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ÉCHASSIERS

La plupart sont des oiseaux d’eau vivant au bord de la mer, des rivières, étangs, marais. Ils sont généralement sveltes et se nourrissent de poissons, vers, coquilles, petits crustacés. Quelques-uns, mais peu, ajoutent à cet ordinaire des herbes ou des graines et des insectes, Les Echassiers se divisent (en France) en sept familles Ces sept familles en deux parties, l’une comprend les oiseaux grands où assez grands : les Grues, Hérons, Cigognes, Flamants, Outardes; l’autre renferme de plus petits volatiles : les genres Pluvier, Râle, Chevalier, Bécasseau, compris dans les familles : Charadriidés, Rallidés, scolopacidés; celles-ci sont très intéressantes; ces individus procurent en plus au chasseur qui les a abattus le doux souvenir des journées passées sur mer, sur les rivières et en général dans des endroits où la nature se présente dans toute sa belle simplicité, miroitante d’eau vive. Les Échassiers ne sont généralement pas nuisibles à moins qu'ils ne dévorent par trop de poissons.

Les Grues, Hérons, Spatules, Cigognes habitent les grands marais, étangs, les rivages maritimes. Ils entreprennent de longs voyages à certaines époques de l’année. Ils sont tous perchés sur de hautes pattes, ont le cou long ainsi que le bec. Le Flamant rose est un oiseau extraordinaire; ses jambes immenses, son bec cassé, son ensemble personnel en font un animal à part; son cou est très long, en S, son plumage rose tendre, il n’habite guère en France que dans les plaines marécageuses de la Camargue. Les Outardes fréquentent nos plaines, elles sont rares}; l'Outarde barbue a même presque disparu et la canepetière n’est pas commune, on en trouve cependant certaines années en Champagneet en Vendée.

Le Vanneau huppé, l'Œdicnème, les Pluviers doré, suisse et guignard habitent les plaines; l’Huitrier, Tournepierre, Glaréole et les trois derniers Pluviers du tableau fréquentent les rivages maritimes; sauf l'Huitrier, ces oiseaux se réunissent en bandes avec des Chevaliers et Bécasseaux et parcourent les hords de la mer, bancs de sable, à la recherche de leur nourriture : coquillages, puces de mer, etc.

Voici un tableau compliqué, non seulement par la diversité des oiseaux qu'il comprend, mais aussi parce que ceux-ci changent considérablement de plumage selon les saisons ; les descriptions n'ont donc rien d’absolu pour le plumage. Les pieds et le bec ne varient guère, bien étudier donc leur couleur, leur longueur qui sont très utiles pour la recherche avec fruit.

Ce tableau se divise en deux parties : Bécasseaux et Chevaliers (lire attentivement les écritures verticales du tableau) ; le type et l’ensemble de chacune de ces deux séries, avec un peu de pratique, se reconnaissent au premier coup d'œil; les Bécasseaux sont plus massifs, ont l'œil plus haut placé, le plumage plus brunâtre, les pieds brunâtres, le cou assez court, tandis que les Chevaliers sont très sveltes, ont l'œil placé normalement, le plumage grisâtre généralement, les pieds colorés, le cou mince. Le plumage en été est bien plus foncé qu’en hiver où certaines parties deviennent tout à fait blanches ; cette remarque s'applique aux Bécasseaux et Chevaliers et non aux Bécassines, Bécasses, Courlis, Avocettes.

Sauf la Bécasse, les oiseaux ci-contre fréquentent les rivages maritimes et aussi les rivières, la Bécasse est le « roi de nos gibiers » ; elle fréquente nos bois aux endroits frais, un peu marécageux, sur le bord des petites rivières ou ruisseaux ; elle passe dans nos contrées en automne et au printemps et est la convoitise de tous les chasseurs.

Les Bécassines se trouvent dans les plaines marécageuses, elles passent aussi à certaines époques dans nos climats et sont aussi de très fins gibiers, mais difficiles à tirer tant leur vol est saccadé. Les Bécasseaux et Chevaliers, dont nous avons déjà parlé, se réunissent en bandes et parcourent les rivages maritimes, ils sont quelquefois en nombre considérable et un coup de ‘fusil peut en abattre plusieurs à la fois; leur chasse est très intéressante soit en bateau,soit à pied sur les bancs de sable ou sur la grève, soit à la hutte à haute mer; ils sont alors attirés par des oiseaux empaillés posés d'avance; les bancs de sable étant recouverts à haute mer, ils circulent alors beaucoup, et le moment

est plus favorable pour leur chasse à la hutte.

Les Râles restent cachés dans les hautes herbes des marécages, étangs, bois humides, ainsi que les autres oiseaux du tableau des rallidés. Ils courent rapides, ont de courtes ailes, aussi ils hésitent à prendre leur vol

qui est peu élevé et pénible et préfèrent avoir recours à leurs longues pattes pour s’enfuir au plus vite. Le Râle de genêts se trouve aussi dans nos plaines en été, c’est un excellent gibier.

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