SOCIÉTÉ Z00L0GIQUE DE FRANCE
Séance du 14 avril 1891. — Dans sa note sur la Diminution des Oiseaux par la destruction de leurs nids, M. Xaviep. Raspail relève les observations qu’il a faites, d’avril et juillet 1890, dans une propriété de troi déjà se reproduire un assez grand nombre d’o trente-sept nids qu’il a surveillés avec la plus minutieuse attention, huit seulement ont réussi, vingt^neuf ont été détruits, dont quatorze par le chat domestique, et cependant tous les efforts de l’e
Séance du 28 avril. — M. Eue.. Simon donne une liste des Arachnides recueillis par M. Cli. Rabot dans la Sibérie occidentale, en 1890.- sauf trois espèces ( Phalangium Nordenskioldi L. Koch, Tilanœca sibirica L. Koch, Tetragnatha groenlundica Thorell), ces Arachnides appartiennent tous à la faune de l’Europe centrale. M. Simon donne, en outre, les D
par M.
quelques Arachnides du Costa-Rica, communiquées
A. Gelas [de Genève). Les espèces de cinq ; une appartient au genre h îe autre au genre Peucetia (P. quad
ceps), une autre au genre Peucetia (P. quadrilinealu) autres à
Cupiennius C. Getasi, oculalus, celerrimus . - MM. Jules de OuERNEf ét Jules Richard signalent les Entromostracés, Rolifères et Protozoaires provenant des récoltes de M. E. Uelloc dans les étangs de Cazau et de Rourtius (Gironde). Les espèces observées sont presque toutes différentes de celles recueillies précédemment par M. Adrien Dollfas dans l’étang do Cazan et décrites par M. Moniez. Ce fait s’explique en partie par l’écart des dates (avril, septembre) auxquelles les recherches
suffisance de ces recherches. — Les Scalpellvm sont des Cirrhipèdes thoraciques à pédoncules, qui diffèrent des Anatifes par leur pédoncule court et écailleux. Dans sa b d’une nouvelle espèce de Scalpellum du Japon, M. 1’. I-'i
I [ 1 1 : 1 II 1 1 ■ • 1 . ■ n X- . quarante-trois d'entre elles aval durant l’expédition du Challenger, de 1811 à profondeur. L’espèce nouvelle, décrite par M.
tarife,
nombre de cind’entre elles ayant été recueillies ?.200 mètres de Fischer S. cal-
ferum ), fut draguée à une faible profondeur à Enoshima ; elle est remarquable par l’épaisseur des pièces rostro-latérales et carino-latérales, ainsi que par la saillie très prononcée et la forme recourbée en ergot des pièces carino latérales. — La note de M. Raphaël Blanchard sur les migrations du Taenia gracilis (Krabbe) est relative à un parasite qui fut décrit sommairement par M. T. Scott, dans un travail récent sur les Ostracodes. Ce parasite, qui fut découvert par Scott dans le Caudona rostrata, était resté méconnu jusqu’ici; M. R. Blanchard le considère comme un Cysticercoïdo du Tænia gracilis, et l’assimile. complètement au Cysticercoïdo de la même espèce que O. von Leristow trouva dans l’intestin de la Perche.
du 12 mai 1891. — M. Émile Topsent donne une Spongiaires des côtes océaniques de Fr mens que lui ont communiqué de :
Tandis que la liste publiée en 1883, par M
la plupart ]
M. Topsent en signale quarante ulcment (Esperella lingua, Axinella disto et Chondrosia uniformis semblent n’avoir pas encore été vues dans la Manche. — Dans une Note relative à un travail de M. de Kerhervé sur les Mania. M. H. Viai.i.anes observe que les trois parties signalées dans le cerveau des Monia par M. de
Arthropodes
venus classiques de protocérébron , tritocérébron. — Complétant sa note du mois
M. Certes fait re-
deutocérébron <
marquer qu’il n'a pu du marché de Paris, avant la fin d’avril. Il donne, en outre, un dessin de la baguette cristalline de la Palourde avec Trgp. Balbianii in situ. — M. A. Milne-Edvards décrit trois Pagurides nouveaux des Açores (campagne de l’Hirondelle), dont deux Sympagurus (S. nudus, S. gracilipes) et un Eupagurus(E. ruticheles).
