LA FISSURE
Je 'terminerai cette étude en vous faisant parcourir une dernière fois le trajet de la baie des- Ha ! Ha l au lac Saint- Jean, pour vous démontrer finalement que les preuves géologiques de cette gigantesque déchirure sont bien vraiment écrites en caractères ineffaçables à Tendroit où elle 8*est produite, qu'elles existent frappantes de vérité et rendent ua témoignage iiTécus^ble en faveur de la théorie que nous venons d'exposer sur la véritable origine du Saguenay.
A la Grande-Baie (ou baie des Ha ! Ha ! ) se trouvait le rivage sud-est du grand lac, bardé des plus hautes montagnes du bassin saguenayen. Ces montagnes.soulevées par urtè puissance incommensurable, se fendirent tout à coup du sommet à la base dans la direction est et ouest.
Cette immense fissure s'ouvrit peu à peu et livra passage aux eaux qui battaient ces rivages pour la dernière fois. L'eau pressée dans cette étroite ouverture détacha, enleva toutes les alluvions déposées en lits profonds qui Favoisinaicut. Tout en s élargissant lentement, elle augmentait de pUis en plus l'impétuosité du courant qui s'y engouffrait, et qui déjà commençait à se fairo sentir plus au large en y prenant une pente prononcée vers le vide,> lequel se faisait, peu à peu, plus profond et plus large. .
Le transport des dépôts, aui/mentant en proportion, donna au torrent qui débordait un volume toujours croissant et d^une force incalculable ; de minute en minute, il se doublait en profondeur et en puissance, et forma bientôt une chute inclinée
de plusieurs mille pieds de profoiideur,dont rien iei-bas ne peut donner une idée.
La moitié de la baie était déjà lavée jusqu'au fond de Tabtme,et la crevasse s'ouvrait toujours de plus en plus profonde. Le Brag de Chicoutimi s'ouvrait de sou côté dans les mêmes proportions et rivalisait en puissance ot en grandeur avec son concurrent, alors à l'apogée de sa t(3rrifiante suh imité et de son incomparable inipulsion. On aurait dit que le phénomène du déluge d'Asie, se répercutant d'un hémisphère à l'autre par le centre de la terre, imprimait sur le Saguenay un fac-siviile en miniature de son action géologique.
Pendant ce temps, le niveau du grand lac s'était abaissé considérablement ; les eaux, en sortant pressées et précipitées, rejoignaient bientôt celles de la mer qui venaient à leur rencontre avec autant d'impétuosité qu'elles en mettaient ellesmêmes de leur côté à les rejoindre : si bien que l'abîme fut bien vite comblé au niveau des hautes eaux de la première mai^e saguenayenne qui pénétra aux Terres- Rompues (^1), çant ainsi pour toujours les grandes lignes de cette cataracte immense, improvisée subitement.
Les hauts plateaux étant découverts et leur pente inclinée vers la ligne centrale, coupant en diagonale toute Tétendue du grand bassin, les eaux s'épanchèrent dans cette direction, interrompant leur travail de bouleversement, qu'elles exécutaient à grands traits, dans la Grande-Baie, pour se précipiter dans le Bras de Chicoutimi, qu'elles remplirent en partie des dépôts de toutes sortes entraînés avec elles dans leur course désordonnée ; laissant ainsi inachevé le nivelage des terrains supérieurs, arrê s en vagues d* argile dans les coupes de rochers, ou aux pentes des gorges fraîchement entr ouvertes et encore béantes à l'heure actuelle.
De la baie des Ha ! Ha ! en remontant sur le plateau vers le Grand-Brûlé ( u N.-D. de Laterrière), l'ascension se fait graduellement pour deux à trois milles — le pays est acci-
(1) Endroit de la rivièro Saguenay, sitae à quelques milles au-dessus de Chieoutimi.
denté, bouleversé par d'énormes éboulis et des effondrements extraorJiiiiiires — ; ensuite rien ne vient varier la monotonie de l'aspect uni et sablonneux liu terrain, jusqu'à l'arête de montagne qui sort du plateau au sud de I^terrière, et qui eiiconscrit cette vaste plaine courant ilu sud-est, telle que nouy l'avons décrite au commencement de cette étude.
