heureux jour, nous fait renaître à Tespérance.
" Noas Tapercevons, enfin, cette entaille immense, cette brèche proroude qu'une volonté toute-puissante a imprimée à la face de notre hémisphère, C(/inuie une marque de possession, estampée, burinée par la uiain du Grand Maître.
" DieUjdans sasagv^sse infiiiie, entrevoyant ravenir,créa le Saguenay, fit sortir subitement des eaux cette plaine humide cv O —Octobre 1895,
qui reluit élevant nos yeux d.-ins toute sa nudité
" Je comprends que ça dépasse l'imacrination, que ça réveille de sombres iJées, ce nouveau tnode d'opérer à rencontre (semblerait -il) de la saine logique que vous savez. Mais, croyez-moi, il faut en prendre son parti après un témoigna- ^e aussi renversant que«»celui qui vient de nous être donné. Vous êtes étonné, je le conçois ; on le serait à moins. Maïs, enfin, il y a des théories qui ont subi des chocs phis renversants encore, et qui, cependant, n'ont pas détruit la renommée dt\s savants, ni leur science, ni leur prestige ; — ce n'est rien, d'effacer une page toute fraî;:he écrite, dans un moment d'enthousiasme, lorsque l'on peut, après mûre réflexion, faire beaucoup mieux la page suivante.
— Assez, mon ami, me dit-il, je ne me rappelle plus rien de ce que j'ai écrit. Ce que je vois dans le moment, suffit pour me convaincre que nos idées sont quelquefois le jouet de nos rêveries, et que, une fois formées, nous y attachons trop de prix.
" Il y aurait bien des choses à refaire, si l'on pouvait recevoir tous les jours une leçon comme celle-ci. La science en profiterait d'autant plu», qu'elle se trouverait parfaitement comprise et expliquée, en dehors de toutes suppositions et sans égard aux comparaisons trouvées ou à chercher.
" Sou^ entes fois, des théories nous font faire fausse route, à notre insu, par la confiance sans borne que nous ont inspirée les savants qui les ont exposées, dans un langage et avec une logique irré.^dstible, suivant nous, probablement parce qu'elles tournent dans le cercle où rayonnent aussi les nôtres.
" Voyez, d'abord, ce rocher énorme renversé là devant nous, qui s'appuie sur les deux lèvres monstres de cette plaie béante qae je n'ose regarder. Eh bien, j'ai toujours cru que c'était un double dépôt d'argile, qu'une banquise isolée, dans l'ancien lit du Sagu^nay, à l'époque glaciaire, avait amoncelé là dans sa descente vers Tadoussac, qu'elle n'a pu malheureusement atteindre. Je l'ai écrit même, quelque part, pour
FORMATIOX DU SAGUENAY 151
expliquer le changement de direction des eaux du lac Kénogami o,i même du lac Saint- Jean.
"Je Tai vu, ce rocher, celui près duquel nous passions hier, emportés par cette marée baissante qui ne finissait plus. Je Yiii vu se cabrer, pour ainsi dire, sous le choc des éléments déchaînés, se renverser en arrière eîi s'abîmant dans le gouffre comme une avalanche de moutagnes.
" J'ai perdu l'équilibre comme vuus dans ce terrible moment, mais j'ai pu réussir à maintenir mon corps et mon esprit sains et saufs et dans un état conscient pendant ces longues heures de terreur et d'épouvante. On dit qu'à la mort nous voyons tout d'un autre œil.
" Je le crois facilement, car j'ai vu des choses ici que je n'aurais jamais imaginées, ni soupçonnées même, si je n'avais pas accepté votre invitation, qui m'a permis d'assister au spectacle «le cette nature en coa^^'ulsioii, en délire,et auquel j'étais loin de m'attendre.
