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A. — SOUS-FAMILLE DES CONVOLVULACÉES PROPREMENT DITES

Tableau des Tribus.

Style nettement développé, assez

ñ AGE pacte odonuncdonente 2 Style presque nul, stigmate pres- PAUÉNSÉS SE en PP RARE I Érycibées.

2 styles entièrement séparés jus- 2 GHÉAMNEMERE oo ToLEn Er ac ER 3 1 style, plus ou moins profondénon Es Looaome ac cesedee 5

2e SÉRIE — N° 542

te OCTOBRE 1909

Fruit divisé extérieurement en 2 3 | ou 4 parties, style basogyne.... II Dichondrées. Non 4

Sépales externes non accrescents à la maturité (mais quelquefois bractées accrescentes)..........

Les 2 sépales externes, beaucoup plus grands que les autres, à la maturité, arrondis, plus ou moins décurrents sur le pétiole

III Dicranostylées.

rss —— , —

IV Hildebrandtiées.

Fruit indéhiscent................ 6 GEO 7

6 { Fruit bacciforme, sec ou dur.....

V Argyréinées.

JREMES bone obbz ee 6 00 delete

Style plus ou moins bipartit. Stigmates entiers, en tête, ou un peu lobés, rarement en fer à cheval.

1.4 Style indivis; stigmate terminal, indivis en tête, ou le plus sou- . | vent bicapité ou bipartit, très rarement à plusieurs rayons....

III Dicranostylées.

VI Convolvulinées.

TrIBU 1. — ERYCIBÉES.

ERYCI8E, Roxb. — Arbustes grimpants. Calice à sépales k presque égaux, coriaces. Corolle à 5 lobes bifides. Étamines insérées très bas, presque incluses. Ovaire 1-loculaire. Graine à tégument membraneux, albumen mince; cotylédons charnus. — 11 espèces: Asie tropicale et Océanie.

File Fig 2.

. — Erycibe paniculata, Roxb. Fleur et. ovaire coupé en long.

TRIBU II. — DICHONDRÉES.

1 Corolle plus grande que le calice............... 2 4 — Corolle plus courte que le calice................ 3 2 FALKIA, L. f. — Herbes petites, décombantes ou

rampantes. Sépales plus ou moins soudés. Corolle en cloche ou en entonnoir, à 5 dents courtes. Étamines incluses. Tétrakène. Cotylédons larges. — 4 espèces: Afrique du Sud et Abyssinie.

Fig. 3. — Falkia repens, L.

3 DICHONDRA, Forst. — Herbes petites, rampantes, radicantes aux nœuds. Sépales libres. Corolle en cloche à 5 lobes très développés, plus courte que le

292 LE NATURALISTE calice. 2 carpelles plus ou moins séparés, à 1-2 ovules | 13 PREVOSTEA, Choisy. — Plantes tortueuses. Sépales indéhiscents, ou s’ouvrant irrégulièrement. — 5 es- externes différent des internes par la forme, la conpèces : Régions chaudes du Globe, surtout en Amérique. sistance, la pilosité, la disposition, ou d’une taille beaucoup plus grande. — 7 espèces: Afrique et Amériques tropicales, © PE Fig. 4. — Dichondra argentea, Willd.

TRIBU III. — DIGRANOSTYLÉES.

DAMES à AVAL OA Red bibIelod den aleb no noie 0 2 AIMÉ DIQUE rene Nes ee eee CN eine 17 Fig. 5. ES IE — ASIE PR RENE Ce Ce tete 21 Bed L ê .

AA a ee "A à Fig. 5. — Breweria, sp., pistil. Océanie Has TR SR AC NEA HARAS 25 Fig. 6 et 7. — Prevostea sericea, Choisy. Fleur et Pistil. 2 Stigmates filiformes ou légèrement claviformes. 3 — Stigmates non filiformes, en tête, en fer à che- 14 Graine avec arille charnue..................... 15 Val etc MAR ee A nc TES PRO P BABA PANNE LP ne tsane tarte ANR UE Al 16 3 EvozvuLus, L. (= Meriana, Vell. — Cladostyles, | 45 Bonamra, Thouars. — Arbustes à feuilles coriaces,