Les rivages qui s'élevaient sur les contours sud-est de cette plaine étaient formés d'immenses dunes de sable que les grands vents de nord-ouest y accumulaient depuis des siècles, tout comme aujourd'hui ils continuent à les entasser au sudest du lac actuel. Ce sont les grands courants sortant de cette plaine couverte de 500 pieds d'eau d'épaisseur, qui remplirent, nivelèrent, ensablèrent la crevasse en entraînant au large le? anciens dépôts accumulés au fond de cette baie; ne pouvant résister au torrent c^ui leur faisait rebrousser chemin, ils allèrent s'engouffrer danfe cette large et profonde fivssure ouverte qu ils nivelèrant, entre la baie des Ha ! Ha ! et le lac Kénogami. Au nord de cette crête de rochers qui borde une partie de Laterrière en approchant le lac Kénogami, le terrain a pu conserver les preuves frappantes des commotions étranges que leur a fait subir le cataclysme ; des ravins profonds, des petits lacs sans issue, des dépôts de cailloux, de graviers et do sable entremêlés d'argile, sont autant de témoignages irrécu.sHbles de ces convulsions violentes du sol,- jointes à l'action uésordonnée des eaux précipitées des hauteurs. — Sans mentionner le lac Kénogami, que M. l'abbé Laflamme reconiiînt avoir appartenu "corps et âme" à la formation primitive ùa Saguenay, jusqu'à ce qu'un malheureux "glaçon'* vînt rompre, sans retour, l'union intime qui existait entre eux avant l'époque glaciaire.
Voyez maintenant, depuis Kénogami jusqu'au rivage sud-est du lac Saint-Jean, l'étendue définie, précise que l'ouverture de cette énorme fissure embrassait dans les terrains argileux bouleversés par elle sur tout ce parcours. Rien de plus remarquable,de plus compréhensible,de plus intéressant et de plus instructif que de parcourir avec attention cette zone
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étroite et régulière, ce ruban bosselé et troué quî apparaît en relief sur un pays plat et uniforme : on dirait la reprise, faite. à la hâte, d'une immense déchirure, à la face de la terre, formant un contraste frappant avec les terrains adjacents, qui indique jusqu'à l'évidence que quelque chose d'étrange, d'extraordinaire a passé par là, en y laissant une empreinte ineffaçable, et «l'un intérêt tel qu'elle mérite bien que nous nous en occupions, soit pour l'expliquer, soit, au moins, pour l'indiquer. (A suivre)
P.-H. DUMAIS
i'esclavage ceisz les fourmis
Chez les peuples de l'antiquité, entre autres conséquent ces peu réjouissantes de la défaite, il y avait souvent, pour les vaincus, la perspective d'être réduits en esclavage. Mais, chez les nations civilisées, ces coutumes si dures n'existent plus depuis longtemps. Au contraire, parmi les insectes, où l'on est encore privé des avantages que procurent les journaux et les congrès de la paix, on a conservé jusqu'à nos jours les usages anciens ; et, non moins qu'autrefois, l'esclavage y fleurit encore, comme résultat de l'issue fatale d'une campagne. Ne criez pas à la fantaisie, à l'invraisemblance il s'agit du peuple des Fourmis, et rien n'est plus vrai que ce que l'on raconte, en leurs chroniques, touchant leurs opérations militaires.
A l'instar des nations les plus avancées, les Fourmis ont des armées permanentes. Les individus qui font partie de ces troupea, sont employés, en temps de paix, au transport des objets pesants, et sont aussi chargés de Tapprovisionne-
(*}Noa8 ayions écrit cet article poar WKerme88e,otL il fut publié en mars 1893. Nous le reproduisons ici à la demande de plusieurs de nos abonnés. Cette étude aura encore,croyous-nous« le mérite de la nouveauté pour an grand nombre de ^08 lecteurs.
ment de la fourmilière, véritable bourgade où règne toujours Tactivité, les militaires, même dans leurs occupations les plus pacifiques, ne quittant jamais leurs armes ; il faut dire, aussi, qu'ils les quitteraient difficilement, ces armes n'étant autre chose que leurs mâchoires, d'énormes mâchoires dentées et bien tranchantes, en comparaison desquelles les sabres de nos grands-pères n'étaient — relativement — que des jouets. En tout cas, on est bien content, chez les Fourmis, de ces armeslà, et il n'y a pas encore été question, que je sache, d'aucun projet de loi pour un changement quelconque en cette matière.