" M. Bu.ies m'a impivhsionné trop fortement peut-être lorsque je lisais son écrit sur la Cataclysme, ou il est dit que " les montagnes sefendlr^.at sous Vaction de quelque terrible force intérieure et toute cette mer de 90 lieues de tour se précijnta dans la fissure béante," et le ' resta. Je confesse qu'il m'a ébloui un peu avec sa description fantastique du Cataclysme. J'aurais dû pourtaîit me tenir sur mes gardes, tout le temps, pour ne pas tomber si naïvement dans son jeu ; car cet homme-là a toujours <les mots (|ui lui sont propres pour exprimer ses idées. Du niomeiit qu'il veut faire marcher son sujet, tout part à la course ; s'il veut le faire courir, il est déjà hors de vue possible. A vrai dire, c'est dans sa nature, dans ses habitudes. Voy<'Z-le en mouvement, tousses muscles sont en jeu, ses nerfs pareillement On croit qu'il s'en va, tout le temps il rjvient ;son œil a tout vu avant d'être rendu à sou but. Il n'a pas vu, croyez bien, il a cru voir, il est bien plus satisfait de cette façon que si l'objet lui eût touché le nez. — Il est libr^ de le décrire ensuite à sa fantaisie, sans le moindre scrupule, convaincu qu'il est, s'il sort de la
152 LE NATUIIÂLÏSTE CANADIEN"
vérité, que sa responsabilité, au moins, n'est pas en jeu ou qu'elle est fort bien à Tabri.
" Je puis mieux comprendre maintenant la marche probable des événements qui se sont succédés en si court temps,avec les résultats étonnants que nous constatons d'un moment à l'autre, lesquels n'auraient pas été les mêmes si tout s'était conduit suivant l'impulsion imprimée aux éléments, au début de la catastrophe, par M. Buies hii-meme."
(il suivre)
P.-H. DUMAIS
UNE ENQUETE SUR LE SUJRPENT DE MEfi
[Con*inué de la page 140]
1882 — Le premier Serpent de mer, dont il est fait mention en cette année, appirbient. . . .au règne végétal ! Voilà une constatation qui n'est pas banale. C'est le Journal de Québec du 9 février qui raconte le fait d'après le Madras Mail. Celui-ci le tient d'un capitaine de navire. "Mon navire étant un jour à Table Bay, dit ce dernier,on crut voir soudain un monstre énorme qui paraissait s'avancer en roulant sur lui-même à fleur d'eau vers Grew Point, à l'intérieur de la baie. Cet objet semblait long de plus de 30 mètres et s'agitait avec un mouvement ondulatoire, semblable à celui d'un serpent." Bref, on fusille copieusement le monstre, puis l'on s'en approche en canot pour le prendre et l'empailler, lorsqu'on s'aperçoit "qu'on avait eu affaire à un magnifiqae échantillon de "l'herbe géante" de mer, dont les ondulations étaient causées par l'agitation des vagues."
— Le 18 octobre, le même Journal de Québec reproduit du Monde l'histoire de la capture, au Coteau Landing,d'un petit serpent aquatique de quatie pieds de longueur, d'un diamètre de quatre à cinq pouces. N'en parlons pas, parce que Parum pro nihilo reputatur.
1883 — Nous ne trouvons, cette aunfe, qu'une seule mention du Serpent de mer, mais elle est remarquable. Elle est du Journal d'Indre-et-Loire, cité par tV Etendard du 18 juillet. C'est le capil aine Howes, de Baltimore, qui, dans une lettré du'13 février précédent, donne la description des 'Serpents qu'il a rencontrés lui-même,en 18*7o, au nombre de trois à la fois. Et il est à remarquer que, en 1882, le Capt. E. Platt (dit ton jours le même journal)aperçut un Serpent identique aux individus décrits par le Capt. Howes. Voici donc la lettre de celui-ci :
" J'ai fini par retrouver mon livre de loch, sur lequel j'avais tracé le croquis des " serpents de mer " que j'ai vus le 12 avril 1875. Ils étaient trois, deux grands et un petit: toute la famille était sortie ce jour-là ! Ces animaux étaient différents de tous ceux que j'avais rencontrés jusque-là, et cependant j'avais doublé deux fois le Cap Horn pour naviguer dans le Pacifique. Jamais je n'oublierai cette apparition, mais je voulais retrouver mon livre, pensant bien que j'avais dà j tracer quelque note capable de me rafraîchir la mémoire.
