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MOYEN .NOUVEAU, POUR LES DÉTRUIRE, PAU LES PARASITES

parfois

siègent de préférence aux et apparaissent habituelindurée à croissance relativement un certain temps, de plusieurs années, lorsque un certain développement, elle s’ulcère par

L’administration dos Domaines de l’Etat, voulant fixer les dunes qui menaçaient de détruire le hameau dos Mollières, dépendant de la commune de Cayeuxsur-Mer (Somme), fit planter, en 18.’>0 et en 18Ü2, ces dunes en Ammophila arennria Coss. et Cerm. (en Picard Oyat,) cl en pins maritimes, Piiius inaritimm. Ces plantations d’une superficie d’environ b0 hectares, eurent à lutter contre les vents violents, de cette partie de la côte, pendant l'hiver; les pins maritimes végétèrent difficilement pendant lès premières années, encore aujourd'hui qu'ils ont quarante années d’existence, ils représentent à peine des arbres de 20 ans, dans les

lignes pouvaient offrir à quch i

pour ce semis, il ne se trouvait pas de

plantations d’arbres résineux, dans un rayon de 40 kilomètres de Cayeux, ce qui a permis aux pins maritimes de se développer sans insectes nuisibles pendant plus de 25 ans. Vers 1878, mon attention ayant été attirée par quelques petits trous, dans le tronc d’un pin, je découvris qu’ils provenaient de la sortie d’un charançon, le Pissodesnotatus F., en explorant les arbres avec soin, je pus constater également l’habitat d’un longicorne, le Criocephalus rusticus L., et celui d’un autre charançon, le Blastophagus piniperda F. D’où pouvaient bien venir ces insectes? Le Criocephalus est une espèce du Midi de la France, inconnue dans la Somme; le Blastophagus y est assez rare. Les renseignements que j’ai pris ne laissent plus de doute sur leur provenance; ils ont été importés des Landes, par un navire venant chaque année à Saint-Valéry-sur-Somme, avec un chargement de pins maritimes, devant servir à faire les mâts de canots des pêcheurs de la côte. J’ai eu occar sion de voir travailler un de ces pins à Cayeux ; l’écorce était farcie de larves de Blastophagus. 11 est certain que le Criocephalus est venu de la même manière, ce qu’il y a d’extraordinajre, c’est que ce longicorne ait pu s’acclimater à Cayeux, n'ayant jamais dépassé en latitude le centre de la France et encore, il n’est réellement commun que dans les Landes, les Pyrénées et les Alpes.

BLASTOPHAGUS PINIPEKDA L.

Larve.

Longueur 7 millimètres, corps blanc, mou, charnu, courbé en arc. Tête roussàtre, lisse, luisante, subcornée, parsemée de poils légèrement roussàtres et très fins. Epistome très faiblement échancré. Les mandibules, vues en dessus et ouvertes, présentent la forme d’une pyramide à trois faces; vues de côté, elles sont triangulaires, ferrugineuses et marquées de quelques fossettes. Mâchoires assez fortes, soudées au menton. Palpes maxillaires, coniques, droits, de deux articles égaux en longueur, de couleur roussàtre: lèvre inférieure triangulaire, avec les angles antérieurs obtus. Yeux nuis. Thorax plus épais que le reste du corps ; prothorax plus grand que les autres segments. Segments abdominaux égaux ou à peu près en longueur, mais se rétrécissant un peu vers l’extrémité; le dernier arrondi avec un petit mamelon anal et rétractile. Tout le corps est parsemé de poils très fins, à peine roussàtres, très courts et couvert en outre de très petites aspérités dirigées en arrière, de sorte que la larve s’accroche lorsqu’elle le veut, par toute sa surface, aux parois de sa galerie, dans ses efforts pour se mouvoir. Pattes milles, mais à leur place deux séries de mamelons rétractiles sous les trois segments thoraciques, et un double bourrelet le long de chaque flanc. Stigmates au nombre de neuf paires.

Nymphe.

La nymphe ressemble à celles des Bostriches. On y retrouve toutes les parties de l’insecte parfait, dont elle a, du reste, la forme .

Insecte parfait.

