V. Amherstiées
Sclérolobiées
TRIBU I. — SCLÉROLOBIÉES (1).
Plantes américaines.
\ Étamines nombreuses (5:20) er NE EPA 2 (BE taminesHiO MERE RER Jade deneE Se ce 3
GAMPSIANDRA, Benth. — Arbres sans épines, à feuilles impari-pennées. Calice campanulé à
5 lobes courts, imbriqués. Pétales allongés,
2 ovales. Etamines 15-20, libres, à filet allongé. Ovaire brièvement stipité, à ovules nombreux. Gousse bivalve, coriace, à graines sans albumen. — 3 espèces : Amérique tropicale.
QI
. Fig. 1. — Campsiandra co- Fig. 2. — Campsiandra mosa, Benth., Fleur coupée laurifolia, Benth., Fruit en long. coupé en long.
Filets staminaux soudés en gaine............. 4 3 | Filets staminaux libres ou à peine soudés à la DÉC Bb ben odoa unes RAT ados 0
PHYLLOCARPUS, Ried. — Arbre élevé, sans épines, à feuilles pari-pennées. Calice à 4 sépales presque égaux. Corolle à 3 pétales ovales.
4 Etamines soudées en une gaine ouverte en haut. La dixième (postérieure) libre. Gousse ailée à la suture supérieure. — 1 espèce : Environs de Rio de Janeiro.
(1) Dans tout ce qui va suivre, on trouvera fréquemment les expressions Feuilles pari-pennées, Feuilles impari-pennees, Rappelons qu’on entend par feuille impari-pennée une feuille composée dont le rachis commun est {erminé par une foliole, tandis que les feuilles pari-pennées ont le rachis non terminé par une foliole. Il est quelquefois terminé par une courte pointe, ou une vrille, ce cas se présente souvent chez les Papilionacées. Dans l'étude que nous faisons aujourd'hui des Césalpiniacées, nous ne rencontrerons,comme feuilles pari-pennées,que des feuilles à rachis commun brusquement interrompu, nous pourrons donc dire qu’une feuille pari-pennéese reconnaïîtra à ce qu’elle est terminée par 2 folioles opposées ou presque. Comme on le voit cette définition ne préjuge en rien du nombre des folioles situées de part et d’autre du rachis commun, et qui peut, par avortement, être pair ou impair, quand on pourrait s’attendre à l'inverse.
k \ Etamines brièvement soudées à la base....... 6 | Etamines entièrement libres................. 7
feuilles pari-pennées. Calice à 5 sépales ciliés, pétaloides. Pétales 5. Etamines brièvement soudées à la base. Gousse inconnue. — 1 es-
THYLACGANTHUS, Tul. — Arbuste inerme, à pèce : Région des Amazones.
Sépales 4..." .
SÉTHIES Bi ne code so ati
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DICYMBE, Spruce, — Petit arbre inerme, à feuilles pari ou presque impari-pennées. Calice à 4 divisions, la supérieure bipartite. Corolle à 5 pétales ovales. Etamines 10, à filets velus à la base. Gousse inconnue. —1 espèce:
Région des Amazones.
Fig. 3. — Dicymbe corymbosa, Spruce. Fleur.
1 Lobes du calice plus ou moins connés au-dessus du disque, et ovaire inséré obliquement 9 danstlafcoupercalicmale AAA EEE RER 10 Lobes du calice libres jusqu’au disque, et ovaire libre au fond de la coupe..........:........ 41
POEPPIGIA, Presl. — Arbre inerme à feuilles impari-pennées. Calice à réceptacle campanulé, à divisions plus ou moins soudées audessus (très rarement libres jusqu’à la base).
10 Corolle à 5 pétales. Etamines 10, à filets glabres, à anthères dorsifixes. Ovaire inséré obliquement. Gousse membraneuse plane, à graine sans albumen. — 1 espèce : Amérique du Sud tropicale, et Antilles.
Fig. 4. — Poeppigia procera, Presl., Fleur coupée en long.
1 Goussehindéhiscenter EPP EME EL CARRE 12 GOUSSEMÉMISCEN TEE AP ANT ML Sn 13
SCLEROLOBIUM, Vog. — Arbres inermes, à feuillesimpari oupresque pari-pennées. Calice à 5 divisions presque égales. Corolle à 5 pétales linéaires ou ovales. Etamines à filets velus à la base. Gousse à 1-2 graines, à épicarpe souvent caduc, et mésocarpe fibreux.
Graines en rein, sans albumen., — 12 espèces : Brésil et Guyane.
13 Cousselhivalye PARENTS ACER EE RIRE 15 ©” | Gousse folliculoide
Fig. 5. — Sclerolobium aureum, Benth., Fleur coupée en long.