" Les deux grands laissaient voir une partie de leur corps mesurant environ 15 pieds de longueur et se dressaient au-dessus de Teau à une hauteur de six pieds. J'estimai que la têt(i pouvait avoir 12 à 15 pouces de diamètre, et que le corps, augmentant graduellement de volume jusqu'à la ligne de l'eau, mesurait en ce point 2J pieds à 3 pieds de diamètre. Ils nageaient très vite , dans une direction opposée à la nôtre. Nous nous trouvions en ce moment à environ 2 milles du phare du cap Cod.
" Ces animaux ressemblaient à des serpents d'une manière saisissante. La tête était aplatie ; et lorsqu'ils se trouvèrent en pleine lumière, à 250 ou 300 pieds de distance, le petit ayant levé la tête en nous faisant face, comme ma lunette était justement braquée sur eux, je remarquai que le dessous de la mâchoire était également aplati, et qu'une sorte de rebord marquait la jonction des lèvres, comme chez les serpents et les batraciens.
" En se dressant, leur corps faisait, avec la surface de la mer, un angle de 15 à 20 ® . Sur le dos était une nageoire longue et mince, projetant en avant un angle de 20 ® et me-
surant, à co que j'esiimai, 6 à 6 piei? d'^ long. Cette nageoire vibrait d'une manière trè^s sensible. Lô des (5tait de couleur arJoise. se dégra lant insen^iblernîiut sur les côtés, pour se fondre en une couleur de crêine en dessous.
"Une autre chose dont je fis la remarque, c'est que ces animaux ne se courbèrent point au moment de disparaître, mais s'enfoncèrent tout droit et avec leuteur.
"Je pense, à en ju2;er par l'apparence que c'était bien dv's serpents de mer. Beaucoup de mes officiers et de mes passagers les virent c<jrauie moi * le capitaine d'un des steam'-ra qui font le service de riiila(lel[)iiie à B-^stou, qui avait doublé le ca]) Cod un peu avant moi, ]>a3.sa plus piès d'eux, et il en a donné une description qui, d'après ce que me rapj)orte mon ami, était oitièremmt conforme à la mienne, pas comme le jrge Bond, qui dit "qu'il fallait que je fusse bien malade pour en avoir vu trois, au lieu de me contenter d'uu seul."
La seule léflexion qu il y ait à fiire après ce récit, c'est que, s'il est inventéde toutes pièces,) ' vcury amis au moins beaucoup d'ingéniosité.
1884 — D'après le Journal de Québec et le Courrier du Canada du 16 août, l'équip:<j^j du Str SUkstvorth vit près des côtes de Gaspé un Serpent qui s'éleva sur l'eau à la hauteur du mât de misaine ; sa couleur était celle d'ur^ maquereau ; sa tête ressemblait à celle du requin. Il convient d'ajonter que cette rencontre eut lieu la nuit ; par ex mple, il faisait clair de lune.
1885— Cette année, il y t-ut éclips»^ totale du Serpent de m» r, et la science erpétologique, divi;^< - « ^ s Ophidiens, resta absolument à l'état fetationnaire.
1886 — Le Canadien des 3 et 6 septembre parle d'un Serpent que des cajDitaiues et plusieurs ^^^itres personnes ont vu, à plus d'une reprise, dans les eaux de ia rivière Hudson, et dans celles du Massachusetts. " Le monstre portait la tête élevée de six pieds au-dessus de l'eau et avait une longueur totale de plus de cent cinquante pieds. La gorge était d'un blanc gi'isîitre ; et ce (ju'on voyait du dos, au-dessus du niveau de l'eau, était bigarré de brun clair et de brun foncé. Le
dos était hérissé d'une membrane cartilagineuse, semblable à une nageoire, qui s'étendait sur toute sa longueur."
Dans son numéro du 22 septembre, le même journal rapporte les dires du lieutenant Foster, du Minnesota, qui, le 10 de ce mois, aperçut d'une jetée de New- York, encore dans la rivière Hudson, un Serpent qui remontait la rivière. "D'après le lieutenant Foster, le Serpent de mer est d'une couleur ardoise sale et ressemble à une gigantesque anguille. Le lieutenant évalue la lono^ueur du monstre de soixante à quatre-vingts pieds, et son épaisseur de dix-huit à vingt pouces."