Humb. Bonpl.). — Herbes, arbrisseaux ou arbustes, plus ou moins dressés, jamais tortueux. Sépales inégaux. Corolle en entonnoir, en cloche ou en tube, presque en roue. Etamines insérées vers le milieu du

plus ou moins ovales. Sépales tous semblables. Corolle en cloche longuement velue à l’extérieur. Etamines longues. Ovaire 2-loculaire, à 4 ovules. Graine

sans albumen. — 2 espèces : Iles Sandwich et Mada-

tube, rarement exsertes. Ovaire à 1-2 loges, à # ovu- gascar. les. — 80 espèces: Régions chaudes du Globe, sur- | 46 Gressa, L. — Arbustes nains. Sépales égaux. Cotout dans l'Amérique du Sud, rare en Afrique. rolle en entonnoir à 5 divisions profondes. Oire plus & Stigmate entier, en tête, ou un peu lobé........ 6 ou moins 2-loculaire, à # ovules. Graine lisses, bril- — Stigmate en fer à cheval, à branches courtes... 5 lantes, à cotylédons repliés. — 3 espèces: Régions

5 CLADOSTIGMA, Radlk. — Arbuste à poils courts des régions montagneuses. Sépales membraneux, inégaux, les deux externes plus grands. Corolle en cloche, plus courte que le calice, à 5 divisions profondes. 5 staminodes. Ovaire complètement 2-oculaire, cha-

chaudes du Globe.

que loge à 2 ovules. — 1 espèce: Nord de PAbyssinie.

6 Ovaire à 2 ovules, à 1-2 loges...…..,; ... NÉ En 4 — Ovaire à 4 ovules, plus ou moins 2-loculaire....… 40 TH Sépalestlibres ea er CEE CP CAC eEe 8 — Sépales soudés...... EE TEE D re)

8 NEPHROPHYLLUM, À Rich.(—: Hygrocharis Hochst.).— Herbe rampante des régions montagneuses, Calice petit. Corolle en entonnoir. Etamines incluses. Fruit mürissant dans le sol, à une seule graine, indéhiscent. — 1 espèce : Abyssinie.

9 RApoNaA, Baill. — Plante grimpante à feuilles cordiformes. Calice irrégulièrement à 5 lobes. Corolle tubuleuse, plus ou moins évasée. Filets staminaux dila-

tés à la base. — 1 espèce : Madagascar.

10 Etamines incluses. Corolle non ou obscurément lobéeripliée ARMES EPA EEE AAnentEES 11

— Etamines exsertes. Corolle plus ou moins profondements )lobes mr ere PE PETER PE ERECE 14

ANS ÉpaleS ÉCAUX A IMPR E PCI E RCE OP ERCCEPEREE 12 Fig. 9:

— Sépales inégaux..........................kn. 13 Fig. 8, 9 et 10. — Cressa crelica, L. Fleur et Diagramme.

12 BREWERIA, R. Br. (— Seddera, Hochst. — Stylisma, ; Hochst.) — Herbes, arbrisseaux ou arbustes. Corolle | 17 Stigmates filiformes ou légèrement claviformes., à généralement en cloche. Ovaire 2-loculaire à 4 ovules. | — Stigmates non filiformes, en tête, en fer, à che- Stigmate entier. Capsule globuleuse ou conique à ONCE EL LS 0000 dE 00 pp co 01e 000 dog A8 4 valves, membraneuse ou coriace. Graine sans arille. | 18 Corolle en cloche ou en entonnoir............. 020

— 25 espèces : Régions chaudes du Globe. | — Corolle en roue, à 5 divisions profondes... ARE VIE

19 LYSIOSTYLES, Benth. — Arbuste grimpant à feuilles coriaces. Sépales égaux, arrondis. Etamines exsertes, insérées sur la gorge de la corolle, à filets dilatés à la base. Ovaire 1-loculaire, à # ovules. — 1 espèce: Guyane. È !

20 Etamines incluses. Corolle non ou obscurément lobée, pliée. Stigmates entiers. Graine sans arille. 41

— Etamines exsertes. Corolle plus ou moins pro- KONTÉMENMANDAO DES AREA NE NEA 16

21 Stigmates filiformes ou légèrement claviformes.. 3

— Stigmates non filiformes, en tête, en fer, à che- MAIRE ÉCRIRE CT ER EE ve re LCR eee ete rare Un

22 Une bractée accrescente à la maturité.......... 23

— Pas de bractée accrescente à la maturité... ..... 24

23 NEUROPELTIS, Wall. — Arbustes grimpants, à feuilles lisses, coriaces. Filets non dilatés à la base. Ovaire incomplètement 2-loculaire. Capsule à une seule graine, à # valves. — 4 espèces : Asie tropicale.