BATESIA, Spruce. — Grand arbre à feuilles impari-pennées. Sépales5. Pétales5. Etamines 10
14 à filets velus. Ovules peu nombreux. Gousse un peu renflée, s’ouvrant à la manière d'un follicule. Graines albuminées. — 1 espèce :
Région des Amazones.
Gousse vide entre les graines. ...,........... 16 15 { Gousse plus ou moins bourrée-feutrée, entre les CHAINE SAC E et SUN MAR tete 17
DIPTYCHANDRA, Tul. — Petits arbres ou arbustes inermes, à feuilles pari ou obscurément impari-pennées. Calice à 5 divisions presque égales. Pétales 5, petits. Etamines 10, à filets velus à la base, à anthères dorsifixes. Gousse bivalve, à 1-3 graines sans albumen. — 3 espèces : Brésil, Bolivie.
BR Doccopcdone sos abs o bep oo 18 17 ; NOR à Sépales tous égaux ou presque, l’inférieur non plus grand que les autres.................. 19
CENOSTIGMA, Tul. — Arbres couverts de poils étoilés, à feuilles pari ou impari-pennées. Calice à 5 divisions,dont l’antérieure est carénée et plus grande que les autres. Pétales 5, ovales, assez égaux. Etamines 10, velues à la base. Gousse bivalve, bourrée entre les graines. — 2 espèces : Brésil.
(A suivre.)
| Sépale inférieur caréné plus grand que les au-
HENRI Coupin et LOUIS CAPITAINE.
LE MOSQUERO
Nid d'Araignée employé au Mexique comme piège à mouches
M. L. Diguet, chargé de missions scientifiques au Mexique, donne dans le Bulletin de la Société d'Acclimalation une étude sur un nid d’araignée employédans certaines régions du Mexique comme piège à mouches. Nous reproduisons ci-après les parties essentielles de cette note.
Parmi les survivances précolombiennes que l’on retrouve encore dans certaines régions mexicaines, il en est une bien curieuse qui consiste à placer dans les habitations-comme piège à Mouches la nidification d’une Araignée sociale vivant en colonie nombreuse sous un même abri.
Cette coutume. dont l'origine doit remonter à une époque assez reculée, s’est conservée couramment parmi les descendants des Indiens tarasques qui forment aujourd’hui la majeure partie de la population indigène du Michoacan.
284 LE NATURALISTE RE ER PR Sd UN
À la période de la saison des pluies, les habitations des villages sont toujours envahies par une grande quantité de Mouches et Insectes de toutes sortes; pour se garantir de ces hôtes, dont la présence rend durant plusieurs mois de l’année les demeures désagréablement habitables, les populations rurales ont recours au piège assez original que leur fournit la nature.
Pour cela, un rameau de l'arbre supportant le nid de l’Arachnide, que l'on désigne sous le nom de Mosquero, est suspendu au plafond de l'appartement que l’on veut préserver et y reste pendant toute la saison critique.
Aussi, chaque année, à l'approche des pluies, les Indiens ont-ils l'habitude d’aller dans les endroits boisés, des montagnes faire la récolte des Mosqueros, Soit pour en munir leur foyer, soit pour les vendre au marché.
L'Araignée du Mosquero, que M. Eugène Simon, l’éminent arachnologiste, vient de décrire sous le nom de Cœnothele gregalis,appartient à la famille des Dictynidées, où elle vient figurer un genre nouveau intermédiaire aux Dictyna et Phryganophorus ; c'est un animal aux formes massives et trapues, de petite taille, mesurant à peine 4 ou 5 millimètres.
| Vivant constamment en recluses dans un nid qui a été édifié surtout en vue de l'élevage de la progéniture, les Cœnothele sont d’une allure assez lente ; elles ne sortent de leur repaire que pour l’abandonner définitivement et le laisser aux jeunes qui le conservent pour l’hivernage ; l exode des adultes se fait en masse à la fin dela saison ; ils vont alors, soit hiverner, soit mourir dans un endroit retiré.
On rencontre habituellement les nids de Cœnothele sur les Chênes qui croissent à une altitude voisine de 2.500 mètres ; parmi ces arbres dont les espèces sont si nombreuses au Mexique, l'espèce qui paraît avoir la prédilection est le Quercus polymorpha dont les rameaux touffus et contournés se prêtent à merveille à l’agencement d'une nidification qui rappelle par son facies externe celle bien connue que tissent sur des arbres analogues les Chenilles processionnaires.