Longueur 5 millimètres, ovoïde allongé, finement pubescent, noirâtre, avec les élytres souvent ferrugineuses en totalité ou en partie. Tète un peu déprimée ; antennes et palpes d’un roux testacê. Prothorax luisant, de beaucoup plus étroit au sommet qu’à la base. Ecusson petit et très enfoncé. Élytres un peu plus larges que le prothorax à la base près de trois fois aussi longues que lui; marquées de stries fines et finement ponctuées,

dont les cinq premiers intervalles sont sensiblement ridés en travers avec une série de petits tubercules. Pattes noirâtres, avec l’extrémité des tibias, les tarses et souvent les genoux d’un roux testacé. Femelle.

Fig. 1. — Blastophagus piniperda. A, Insecte parfait. B, palpe maxillaire de Blastophagus piniperda.

Le mâle, ordinairement un peu plus petit, diffère par les impressions postérieures des élytres plus profondes.

Le B. piniperda est peut-être l’insecte le mieux connu des forestiers, et l’on a écrit bien des pages sur son compte: mais aucun auteur n’en a, d’après moi, donné une histoire plus complète et plus vraie que Ratzeburg. Il est le plus précoce des Xylophages; à Cayeux, il se montre dès le 1er avril; dans les Landes, d’après Perris, il paraît souvent en janvier et février, il perfore l’écorce des pins, décelant sa présence par les petits tas de vermoulure qu’il projette de ses galeries.

Le trou d’entrée est oblique, et la galerie mèl-e ( galerie de ponte, ou chambre nuptiale), toujours simple s’étend longitudinalement au-dessus et au-dessous de ce trou d’entrée. Elle est muniç de un à quatre trous à air. On rencontre ordinairement le mâle et la femelle dans cette galerie; les œufs sont déposés dans de petites entailles, à gauche et à droite, le long de la galerie mère, celles des larves sont sinueuses ; ces galeries sont creusées comme la galerie de ponte, dans les couches du liber en contact avec l’aubier entamant légèrement celui-ci; elles détachent parfaitement l’écorce qu’il est facile de soulever par larges plaques.

La métamorphose en nymphe a lieu à Cayeux, partie dans les couches du liber et partie dans l’épaisseur de l’écorce, les insectes parfaits prennent leur essor dans le courant de juin ou au commencement de juillet.

Vers la fin de juillet on rencontre des brindilles dont la partie supérieure se flétrit ou se rompt sous l’effort du vent, si l’on recherche la cause de ces faits, on constate que cette brindille est creuse, dans l’intérieur de ce tube, qui se prolonge fréquemment jusque dans le bourgeon terminal, on rencontre habituellement un B. piniperda. La galerie dont je viens de parler est libre de détritus et d’excréments, ce qui la distingue de celle que creuse, dans des conditions semblables, la chenille d’une épidoptère, la Tortryx buoliana Dup. qui ne se trouve pas à Cayeux, mais que j’ai observée au bois de Boulogne.

Après sa dernière métamorphose le B. piniperda, se réfugie donc, pour se nourrir pendant l’été, dans les jeunes pousses du pin, et il y demeure ordinairement jusqu’en octobre, puis en sort et hiverne dans la mousse au pied des arbres ou sous les racines.

M. Chevandier ( Annales de la Société centrale d'agriculture, 1841, page 112) affirme que le B. piniperda s’introduit dans les pousses de deux et mômes trois ans. Je n’ai

pas observé ce fait, et je ne le trouve pas signalé dans Ratzeburg. Selon mes remarques, il n’attaque que les pousses de l’année, à l’état herbacé ou à peu près. Cette habitude rend cet insecte plus spécialement dommageable aux forêts de pins, que les espèces n’attaquant que l’écorce ou le bois.

Le ft.piniperda a-t-il plus d’une génération? Cette importante question a donné lieu à une discussion entre MM. Ghevandicr et Guérin-Meneville, dans le sein delà Société centrale d’agriculture, et qui oecupe une assez grande place dans les annales de cette société pour 1831. Pour Cayeux, je n’ai observé qu’une seule génération, Ratzeburg et Paris sont de cet avis, contre Herbst, Bechslcin, Lincker, Zetterstedt, Gitérin-Meneville et autres. La question du nombre de générations et que je considère comme résolue par une seule en ce qui concerne Cayeux et le bois de Boulogne, n’a pas seulement un intérêt scientifique, elle a aussi une grande importance sous le rapport pratique et au point de vue de la conservation des forêts.

PISSODES NOTATUS KAB.