1887 — Encore d'après le Canadien (du 18 janvier), et encore dans l'Hudson, nouvelle apparition du Serpent de mer. Cette fois le monstre brisait la glace qui recouvrait le fleuve, H la grande frayeur du pêcheur qui le contemplait. Il y a huit ans de cela, et pas une compagnie ne s'est organisée, durant ce temps, pour s'emparer d'un Serpent de mer et l'employer à tenir la navigation ouverte sur les fleuves et les rivières pendant la saison d'hiver. Avouons que,à notre époque, on n'est pas si entreprenant qu'on le proclame.
Le 30 juillet, dit le Canadien, sur l'autorité du Moniteur acadien et de Y Advance, de Miramichi, on vit le Serpent de mer près des côtes du comté de Bonaventure. Il avait une grande nageoire hors de l'eau, à dix ou quinze pieds de la tête.
Nous terminons ici cette enquête. Car toutes ces apparitions du prétendu Serpent de mer sont assez semblables, et il faudrait encore bien des pages pour enregistrer toutes les mentions qui en ont été faites par les journaux depuis 1887 On sait combien il y a eu de ces récits à sensation, surtout en ces dernières années. Mais aucune de ces narrations ne vaut celle que nous venons de lire dans une revue des Etats- Unis, et qui est signée par plusieurs hommes de la barque anglaise Pauline^ A peu près à mi-chemin entre l'Afrique et le Brésil, ce navire rencontra trois grosses baleines dont Tune se débattait sous l'étreinte d'un énorme Serpent^ qui
Ventoiirait de deux tours complets, et dont la tête et la queue, en dehors de ces deux replis^ avaient environ trente pieds de longueur ; son diamètre était d'environ trois pieds. — Après cela, si Ton ne " tire pas Techelle," nous ne sa> ons ce qui adviendra!
. Les petites mésaventures de Tété dernier ont dû joliment guérir le crédule public de la manie du Serpent de mer. Ce fut d'abord, le 30 juillet, la capture, dans la baie de New- York, d'un Serpent de vin cft- cinq pieds de longueur, d'un pied de diamètre. L'animal était mort, et on put l'étudier à son aise. Les grands journaux de New- York firent étalage de science, et Ton finit par dôcider que c'était " a baby sea-serpent." L'anivée immédiate du steamer anglais Macdaf dérangea tout cela ; on avait pris à bord, de Singapour, un **boa constrictor", pour un fournisseur de m(?nagerie. L'animal mourut lorsqu'on approchait des côtes d'Amérique ; on le jeta à la mer ; le flot l'apporta près de New- York, et l'on eu fit un jeune Serpent de mer !
Un mois plus tard, le 25 août, tiois Montréalais, en excursion de pêche au Sault au Recollet, voient un monstre marin d'étrange allure ; l'un d'eux lui fracasse la tête d'une balle ; ou amène à terre le reptile qui a trente-deux pieds et demi de longueur, et trois pieds neuf pouces de diamètre. Le dos est très poli ; les nageoires, rougeâtres ; dents très aiguës. On se rappelle si les journaux s'en sont donné 1 II est finalement statué que le monstre est un Hydrophis, veu , on ne sait comment, des régions équatoriales de l'océan Pacifique. On exhiba l'exotique reptile à Montréal, et les gi'os sous affluèrent, jusqu'à ce qu'il fut constaté qui», le Serpent en question avait été fabriqué de toutes pièces, de vulgaire peau de vache, et bourré de sciure de bois.
Nous donnerons, en notre prochain numéro, le récit d'un ]»echeur du Labrador qui a vu, lui aussi,un monstre marin très diffrrent de tous les habitants de la mer qu'il avait précédemment rericonlrés.
LES DEMIEHES DESCRIPTIONS DE L'ABBS FROVANCHËR
OEDRE ])ES HYMÉNOPTÈRES
(Continué de la page 142)
Fam. XIX,—EUMENID^
i^ûynérv roliu'ote. Odynerus robustus, n. sp.