De temps à autre, on décide d'aller porter la guerre dans une bourgade voisine. Quant aux véritables motifs de ces expéditions, j'avoue que je n'ai guère été satisfait des chroniques que j'ai lues : pourtant, quand on se mêle d'écrire l'histoire, il ne faudrait point passer sous silence des choses aussi importantes. Ah ' s'il y avait des journaux chez les insectes, on pourrait se bien mieux renseigner ! — Mais je crois que nous pouvons ici suppléer au coupable silence des annalistes, • en considérant le résultat de ces campagnes : les troupes victorieuses reviennent chargées d'un, butin précieux. Et quel butin ! Ce sont les enfants du peuple vaincu que l'on ramène avec soi et que Ton destine à la servitude. Ces expéditions guerrières ne sont donc pas autre chose que des chasses aux esclaves^ C'est à se croire en Afrique ! La plupart du temps il a été facile de s'iLtroduire dans la fourmilière que Ton voulait dévaster et dont les habitants se livraient sans défiance à leurs occupations : car le droit international étant encore à l'état rudimentaire chez ces peuples,on s'y croit dispensé d'une déclaration formelle des hostilités.C'est aussi de cette façon que les choses se passent sur le continent noir, et nous devons qualifier du nom de brigandage ces sortes d'expéditions, chez les Fourmis comme les Africains.
Quelquefois la lutte est sérieuse. J'ai souvenir que dans telle bataille, dont j'ai lu l'émouvant récit, les défenseurs de la place repoussèrent fort bien le premier assaut de l'ennemi ;
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malheureusement, celui-ci reçut du renfort, revint à Tattaque et fut enfin victorieux.
Kos Fourmis guerrières reviennent donc chez elles avec leurs captures, qui sont les petits de la fourmilière vaincue, soit encore dans Toeuf, soit en très bas âge. On les élève soigneusement, et l'on en fait des ouvrières qui, chose étrange, s'attachent tout à fait à leurs maîtres, travaillent de toute façon pour l'utilité de leur nouvelle famille, et oublient complètement leur lieu d'origine.
Mais ce n'est pas là le seul brigandage que Ton peut reprocher aux Fourmis. Elles condamnent à l'esclavage non seulement d'autres espèces de Fourmis qu'elles ont fait prisonnières, mais aussi une classe d'insectes appartenant à un ordre tout à fait dififérert : je veux parler des Pucerons, ces petits insectes paresseux et lourds, qui abondent sur une foule de plantes. Les amateurs de plantes d'appartement ont souvent à défendre leurs rosiers, œillets, etc., contre les invasions de ces parasites dangereux, d'autant plus dangereux que leur multiplication est absolument effroyable. Songez que 8 à 10 générations peuvent naître dans un espace de trois mois I Or la progéniture d'un seul Puceron, à la 10e génération, est représentée — au témoignage des Dictionnaires de Généalogie les plus dignes de foi — par le chiffre 1 suivi de dix-huit zéros, c'est-à-dire par un quintillion. Que suit-il de là? Il suit de là que le globe terrestre serait depuis longtemps entièrement recouvert d'une couche épaisse de Pucerons, si le Créateur ne leur avait suscité une foule d'eunemis, qui restreignent leur accroissement en des proportions convenables.
Mais les Fourmis ne sont pas de ces adversaires ; bien au contraire.
Vous êtes-vous jamais demandé quelle affaire ont les Fourmis à grimper sur les arbres et les arbrisseaux, et à les parcourir sans cesse en tous sens ? Eh bien, tout simplement, elles courent après les Pucerons, qui leur fournissent le gros de leur nourriture.
. Il faut savoir,d'abord,qu(t les insectes,au rebours des autres animaux, respirent par de petites ouvertures situées le long de leurs flancs. Les Pucerons, qui à bien des égards sont les plus étranges des insectes, ont, pour cette importante fonction de la respiration, l'abdomen muni de chaque côté d'une sorte de tuyau allongé, qui sert à l'introduction de l'air dans leur corps, et en outre à la sortie d'une liqueur douce et sucrée, qui s'élabore en eux au moyen de la sève des plantes dont 41s de nourrissent. Cette substance est destinée par la nature à l'alimentation de leurs petits. Mais les Fourmis sont très friandes de cette liqueur, et l'on voit bien, maintenant, pourquoi elles fréquentent avec tant d'intérêt le séjour des Pucerons.
Qu'en dites-vous ? Linné n'a-t-il pas eu bien raison d'appeler les Pucerons : les vaches laitières des Fourmis ?