Séance du 26 mai. — M. J. Richard donne la liste des Entomos tracés du lac Ralaton, d’après les spécimens recueillis par M. le comte de Lamotte, dans une pèche pélagique faite h- 22 septembre 1890. La liste comprend treize Copépodes et dixhuit Cladocères, en tout vingt-neuf espèces réparties en treize genres. — M. Héron-Royer, à propos du Triton Blasiusi , pense que cet L'rodèle est réellement un hybride fécond. — M. Xavier Raspail communique scs observations sur l’augmentation de la ponte par l'enlèvement de leurs œufs chez deux Picidés. <, En captivité, dit-il, l’enlèvement successif des œul's et, par suite, l’impossibilité de couver, amènent certains Oiseaux, surtout les Gallinacés, à pondre un nombre d’œufs relativement considérable par rapport à ceux qu’ils produisent lorsqu’ils vivent à l’état libre. -> Des observations de cette nature ont été faites sur les Cailles, qui peuvent pondre ainsi jusqu’à soixante œufs, sur la Starue grise, le Faisan à collier et sur deux espèces de Manchots. Quant à nos Oiseaux indigènes ordinaires, ils ne paraissent pas se plier à cette règle. — Continuant ses recherches sur les Mammifères et. Oiseaux d'Europe présentant des anomalies ou des variétés de coloration, M. Ch. van Ixempen signale un certain nombre de monstres qu’il a recueillis dans sa collection : veaux à deux têtes, bœuf a tète do chien, chat à huit pattes, lapin à un œil, poule à trois
juin. — M. A. R.uli.iet développe ses tions sur le Développement expérimental du Cg tenuicollis chez le Chevreau. Un Tænia marginata, recueilli dans l’intestin d'un Chien, a été pris par un Chevreau qui a succombé au bout de neuf jours, grâce aux nombreuses lésions du foie et du poumon produites par les Cysticerqucs du Ténia. — M. A. Railliet étudie, en outre, la durée de la vie des Cénures chez le Cénure serial , parasite des Léporides. D’apres l’auteur, ce Cénure peut vivre au moins causer la mort de son hôte. — Enfin, MM. A. Le cf.t signalent, la présence du Sarcoptes minor
Naturaliste du 1” juin (21, n» 102,
c/irz le Rat il' eau, où il 11’avait pas encore été observé jusqu’ici.
— M. \V. Stiles résume scs recherches sur la dent des embryons d? Ascaris, et conclut que les trois lèvres de VAscaris peuvent se développer chez l'embryon et que probablement ce sont elles que les auteurs ont décrites comme une dent perforante. — Dans une note préliminaire sur quelques parasites , le même observateur relève des observations sur le Coccidium bigeminum Stiles. parasite de l’intestin du Chien, sur la Filaire de l’Epinoche et sur le Meruics crana , des larves de Chironomus. — M. R. Blanchard signale un nouveau cas (le second! de Ténia, nain (Hymenolopis nana ) en Amérique, et, donne une description de l’animal. — M. H. Viallanes décrit la structure de la lance ganglionnaire située en avant des yeux des Crustacés décapodes. Après avoir critiqué les généralisations hâtives qu’on a proposées ici pour la structure intime des centres nerveux, il décrit les cléments de la lance et notamment dos neurommatidies, grosses masses protoplasmiques à structure a réolaire. qui correspondent chacune à une ommatidée de l’œil composé et qui sont traversées purement et simplement par les faisceaux des sept cylindres-axes issus de cette dernière; quant aux cellules ganglionnaires de la lance, elles sont unipolaires, constituent plusieurs rangées et leur prolongement -se rend au plexus nerveux qui entoure les neurommatidies. D’après M. Viallanes, l’excitation lumineuse d’une ommatidie se transmet au cerveau par les sept cylindres-axes et qui pourront donner une idée de la forme ; mais l’influx nerveux agirait aussi par induction sur les neurommatidies et indirectement par celles-ci sur le plexus; du plexus les courants nerveux gagneraient des centres plus profonds et produiraient des sensations spéciales susceptibles d’avertir l’animal des déplacements du corps lumineux. — M. E. Topsent donne une note sur les Pycnogonides provenant des campagnes du yacht /'Hirondelle. Les individus recueillis sont seulement au nombre de dix et appartiennent à cinq espèces différentes.
Séance du 23 juin. — Dans une Note sur le genre Svnagris, M. H.-E. Sauvage se base sur la disposition et la structure des écailles pour justifier les opérations des poissons du genre Dente. r et ceux du genre Synagris; M. Sauvage étudie, en outre, les Chromidés des eaux douces de Madagascar. Les Chromidés sont à peu près les seuls poissons d'eau douce de Madagascar, où ils remplacent d’une manière absolue les Cyprius et les Characères, qui sont pourtant bien représentés en Afrique ; bien plus, à l’exception du genre Paretroplus , dont i les écailles sont cycloïdes comme celles de tous les Chromidés africains, tous les Chromidés de Madagascar ont les écailles sténoïdes comme ceux do l’Amérique du Sud. « De l’étude de la faune herpétologique et de la faune iclithyologique des eaux douces de Madagascar, dit M. Sauvage, il ressort que cette île, l’Afrique australe et l’Amérique du Sud ont dû, à l’époque prétertiaire, faire partie d’un ensemble de terre ayant eu une laune de même origine et de même caractère... La rupture entre Madagascar et l’Afrique australe a dû se produire avant le commencement de l’époque miocène, car on ne trouve ni Cyprius, ni Characères à Madagascar. » — M. Em. Moreau décrit le Syngnathus microchirus, espèce nouvelle trouvée par M. R. Blanchard, dans l’étang d’eau douce de Pinette, près Bastia. Cette petite et très curieuse espèce ne mesure pas plus de huit centimètres de longueur. — M. E. Simon donne la description de deux espèces nouvelles d' Arachnides recueillies dans le Sahara par le Dv R. Blanchard. L’une de ces espèces est le Cercidia décora des environs de Biskra, l’autre la Galeodes Blanchard), des bords du chott Mèlrir.