Larve.

Longueur 7 à 8 millimètres, blanche, molle, glabre, apode presque cylindrique, formée de douze segments, les derniers un peu atténués. La tête est ronde, écailleuse, jaunâtre, armée de deux fortes mandibules brunes et rentrées en partie dans le premier segment qui porte au-dessus deux taches jaunâtres, demi-écailleuses. Les premiers segments sont un peu renflés en dessous, et on voit de chaque côté un bourrelet plissé qui règne d’un bout à l’autre, sur lequel sont situés les stigmates.

Nymphe.

La nymphe a environ 8 millimètres de longueur, elle est blanche à sa naissance, et laisse voir le rostre, les pattes repliées et les fourreaux des ailes. Elle porte deux épines à l’extrémité de l’abdomen, deux autres plus petites sur le sommet de la tête et une couronne de spinules sur le dos des segments abdominaux. Elle reste environ 13 jours sous cette forme et se change ensuite en insecte parfait, qui attend que ses téguments se soient consolidés etque ses mandibules soient assez dures pour percer l’écorce et se mettre en liberté.

Insecte parfait.

Longueur 7 à 8 millimètres, brun-marron plus ou moins obscur; antennes brunes, coudées, insérées un peu au delà du milieu du rostre, terminées en massue ovale, acuminée; rostre brun, cylindrique, arqué, de la longueur du corselet. Elytres ovales, atténuées et arrondies en arrière, un peu plus larges que le corselet à la base, portant des stries de points enfoncés, et ornées de deux taches transversales formées d’écailles pâles ou d’un jaune blanchâtre; les cuisses sont un peu renflées et ne portent pas de dents.

Le Pissodes notatus se montre à Cayeux vers la fin de juin, c’estalors qu’il s’accouple. Lafemelle étant prête à pondre, va choisir un arbre ou une branche. Elle perce l’écorce avec son rostre, et pond un œuf dans le trou qu’elle a fait; elle répète cette opération, jusqu’à ce qu'elle ait achevé sa ponte. Les larves sorties de ces œufs, s’insinuent entre l’écorce et le bois et se nourrissent des sucs qui y circulent et de ceux qu’elles extrayent de la substance intérieure et tendre de l’écorce ; elles s’enfoncent ensuite dans le bois qu’elles percent de galeries en forme d’U. Elles arrivent à peu près à

leur entière croissance à la fin de l’automneet passent l’hiver engourdies. Elles se raniment au printemps, continuent à manger, et se changent en nymphes au com-

Fig. 2. — Pissodes notatus. A, Insecte parfait. B. Tète grossie.

mencement du mois de mai. Pour faire cette opération, elles remontent jusqu’à l’écorce, se creusent une cellule ovale à l’extrémité de leur galerie, en partie dans l’écorce et en plus grande partie dans l’aubier et emploient les fibres ligneuses, détachées dans celte opération, àformer une calotte un peu convexe, assez épaisse, ayant les apparences d’un tampon de charpie, et qui les protège parfaitement.

11 y a des exceptions pour l'époque de la ponte en juillet, qui est la règle générale ; j’ai constaté des accouplements et des pontes jusqu’au premier octobre. Le P. notalus à l’état d’insecte parfait ronge les feuilles des pins pour se nourrir, mais les dommages qu’il peut produire ainsi sont tout à fait nuis.

(A suivre.) Decaux.

DIAGXOSES DE QUELQUES flÉTÉROCÈRES DU VMÉZUÉLÀ

G centimètres. Dessus îles supérieures gris ardoise, le milieu de la base traversé par un trait noir qui parcourt près du tiers de l’aile ; immédiatement au-dessus et presque parailéle un autre trait noir plus petit part de la côte et deux autres traits noirs tout droits se retrouvent de l’autre côte de, l’aile, celui du dessus aboutissant près de l’apex. Les nervures de la partie centrale de l’aile et le bord interne recouverts en partie d’écailles vertes; enfin une ligne subterminalc blanche fortement sinuée traverse toute l’aile. Dessous des supérieures gris brun uniforme, blanc le long du bord interne. Frange couper de blanc. Dessus et dessous des inférieures blanc sale luisant avec une teinte noirâtre à l’apex et au bord costal et jaunâtre au bord abdominal. Thorax garni de poils cendrés, corps cl pattes gris.Une ? de Mèrida.