24 Etamines incluses. Corolle non ou obscurément lobée, pliée. Stigmates entiers. Graine sans arille. 12

— Etamines exsertes. Corolle plus ou moins pro- ONCE à, © IDE 00 2004000 dobocoososecede 16

25 Stigmates filiformes, ou légèrement claviformes. 3

— Stigmates non filiformes, en tête, en fer à che- VAE OO EAP CRIE AN A CN en 26

26 Ovaire à 2

ONE E PONS RE e see He ASE 28

27 WILSONIA, R. Br. — Herbes petites, vivaces, ou arbrisseaux à rameaux décombants. Calice en: tube ou en cloche. Corolle à tube étroit. Style filiforme profondément bifide. — 4 espèces : Australie.

Mis uy1e

Fig. 11, — Neuropeltis ovata, Wall. Fruit.

Fig. 12. — Wäilsonia rotundifolia, Hook. Rameau.

28 Etamines incluses. Corolle non ou obscurément

lobée. Stigmates entiers. Graines sans arille. .... 12 — Etamines exsertes. Corolle plus ou moins profondément lObÉeS: 44580600 000 dodo de cor done 14

(A suivre.)

- HENRI CoOUPIN et LOUIS CAPITAINE.

Étude sur les Nymphéacées Fossiles

(Suite) (4).

On ne connait jusqu’à ce jour qu'un nombre très res- | zomes et les coussinets foliaires qui en ornent la surface

treint d'espèces du genre Anæctomeria, trois tout au plus, qui se répartissent stratigraphiquement de la manière suivante :

{ Lignites de Manosque. A media, sap.

BA EE Schistes d’Arnissan et ): DANS Aquitanien meulières & Beauce aux “ e Te 5 EBiB environs de Paris. As AR GN QUEUE Stampien Schistes de Céreste. A. media, sap.

SC nnoisien | Gypses d'Aix et de Saint- } 4. Brongniarti, sap.

{ Jean de Garguier. ( À. nana, sap.

Anæctomeria nana, de Sap. (fig. 7),

Cette espèce,qui paraît unpeu plusancienne que l'Anæc-

Fig. 1. — Fragment de rhizome d'Anæctomeria nana, Sap. Grossi deux fois, d’après un échantillon des gypses d’Aix-en- Provence.

tomeria media, est trois fois plus petite que cette dernière, dans toutes ses proportions; néanmoins ses rhi-

(1) Voirle Naturaliste, no 524.

sont construits exactement de la même facon : la taille seule semble donc jusqu'à présent devoir différencier ces organes. Nous verrons plus loin que de Saporta signale l'existence, dans les meulières de Beauce du sud de Paris, d’une forme intermédiaire entre celle-ci et la grande espèce d'Armissan, nous ne pensons pas que cette forme, de Longjumeau, puisse être considérée comme une espèce particulière; elle doit évidemment être confondue avec l'Anæctomeria media. Les feuilles de l'Anæctomeria nana, Sap., sont jusqu'à ce jour demeurées inconnues.

Anæctomeria Brongniarti, de Sap.

Nymphæa Arethusæ, Brongn. Tableau des genres de végétaux fossiles, p.8ket 119 (quoad specimina ad Armissan pertinentia) ; Nymphæites Brongniartii Caspary, Annales Sc. nat. 4e série, Botanique, t. VI, pl.13. — Heer. Flora tertiara Helvetiæ, III, p. 195, tab. 155, fig. 20.

Cette espèce, qui fait son apparition dans les gypses samoisiens de saint Jean de Garguier, est très répandue à Armissan, elle paraît également exister dans les meulières de Beauce.

L'A. Brongniarti est remarquable par la grande taille de ses rhizomes et des cicatrices pétiolaires qui en ornent la surface, ces organes varient d’ailleurs sous ce rapport dans des limites considérables et c’est ainsi que les échantillons provenant de Saint-Jean-de-Garguier sont toujours beaucoup plus petits que ceux des environs de Narbonne, il paraîten être de même pour ceux qui se rencontrent dans les couches aquitaniennes du bois d'Asson,

pour lesquels de Saporta, a cru devoir créer une espèce distincte.

La cicatrice pétiolaire n'est pas située au centre du coussinet mais à sa partie supérieure, elle présente, dans l'état normal (fig. 8), l'empreinte fort nette de quatre grandes lacunes de forme rhomboïdale ou irrégulièrement arrondie.

Fg. 8. — Coussinet pétiolaire de l'Anæctomeria Brongniarti : a, cicatrice stipulaire; b, canaux aérifères supérieurs ; e, canaux aérifères inférieurs ; d, canaux secondaires; e, f, cicatrices radiculaires.