E.-L. Bouvier
ACADÉMIE DES SCIENCES
Séance du 10 août. — Note de MM. Fouqué el M. Lévy sur la reproduction artificielle d’un trachyte micacé, obtenue en faisant agir l’eau sous pression au rouge vif, sur un verre provenant de la fusion du granité de Vire. — Note de M. de Lacaze- Dut hiers, sur des expériences d’ostréiculture au laboratoire de Roscoff. La plupart du temps, les huîtres élevées dans des espaces clos et non soumis aux courants de la mer restent infécondes; cependant, des huîtres, élevées depuis trois ans dans le vivier du laboratoire, ont donné cette année du naissain viable; toutefois les huîtres fécondes étaient en minorité. — M. de Lacaze-I)ul hiers présente une Note de M. F. Gui-
tel sur les mœurs du Gobius minutus. Quand vient l’époque de la reproduction, le mâle s’introduit sous une valve de Cardium ou de Tapes, en débarrasse la concavité à coups de nageoires et en produisant des courants, recouvre la Coquille de sable pour la cacher aux yeux de ses ennemis, puis sur les flancs du petit monticule ainsi formé, ménage un trou et un couloir, dont les parois sont formées de sable agglutiné par du mucus, et. qui conduit jusque sous la coquille. La femelle s’introduit alors dans ce nid et dépose ses œufs qui se collent à la face interne de la coquille. Le mâle les féconde et veille sur les œufs jusqu’à l’éclosion des jeunes.
Séance du 17 août. — M. A. Schneider adresse une note sur le système artériel des Isopodes. Des injections du Porcellion et de la Lygie ont montré des particularités de vascularisation, dont la découverte contribue à rapprocher les Isopodes des Amphipodes. — M. Milne-Edwards présente une note de M. Moynier de Villepoix sur l’accroissement de la Coquille chez l’Helix aspersa. Les éléments producteurs du test sont d’avant en arrière. lü La gouttière palléale quL donne naissance à l’épiderme avec les poches glandulaires, qui produisent les globules auxquels il faut attribuer les sculptures de la Coquille. 2° La bandelette ou glande palléale qui sécrète le calcaire. 3° L'épithélium palléal qui fournit le pigment, et complète la calcification par le dépôt de couches organo-calcaircs homologues des couches de nacre. Quand l’animal a atteint sa taille définitive, la bandelette et les glandes à globules disparaissent. L’épithélium palléal demeure actif, pour l’épaississement interne du test.
Séance du 24 août. — M. Bouchard présente une note de M. E. Werlheimer sur le rejet par le foie de la bile introduite dans le sang. Après avoir lavé la vésicule cystique d’un chien i à jeun pour la débarrasser do la bile qu’elle renferme, on injecte dans la veine fémorale de la bile de mouton, différente de celle du chien à l’examen spectroscopique. Quinze minutes après l’injection, la bile sécrétée par le chien présente le spectre de celle du mouton. La cellule hépatique a donc la propriété de s'emparer des pigments biliaires circulant dans le sang, pour les rejeter au dehors. Cette propriété, n’est pas sans importance, car on sait que ces pigments représentent l’élément le plus toxique de la bile.
A. E. Malard.
BIBLIOGRAPHIE
BOTANIQUE
;HB. Mueller, J. Lichenes Victoryenscs, à cl. C. Pictet, Genevensi, in insula Vie tory, inter Singapoore et Bornéo sita, ad cortices lecti.
N. Giorn. Bot. liai. 1891. pp. 270-215.
:{7'î. Murr, J. Die Carex-Arten der Innsbrucker Flora.
OEsterv. Bot. Zeitscli. 1891, pp. 123-13».
îfSH. A.-G. Nathorst. Kritischc Bemerkungen liber die Geschichitc der Végétation GrOnlands. PI. 3.
liât. Jahrbûbher. 1891, pp. 183-220.
«19. Niedenzu, F. Malpighiaccac novæ. PI. 1a .
Mascagnia paraguayensis. — Hirea parvifolia. — Mezia Araujei. — Gandichaudia Uhdeana. — Stigmatophyllum trifidum. — Ptilochæta glabra. — Thryallis ovatifolia. — Caucanthus squarrosus.
Bot. Jahrbitcher (Beibl.). 1891, pp. 1-7.
«80. Pitzorno. M. Ricercho anatomo-fiosiologichc sul Sligmatico délia Vinca mayor.
AT. Giorn. di Bot. Hat. 1091, pp. 280-283.
381. C. Sauvageau. Sur les fouilles de quelques Monocotylédones aquatiques.
Ann. Sci. Nat. XIII. 1891, pp. 103-128.
382 Scott, D.-H. On somc points in the Anatomy of Ipomca vcrsicolor. Moissn. PI. X 1 1 X 1 1 1 .
Ann. of Bot. 1891, pp. 173-180.