Enpyra Sarama n. sp. -4:1 millim.’tivs. Supérieur. avec des reflets bronze n verts à la base et dans la partie centrale do l’aile et trois points blancs vitreux. Inférieures noires, légèrement bordées de vert le long des bords abdominaux et costaux et possédant deux points blancs vitreux. Mon spécimen £ possède en outre un tout petit point blanc près de la base de l’aile, mais celui-ci manque à mon exemplaire ? . Dessous des supérieures comme le dessus, mais avec reflets bleus-verdâtres, dessous des inférieures presque entièrement envahi par des reflets également bleus-verdâtres. Tète et cou noirs avec un point blanc de chaque côté, base des ptérygodes blanche, thorax noir, abdomen noir au-dessus, à reflets bleusverdâtres sur les côtés, blanc en dessous ; pattes noires, la première paire ayant les cuisses blanches à l’intérieur, irisées de

turc; antem l t Mcrida, tous deux

bien semblables mais le J ayant les antennes plus fortement

Flavinia Gopala, n. sp. Ailes supérieures noires avec large tache centrale jaune partant de la base ci

HO

lient, car une méprise, dans ce cas, peut avoir des conséquences funestes. Nous n’en citerons qu’un exemple : un Herpétologiste expérimenté, Duméril, qui avait consacré toute sa vie à l’étude des Reptiles, commit une erreur dans une excursion qu’il faisait aux environs de Paris et saisit avec la main une Vipère, croyant avoir affaire à une Couleuvre Vipérine: il reçut une morsure qui mit sa vie en danger pendant plusieurs jours. Il est reconnu que les caractères distinctifs extérieurs entre les Serpents non venimeux et ceux qui le sont ne sont pas toujours très nets et que les naturalistes les plus expérimentés peuvent s'y tromper. Généralement les espèces dangereuses ont le corps court, à section triangulaire, une queue courte, un cou très court, une tête triangulaire très large en arrière; cette dernière partie du corps est celle qui offre des différences vraiment sensibles, comme le montre la figure ci-contre : on peut voir combien la forme de la tête des Vipères diffère de celle de nos inoffensives Couleuvres. Mais les Serpents ne sê présentent pas toujours au chasseur de façon à être bien examinés : ils ont quelquefois une partie du corps dissimulée dans l’herbe et leur tête ne se montre qu’imparfaitement; c’est alors qu'il faut agir avec circonspection et ne pas s'exposer à une erreur. Ou doit bien se persuader que saisir un Serpent sans avoir pu établir son identité n’est pas une preuve de courage, mais un acte d'imprudence et de témérité.

Hocliorclie de» Serpent». — Los Serpents, en France, subissent une léthargie hibernale dont ils sortent au printemps, aux premières ardeurs du soleil. On trouve les uns dans les endroits humides et dans le voisinage des eaux, les autres dans les localités sèches et arides.

« C’est au printemps, vers dix heures du matin, sur les coteaux rocailleux et bien exposés au sud-est que l’on pourra chasser ces animaux avec le plus de succès ; ils viennent s'imprégner de la chaleur solaire à l'entrée des trous où ils ont passé l’hiver. Jamais aucun des nombreux serpents dont je me suis emparé n'a essayé de me lenir tète, si ce n’est, quand, les ayant rencontrés dans une plaine, je me suis amusé à leur barrer le chemin ; alors, dès qu’ils voient que la"} retraite leur est impossible, ils s’enroulent en spirale, ayant toujours les yeux fixés sur vous, font entendre leur sifflement plus on moins aigu, mais toujours assez faible, et s'élancent sur les objets que vous leur présentez. Le Zaménis vert-jaune mord énergiquement et à plusieurs reprises; le Tropnlonote à collier se contente de donner des coups de museau, sans ouvrir la gueule; le Tropidonote Vipérin élargi I parfois sa tête en arrière, ce qui le fait prendre pour une tipère, mais il n essaie même pas de mordre la main qui le saisit." (Lataste.)