Ces quatres lacunes rangées deux à deux sont très inégales, les inférieures (c) étant beaucoup plus grandes que les deux autres (b).

Entre les deux plus grandes, ainsi que dans l’espace qui sépare les quatre principales, on distingue encore une lacune oblongue (d) étroite, fort petite; enfin sur le pourtour une rangée circulaire de 18 à 20 petites lacunes ovales ou elliptiques entourant les principales, mais ces dernières manquent souvent ou du moins sont effacées ou peu visibles.

La partie supérieure du disque pétiolaire est occupée par une cicatrice étroite, en forme de croissant (a) qui indique la place de la stipule. Au-dessous de ce même disque on constate la présence des cicatrices radiculaires (c, f) disposées en série croissante vers le bas et au nombre total de 19 à 24, peut-être même 30, dans ses plus grands spécimens. Cette série se termine par une cicatrice isolée (f) beaucoup plus grande que les autres.

Anæctomeria media, Sap.

Cette forme, considérée tout d’abord comme appartenant à l'espèce d'Armissan, fut de nouveau étudiée par de Saporta qui la considéra alors comme espèce distincte, tout en reconnaissant que les caractères des divers organes connus, rhizome, feuille et disque stigmatique, offraient de réelles analogies avec ceux de l'A. Brongniarti dont ils ne paraissent s'éloigner que par une taille plus réduite.

La forme du limbe est identique et le nombre des nervures principales est le même dans les deux espèces, c’est-à-dire que l’on en veut compter six à sept paires s'échappant de la médiane sous un angle équivalent, puis unesérie rayonnante occupant la partie inférieure du limbe et comportant douze ou treize paires.

Les cicatrices des disques pétiolaires sont également bien voisines comme aspect, mais la différence du diamètre des canaux aérifères principaux, très prononcée

dans l’A. Brongniarti, commele montre notre fig. 8, l’est beaucoup moins dans l'A. media (Gg. 9).

Quant aux disques stigmatiques ils paraissent parfaitement identiques dans les deux espèces.

Il estévident que ces deux formes sont beaucoup plus rapprochées l’une de l’autre, qu’elles ne le sont de l’A. nana des gypses d'Aix.

Fig. 9. — Coussinet pétiolaire d'Anæctomeria media, Sap. : a, cicatrice stipulaire; b, canaux aérifères supérieurs; canaux aérifères inférieurs. (Les fig. 8 et9 sont de grandeur nat.)

De plus, comme nous le disions plus haut, de Saporta reconnait lui-même que l’A. Brongniarti d'Armissan peut varier dans une mesure assez considérable, quant à la taille de ses différents organes ; il n’y aurait donc rien d’impossible à ce que les deux formes distinguées spécifiquement par le savant paléontologiste d'Aix aient appartenu à une espèce unique et il conviendrait donc, dans ce cas, de revenir, en ce qui concerne les empreintes de Céreste et de Manosque, à la première interprétation de M. de Saporta.

Il nous paraît en être de même pour l'espèce suivante.

Fig. 10. — Lambeau de rhizome de l’Anæctomeria Renaulti Sap., montrant plusieurs coussinets avec disques pétiolaires et cicatrices radiculaires, d’après un échantillon des meulières de Beauce de Longjumeau (Seine-et-Oise), de grandeur naturelle. Ÿ

Anæctomeria Renaulti, Sap.

Sous ce nom, M. de Saporta figure (1) une portion mutilée de rhizome provenant des meulières aquita-

(1) DE Saronra. Les Organismes problématiques des anciennes mers, p. 21, fig. 2. ÿ

niennes de Longjumeau et qui fait partie des collections du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, mais il n’en donne point de description, se contentant d'indiquer que ce rhizome représente un Anæctomeria inédit, plus grand dans toutes ses proportions que l'A. nana des gypses d'Aix, mais beaucoup plus petit que l'A, Brongniarti d'Armissan (fig. 10).

À en juger par ces indications sommaires, il semblerait que cette espèce dût être confondue avec l'A. media, cependant l'examen des échantillons ne paraît pas devoir confirmer cette interprétation ; et nous pensons qu'il est nécessaire d'étudier des échantillons mieux conservés que celui que de Saporta mentionne, pour être définitivement fixé surla valeur spécifique de l'A. Renaulti.

Nous nous réservons d’ailleurs de revenir sur cette étude des empreintes de la meulière de Beauce.

PH FRITEL

MŒURS & MÉTAMORPHOSES des Coléoptères de la tribu des CHRYSOMÉLIENS (1)

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