‹ Le NaturalisteChapitre 228 sur 304 · C. chloris, Suffrrian-Desbrochers loc. cit, 13, p · texte numérisé non relu

C. chloris, Suffrrian-Desbrochers loc. cit, 13, p

Larve; Rosenhauer, Stett. ent. Zeit. 1882, 42, p. 142,

Ressemble en tous points à celle de C. stigmatica que nous venons de décrire; la fourche caudale est très longue ainsi que les peaux : on la trouve en juillet dans les champs, dans les jardins sur l’Artemiseet la Tenaise ; nymphe semblable à la précédente.

Doit être considérée comme une variété de Stigmatica ainsi que le prouve le genre de vie de la larve et de l'adulte.

4. C.hexastigma, Suffrian-Desbrochers, loc. cit. 10 bis, p.25.

Larve. Xambeu, 1er mémoire, 1893, p. 245.

Longueur 5 à 6 millim. ; {largeur 3 millim.

Corps charnu, verdàtre chagriné ; tête petite, orbiculaire, rousse avec nouchetures éparses; mandibules roux doré, brillant 4 pointe large quadridentée, rainurellée, lobe maxillaire court, à pointe brune ; palpes brunâtres, lèvre inférieure bilobée, antennes de trois courts articles coniques; ocelles noirs, saillants,au nombre de cinq, quatre en ligne diagonale, un cinquième en arrière, le premier paraît géminé,

Segments thoraciques peu chagrinés,le premier armé de trois épines latérales jetant cinq ramifications, les deux premières jointives; deuxième avec trois épines, troisième avec deux seulement.

Segments abdominaux étroits et transverses, verdâtres, avec ligne médiane pâle, armés d’une épine latérale barbelée, segment anal prolongé par une fourcne à deux longues branches destinées à retenir les excréments et les dépouilles dont la larve se sert pour se protéger et des ennemis et des intempéries ; dessous peu chagriné.

Pattes ciliées, cylindriques, hanches fortes et courtes cuisses atténuées, jambes courtes, arquées, onglet tarsal brunâtre, acéré.

Stigmates saillants, flaves, à péritrème blanchâtre, à leur place normale.

Issue d'œufs pondus en mars, la jeune larve, d’abord de couleur jaunâtre, ronge, par petites plaques irrégulières, le parenchyme des feuilles de la plante nourricière, le Carlina vulgaris, Linné, c'est de jour comme de nuit que s'exerce son appétit, briguant à découvert les variations atmosphériques les plus brusques, les rayons solaires les plus chauds sous le simple couvert de amas excrémentitiel accumulé au-dessus de son corps, ne quittant sa place que pour choisir un autre point du limbe de la feuille mieux approprié à ses goûts; elle progresse lentement, inquiétée, elle marche par petites saccades, se déplaçant rarement dans le cours de son existence larvaire dont la durée est de deux mois environ; — si une circonstance particulière l'y oblige, elle passe d'une feuille à l’autre quittant aussi le dessus pour s'installer au-dessous ; sa vie est souvent compromise par l'effet d’une grosse fourmi noire dont le nid est creusé au pied de la plante même qu'elle habite:

La couleur jaunâtre de la larve passe au verdâtre avec l’âge ; fin mai, parvenue à son entier développement, au point de la feuille où elle se trouve, elle se prépare à se transformer; à cet effet, après avoir fixé contre la feuille ses derniers segments abdominaux à l’aide de quelques fils soyeux, elle se contracte, sa peau se fend, elle est repoussée et acculée contre l’extrémité postérieure dont elle cache les trois derniers segments.

Nymphe. — Longueur 6 millim. ; largeur 3 à 4 millim.

Corps vert brunâtre, ou brun, selon l’âge, rugueux et chagriné, peu convexe en dessus, déprimé en dessous, entouré d’unearéole de cils et d'épines en long, relevé par une légère carène médiane; le premier segment thoracique à bords larges, frangé de nombreux cils roux, deuxième étroit à bords postérieurs avancés débordant le troisième qu'ils englobent; ces deux anneaux n'ont ni cils, ni épines, le troisième est marqué de deux points noirs, un de chaque côté de la carène médiane ; segments abdominaux étroits, atténués vers l'extrémité qui est arrondie, les cinq premiers à bords latéraux armés d’une épine blanchâtre, charnue, portant cinq ramifications et marqués d’un point noir de chaque côté de la carène médiane, les trois segments suivants sans épines, ils sont recouverts par la peau chiffonnée de la larve qui les cache, le sixième conserve la trace des points noirs, le segment anal arrondi se prolonge par deux longs styles bruns à extrémité noire, plus grêles mais semblables à la fourche de la larve; stigmates saillants, globuleux, à péritrème blanchâtre; points noirs peu apparents le long des stigmates et de la rangée d’épines ; tête complètement voilée par les rebords du premier segment thoracique ; antennes obliques ; pattes rassemblées, extrémité anale charnue, rebordée.

La nymphe couchée sur le limbe de la feuille se trouve retenue en place et par la peau qui adhère à son extrémité, et par la fourche caudale ; la phase nymphale a une durée de quinze à vingt jours au bout desquels apparaît l’insecte à l’état parfait,

Adulte. — N'est pas rare sur le Carlina vulgaris, plante à laquelle il est inféodé, qu'il ne quitte que rarement; il hiverne soit sous les feuilles sèches de Carlina, soit sous les pierres ; aux premiers chauds rayons du printemps, il cherche à assurer par un rapprochement le sort d’une nouvelle génération.

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