Les TropidonoUs ( Couleuvres ) habitent le voisinage des eaux et nagent avec facilité; ils sont très communs en France. Le Tro- Fig. I. — La Vipère Aspic, Vipcra aipis. — La Péliade, \ ipéca bervs. pidônote à collier est bien connu: les

sant jusqu’au milieu de l’aile pour s’arrêter à l’extrémité de la cellule. Ailes inférieures jaunes largement bordées de noir sauf au bord interne. Dessous comme le. .dessus. Antennes, tête, corps et pattes noirs. Trois spécimens bien semblables de Merida, ayant respectivement 34, 35 et 3!) millimètres. Cette espece rappelle comme dessin la Flavinia Lcmonia Druce, mais sa taille et ses ailes plus élancées l’en distinguent. Je possède de la rivière Numabala, près I.oja (Equateur) pris en août 1885), un exemplaire que je crois appartenir à cette espèce et qui n’en diffère qu’en ce que la tache centrale jaune des supérieures finit plus on pointe à l’extrémité delà cellule.

P. Dooxix.

Recherche et Préparation des Reptiles

Ophidiens (Serpents). — Ile tous les Reptiles que le naturaliste peut chasser, les plus dangereux sont les Serpents et ce sont ceux qui demandent le plus de précautions pour leur capture. Avant de saisir un Serpent, il faut toujours reonnailre l’espèce à laquelle il appar-

Fig. 2. — I.a Couleuvre à collier, Tropidonotvs natrix.

pécheurs le prennent quelquefois dans leurs verveux ; si l’on veut s’en procurer, il faut le chercher au commencement du printemps sur les pentes bien exposées au soleil au bord des mares ou dans les prairies souvent inondées. Il pond dans les fumiers et se retire l’hiver dans les étables; on peut le prendre avec la main sans danger. Ses œufs sont intéressants à recueillir pour les joindre à la collection.

Le Tropidonole Vipérin, redouté à tort à cause de sa ressemblance avec la Vipère, est plus difficile à trouver, parce qu’il est essentiellement aquatique et qu’on ne le rencontre qu’accidentcllement dans les champs, au bord des fossés. Il se tient d’ordinaire dans l’eau, sous les feuilles de Nénuphar. « On pourra le chasser au fusil avec du petit plomb, mais outre le risque de lui briser la tête, on en perdra beaucoup de blessés et môme de morts que l’on ne pourra retrouver au fond de l’eau. Il sera préférable d’installer dans la mare, par une chaude journée, une ligne de fond amorcée avec des vers. La Vipérine s’y prend fort bien. Des pêcheurs en ont même pris à la ligne volante. Ce reptile est tout à fait inoffensif; les plus vieux individus eux-mêmes cherchent rarement à mordre la main qui les saisit. » (Lataste.)

La Coronelle Bordelaise ne se rencontre que dans le Midi de la France; elle ne remonte guère plus haut que la Charente-Inférieure; elle n’est pas commune et recherche les endroits secs et rocailleux, même les vieilles murailles. C’est un animal inoffensif.

La Couleuvre d'Esculape habite également le Midi de la France; elle remonte toutefois vers le nord et a été trouvée par Milet dans le département de Maine-et-Loire. A Fontainebleau on la rencontre au milieu des buissons poussant dans les terrains les plus pierreux et les plus arides.

Le Z aménis vert-jaune e stune belle couleuvre qui habite presqu’exclusivement le Midi de la France ; il recherche

les lieux secs et rocailleux couverts de broussailles et grimpe sur les buissons et même sur les arbres. Sa grande taille (120 à 140 centimètres'), sa vigueur et son naturel irascible le rendent difficile à capturer, « à moins qu’il ne soit très jeune, dit Lataste, je ne m’en empare jamais qu’après lui avoir désarticulé les reins à l’aide d’un coup de badine ; car il se défend énergiquement et mord avec rage ; sa morsure, il est vrai n’est pas dange-

.4 suivre. 1

CHRONIQUE

lTn nouvel emploi (lu

où l’on a tenté d’élever par le manque de mûrier. Il parait que la feuille chère au Bombyx peut, sans le moindre inconvénient, être remplacée par celles du scorsonère, dont la culture est facile partout ; semé en mai, le scorsonère donne son aliment on tandis qu’il faut attendre au moins dix années avec le i Le fait constaté est encore et surtout intéressant, en ce qu’il montre la faculté d’adaptation d’un animal à une nourriture que celle qu’il recevait depuis de longt.es générarations. (P. Hahiot.)

Mission scientifique. — M. ( harles Rabot est chai mission en Islande et dans l’Océan Glacial arctique, en vue d’y effectuer des recherches d’histoire naturelle et d’océanographie et de recueillir des collections scientifiques destinées à l’Etat.