? — Long. .72 pce. Noir avec ornements jaunes. Le chaperon, les mandibules, le scape en dessous, une tache frontale, des lignes orbitales jusque dans Téchancrure des yeux, une grande tache en arrière de ceux-ci, jaune ; le front fortement ponctué, à pubescence jaune courte et peu apparente. Ihorax rétréci en avant et en arrière, tronqué en avant et subanguleux ; le prothorax, les écailles alaires ocellées d'un gros point testacé, deux taches sur les flancs, deux taches sur récusson, le post-écusson avec le métathorax excepté au milieu, jaune ; le mésothorax fortement ponctué, le métathorax à angles arrondis. Ailes obscurcies de roussâtre, le stigma fauve. Pattes jaunes, les hanches excepté en dehors avec la base des cuisses, noir. Abdomen robuste, conique, légèrement plus étroit à la base, tous les segments avec une large ban Je jaune au sommet, cette bande sur les segments 1 et 2 dilatée aux côtés avec des pointes se refermant de manière à ne laisser qu'une tache centrale noire sur le premier et une tache en forme d'X sur le second. — Los Angeles (Coquillett). (*)
Bien remarquable par sa coloration.
Odyiièr<^ à> ^-faelK^s* Odynerus bimaculatus, n. sp. (*)
? — Long. .52 pce. Noir, non brillant, avec pubescence blanchâtre, le chaperon, une tache sur les mandibules, le scape en dessous, une petite tache orbitale en avant, une plus grande en arrière, une autre petite au milieu du front audessus de l'insertion des antennes, le bord antérieur du prothorax subinterrompu au milieu, une grande tache sur les flancs, les écailles alaires excepté une tache roussâtre au milieu, une tache de chaque côté de l'écusson, le post-écusson
(*) Type au Musée du Parlement, Québec.
21— Octobre 1895.
une tache sur les angles du métathorax, les pattes en partie avec une bande à tous les segments de Tabdomen, jaune.Chaperon subtridenté en avant ; extrémité des mandibules roussâtre ; tête et thorax fortement ponctués. Ailes hyalines roussâtres, plus ou moins obscurcies à la côte et à l'extrémité, le stigma testacé-roussâtre. Pattes d'un jaune roussâtre, les hanches, les cuisses, excepté à l'extrémité, avec une tache en arrière des jambes, iioir. Abdomen en ovale, robuste, court, aussi large que le thorax, tous les segments avec une bande jaune au sommet, cette bande sur les segments 2, 3, 4 et 5 avec une échancrure en forme de point de ch.ique ci3té^ en avant, les segments 1 et 2 avec une tache sur les côtés à la base, celles du premier unies à la bande du sommet, celles du 2e totalement isolées ; Tanus noir.
c? — Avec les antennes simples, sans crochet à l'extrémité, le chaperon tronqué en avant et à peine échancré ; même coloration que dans la 9.
Ses antennes simples et sa forme trapue le rangent dans la section des Pachodynems,
Oilyiiêre tricolor. Odyneriis tricolor, n. sp.
c? — Long.' .20 pce. Noir et rouge, avec ornements blancs, fortement ponctué, sans pubescence, mais non brillant. Chaperon blanc, plus large au milieu, avec 2 petites deilts très rapprochées en avant, une ligne blanche sur le scape en dessous, l'extréniité des antennes roussâtre en dessous, la face avec une tache de duvet argenté au-dessus de chaque antenne allant jusque dans Téchancrure des yeux. Une ligne sur le bord du prothorax interrompue au milieu avec les écailles alaires, blanc, le reste noir avec le métathorax roux-ferrugineux, celui-ci excavé en arrière, et portant une épine de chaque côté près de l'insertion de l'abdomen. Pattes noires, les jambes et les tarses, surtout les antérieurs, brun plus ou moins foncé. Abdomen court, avec le premier segment rouge, le reste noir, tous les segments avec une étroite marge blanche au sommet, le premier en forme de coupe, à peine plus étroit que le 2e, celui-ci très long, fortement ponctué au sommet. — Los Angeles (Coquillett). (*)
Les trois couleurs de cette petite espèce la rendent très reconnaissable.
Odysière-àrdiaperon tronqaé. Odynerus truncatus, n. sp.
d* — Long. .42 pce. Noir, densément ponctué avec pu-
(*) Type au Musée du Parlement, Québec.