Voyons à présent de quelle façon les FouTmis entendent l'industrie laitière. On va se convaincre qu'elles s'en tirent joliment, pour des gens à qui le. gouvernement n'a pas encore songé à faire distribuer le Journal d'Agriculture illustré.
On a vu que les Fourmis vont à la poursuite des Pucerons sur les plantes où ils vivent. Sans doute, cette petite promenade est tout ce qu'il y a de pluo hygiénique ; elle permet de respirer abondamment l'air le plus pur et de prendre un exercice tout à fait salutaire. Mai? enfin, n'est-ce pas ? il peut se présenter des circonstances défavorables. Par exemple, on pout a\oirmal aune patte; et, quoiqu'il en reste cinq pour faire le service, cela peut gêner beaucoup dans l'ascension sur un arbre à l'écorce rugueuse ; ou encore, la température sera très mauvaise ; ou même, on sera retenu chez soi par de pressantes occupations. Voilà des inconvénients très réels ; et savez-vous comment les Fourmis s'y prennent pour y remédier ? C'est bien simple; elles font comme nous : elles ont des troupeaux !
"Les fourmilières, dit Huber, l'illustre, historien des " Fourmis, sont plus eu moins riches, selon qu'elles ont plus
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** ou moins de Pucerons ; c'est leur bétail, ce sont leurs va- " ches, leurs chèvres : qui se serait douté que les Fourmis ^ fussent des peuples pasteurs !"
Et de quelle façon les Fourmis traitent-elles ceà petits insectes, quand elles veulent les domestiquer ? Elles ont recours à IsL siabulation permanente. M. Barnard, cpii a tant de peine à convaincre nos cultivateurs canadiens des avantages dé ce système pour le bétail, pourra les faire rougir de confusion, en leur citant l'exemple des Fourmis, qui l'ont pratiqué de tout temps.
Certaines espèces construisent des étables sur les tiges mêmes habitées par les Pucerons ; c'est-à-dire qu*elles les enferment par des bâtisses en terre qu'elles y construisent. D'autres espèces, au contraire, mieux avisées, transportent les Pucerons dans leurs souterrains, où. elles ont pour eux les soins les plus attentifs, les portant même J'un endDÏt à l'autre, suivant le degré de chaleur et d'humidité qu'elles savent leur convenir : en un mot elles les traitent comme leurs propres enfants.
Les Fourmis se servent en tout des méthodes les plus perfectionnées. Ainsi l'une d'entre elles veut-elle se désaltérer d'une petite tasse de lait chaud ? Elle n'a qu'à s'approcher d'un Puceron, et à le caresser légèrement de ses antennes: la gouttelette de miellée lui est servie à l'instant.
Lorsque le Département de l'Agriculture aura réussi,par ses louables efforts, à faire retirer des vaches de la Province tous les bénéfices (ju'il est possible de réaliser par des soins intelligents, il sera temps de donner quelque attention à la race puceronne, et de nommer des Gommissions pour aller étudier sur place les procédés des Fourmis. Mais, à présent, on avouera qu'il serait prématuré de s'occuper d'une manière sérieuse de cette question, qui sera négligeable jurant quelques années encore.
Vade ad formicam, nous est-il dit au livre des Prover- 4.— Février 1896.
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bes. On voit, par les détails <jui précèdent et qu'on aurait tort de regarder comme pure fantaisie, que les Fourmis nous offrent plus d'une utile leçon.. Quelle opposition, par exem^ pie, entre l'humanité qu'elles témoignent h leurs esclaves ou captifs, et la barbarie avec laquelle les hommes se sont conduits bien trop souvent à l'égard de leurs semblables réduits en esclavage par une cause quelconque !
On voit aussi que rétu le des peiits êtres de la na^ure> non moins que la contemplation des cieux et des astres in* nombrables dont ils sont peuplés, nous révèle à chaque pas la puissance et la sagesse du Créateur ; il me semble même que cette puissance et cette sagesse infinies paraissent davan* tage dans les premiers, suivant la maxime du rand Linné : Naiura miranda maxime in minimis. La nature,c*est-à-dire Dieu, est admirable surtout dans les petites choses.