Nouvelle technique pour la recherche des bacilles de la tuberculose. — Le I)1 Ferrand, médecin de l’hôpital Laënnec, a vu employer à Berlin un procédé très rapide d’examen des bacilles de la tuberculose. 11 suffit d’une lamelle porte-objet,* d’une lamelle mince, d’un microscope muni d’une lentille à immersion, d’une lampe à esprit-de-vin et de deux dont voici la composition :

Solution A. Bleu de méthyle . 2

Acide sulfurique . 2o

Eau . 75

Solution B. Fuchsine rubine . 1

Acide phénique . 5

On étale le crachat ou 1<* pus à examiner sur la lamelle, cl on le fait sécher doucement en l’étalant, avec une baguette de verre. Quand il est à peu près sec, on le traite par la solution A et on fait chauffer la lamelle jusqu’à ce qu’il ne sc dégage plus de vapeur ; on traite ensuite par la solution B, et quand celleci est sèche, on place une lamelle mince sur la préparation, qu’on place sous le microscope, après avoir mis une goutte d’huile à immersion sur la lentille, et on voit immédiatement les bacilles de la préparation. Il n’est même pas nécessaire de mettre de lamelle mince, quand on a eu le soin de bien étaler les matières suspectes. L’examen ainsi fait ne demande que quelques minutes. [Revue de Polytechnique médicale.)

Muséum d’histoire naturelle de Paris. — A partir du .» mai inclusivement : Leçons théoriques et pratiques sur les familles de plantes vivantes (dicotylédones polypétalès) au laboratoire de Botanique, rue de Billion, 03, les mardis à midi 1/2 et samedis à 1 h. 1/2. Leçons sur les plantes fossiles au grand amphi théâtre, les samedis à midi 1/2.

Nécrologie. — II. B. Brady, renommé par ses études sur les Rhizopodes de l’exploratiomdu Challenger , décédé à Bournemouth à l’âge de .‘>6 ans. — Dr E. Hartnack, le célèbre opticien micrographe, mort à Postdam à l’âge de 71 ans. — Le botaniste Dr C. Sanio, à Lyc-k. — D1' O. Feistmantel, décédé à Prague à 43 ans, bien connu par scs travaux sur la flore fossile rie Bohême et des Indes orientales.

Les outardes en Roumanie. — Le rude hiver qui a régne dans toute l’Europe a été particulièrement fatal aux outardes qui vivent en grandes troupes dans les plaines de la Roumanie. Un violent vent des steppes avait amené une épaisse couche de neige qui rendait toute recherche de grains impossible à ces oiseaux. Ils se rapprochèrent alors des habitations et les paysans en tuaient un grand nombre à coups de bâton, malgré leur agilité qui. permettait à un grand nombre de fuir. Un verglas épouvantable étant venu alourdir les ailes de ces pauvres oiseaux, c’est en masse qu’ils tombèrent sous le gourdin des paysans.

Société entoniologique de France, Prix Dollfns. — Nous avons omis d’annoncer que M. A. Finot, membre de la Société entomologiqué de France, avait récemment obtenu le prixDolll’us, pour son bel ouvrage intitulé : Faune de la France , Insectes orthoptères. Nous applaudissons de grand cœur à cette distinction, juste récompense, du reste, des travaux de cet entomologiste consciencieux.

Cerveaux conservés naturellement. — Il est un fait sur lequel nous croyons utile d’appeler l’attention parce qu’il doit se produire bien moins rarement qu’on ne pourrait le supposer; c’est celui de l’état de conservation, sûrement fort remarquable, dans lequel on peut trouver les cerveaux dans les cimetières dont le sol est saturé de matières organiques par suite d’un long usage. Lors des fouilles exécutées à Paris aux mois d’août et septembre derniers, dans la partie de l’ancien cimetière de Clamart, occupée par la cour de l'école municipale du boulevard Saint-Marcel, on a recueilli un certain nombre de cerveaux relativement assez bien conservés. Avoir des cerveaux vieux d’un siècle suffisamment conservés pour révéler encore les principaux plis de leurs circonvolutions, semble valoir la peine qu’on ne néglige pas les occasions favorables pour les recueillir. i Revue mensuelle de V Ecole d9 Anthropologie.)

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