Je n'ai fait qu'effleur3r, pour ainsi dire, le sujet de cet écrit. Il y aurait encore, sur les moeurs des Fourmis, une fou* Je de détails non moins intéressants dont je n'ai rien dit. Et chaque famille d'insecte8,pour ne parler que de l'entomologie, a ses habitudes particulières qui sont bien de nature à piquer 4iU plus haut degré la curiosité de ceux qui les étudient. On a donc bien tore do regarder comme des prodiges de patience, les hommes qui se livrent aux sciences naturelles ; il faudrait pluf tôt les considérer comme les plus heureux des hommes^ au seul point de vue du bonheur temporel. Mais, après tout qu'on vante leur patience, j*y consens. En effet, ils sont doués d'une paitience merveilleuse, lorsque, connaissant les jouissances que procure l'étude de l'histoire naturelle,ils consentent à jse livrer encore à u'autres occupations !
OBDEE DES HYMÉNOPTÈRES Fam. XXII— 4P/i)J?
[Continaé de U page 10]
Kynlialouia blaaohàtre» Synhalonia albicans
n. sp
S — Long. .22 pce. Noire avec jJubeseenoe blanche ; le chaperon arrondi en avant, jaune avec poils blancs» les mandibules jaunes, noires àTextrémitë. Antennes aussi longues que la tête et U thorax réunis, le scape noir, le pavillon roux-testacé, plus sombre en dessus, le vertex nu, les ocelles en ligne transversale. Thorax court, finement ponctué, les côtés, le métathorax avec le derrière de la tête, avec poils blancs plus longs et plus abondants. Ailes courtes, parfaitement hyalines, avec les nervures noires. Pattes avec longs poils blancs, les tarses testacés. Abdomen avec le premier segment couvert de poils blancs, tous les autres avec une large marge au sommet couverte d'une pubescence dense et blanche, Tanus testacé. — Los Angeles (Coquillett). (♦)
Bien distincte de Yaibata, Cress., par sa taille plus petite, les bandes blanches de Tabdomen plus distinctes, etc.
Olada^ie ¥étiie-de«blaiic» Diadasia albovestita,
n. sp.
$ — Long. .32 pce. Noire, mais couverte d'une pubescence blanche dans toutes ses parties, la face, le vertex le thorax, l'abdomen, les pattes. Chaperon finement ponctué, nu. Antennes courtes, le pavillon roussâtre en dessous. Thorax à pubescence blanche longue et dense, cachant en partie les téguments ; écailles alaires brunâtres. Ailes hyalines, légè rement obscurcies, les nervures brunes. Pattes noires, les jambes et les tarses roussâtres, les jambes postéiieures avec le premier article de leurs tarses portant une brosse de poils
(*) Tjrpe WÊL lifwéa da PArlentnt, Qmébee.
blancs longs et denses. Abdomen court, robuste, avec la marge apicale des segments jaune-pâle et couverte d'une pubescence blanche dense, couvrant presque tout le segment vers l'extrémité ; anus brun-roussâtre. — Los Angeles, Californie (Coquillett).
Espèce bien distincte dés 3 autres décrites par les marges blanches de ses segment** abdominaux.
llladase A-3-ceiii tares. Diadasia 3-cincta, n.ap.
? — Long. .45 pce. Noire, à pubescence grisâtre, plus longue et plus pâle sur la face, le vertex,les joues et les flancs. Mandibules avec une tache rousse en avant de la pointe ; le labre densérnent pubescent. Ailes hyalines, à peine enfumées, 2e cubitale en carré oblique, non rétrécie supérieurement. Jambes et tarses postérieurs avec une longue et dense pubescence ocracée. Abdomen presque nu, à poils clairs à la base,, les segments 2, 3 et 4 avec une ceinture marginale au sommet de pubescence argentée nettement définie, le 5e avec cette ceinture ferrugineuse au milieu, le 6e à pubescence noire, la plaque anale nue. — Los Angeles (Coquillett). (*)
(Fin) - — ' ^o -^
CIRCULAIRE AOXJNTOMOLOGISTES
{Traduction)
Massachusetts Agricultural College
Amherst, Mass., 7 fév. 1896.
Monsieur,
En certaines parties des Etats-Unis, le sapin est attaqué par un insecte à galles, appartenant au " coccid genus Adélgea ValloL" Sur les terrains du Collège agricole du Massachusetts, il est très abondant et cause des dommages considérables. Nous sommes à étudier cet insecte, et nous comptons pouvoir avant longtemps publier le résultat de nos recherches.
On est assez porté à croire qu'il y a dans ce pays plui qu'une espèce de ret insecte. En effets quelques spécimens ne
<*) Type au Musée du Parlement, Québec.