Ces nids sont de dimensions variables, on en rencontre qui peuvent couvrir une surface de 2 mètres Carrés, ils sont constitués extérieurement par une enveloppe composée de deux sortes de fils ; lies uns sécrétés parles filières forment les câbles qui, s'étendant d'une branche à une autre, constituent les haubans qui maintiennent l'édifice ; les autres dits calamistrés, plus mous et franchement agglutinants, servent à capturer les proies ; l'intérieur de cette poche estrempli par un lacis de fils inextricablement enchevêtrés entre lesquels de nombreuses alvéoles et galeries sont ménagées, ce qui donne à la masse un aspect spongieux.
Comme la totalité du nid n’est pas nécessaire pour constituer le piège à Mouches tel qu’on l'utilise, ce sont habituellement les extrémités touffues des rameaux que lon choisit pour suspendre dans les habitations, où elles peuvent même participer à leur ornementation en simulant un bouquet recouvert de mousseline.
La surface du nid, comme la partie intérieure, est toujours d’une propreté remarquable, car la colonie comprend en commensalité un très petit Coléoptère lathridide du genre Melanophthalma, long environ d’un millimètre, qui se rencontre en très grande abondance dans toutes les parties du Mosquero.C’est le Corticaria nidicola, À. Grouv.
Le rôle social qui paraît incomber dans la communauté à cet infime commensal est d’en assurer la propreté en transportant et en faisant disparaître tous les détritus qui finiraient à la longue par encombrer ou souiller les galeries.
Le Mosqüero s’accroit concentriquement, pour ainsi dire, après chaque capture ; lorsqu'un Insecte est venu
se faire prendre, il est immédiatement saisi et recouvert de toile par l’Araignée qui en fait alors sa proie, le Melanophtalma vient ensuite et bénéficie des restes du cadavre, qu'il fait progressivement disparaître, laissant ainsi une place vide qui devient une nouvelle alvéole qu'occupera ensuite l’hôte du logis.
On constate, en outre, que, dans les parties basses de la nidification, se trouvent des espèces de cloaques constitués par des poches ou des compartiments assez volumineux où se trouve une accumulation de détritus de tous genres dont profite toute une série d'Insectes et où très probablement et selon toute apparence l’évolution biologique du commensal a dû s'effectuer.
Dans la nombreuse colonie du Mosquero, le commensalisme ne s'arrête pas au minuscule Coléoptère, on y rencontre encore une Araignée errante de la famille des Drassides, le Pæœcilochroa convictrix, Simon, qui, trouvant apparemment une existence facile et bien assurée, s’est fait l'hôte du logis ; cette dernière espèce doit, selon toute vraisemblance, bénéficier en temps courant des captures journalières ; mais si, pour une cause quelconque, les vivres habituels viennent à manquer, il est probable qu’elle doït avoir recours pour son alimentation aux Cœnothele qui lui donnent asile; ceci, du moins, paraît être indiqué par le fait qu'ayant envoyé au Muséum de Paris, dans des colis bien clos, plusieurs Mosqueros, avec leur colonie d'adultes au complet, et dont les loges ou les alvéoles contenaient des œufs récemment pondus, on n'a plus retrouvé, à l’arrivée, que les cadavres desséchés des jeunes, nés en cours de voyage, et le Pæcilochroa convictrix parfaitement vivant; tous les adultes avaient donc disparu en devenant la proie de leur commensal.
La région et les conditions climatériques sous lesquelles vivent les Cænothele présentent une nouveauté au point de vue biologique qu’il est important de signaler; toutes les Araignées sociales qui ont été jusqu'ici décrites habitent des localités chaudes et désertiques; l’espèce qui fait l’objet de ce mémoire se rencontre, au contraire, dans des conditions toutes différentes : région élevée, par conséquent assez froide, et, de plus, très humide pendant une partie de l’année.
De telles conditions peuvent se rencontrer facilement dans les habitations ; c’est donc la cause qui a permis l'emploi et le concours de ces intéressants animaux dans les usages domestiques; ce sera également un appoint sérieux et qu'il sera facile de réaliser au cas où on voudrait tenter, soit des essais d’acclimatation, soit seulement une étude approfondie de ces Araignées sociales, qui ont l’avantage sur leurs congénères jusqu'ici décrites de présenter une sociabilité infiniment plus grande.
Comme contribution à l’étude des mœurs de ces Cœnothele gregalis, je signalerai quelques observations qu'il m'a été possible de faire dans leur pays même (Sierra de Tlalpujahua, Michoacan) pendant la période de l’année comprise entre octobre et janvier, c’est-àdire à une saison qui, pour la localité, commence immédiatement après les pluiés estivales et finit à l’entrée de l'hiver; ces observations se résument ainsi.
En octobre, les nids étaient en pleine activité et la colonie très nombreuse de Cœnothele gregalis n'était composée que de femelles; il ne m'a pas été possible de rencontrer de mâles; peut-être ces derniers vivent-ils en dehors de la nidification, ou plus vraisemblablement, leur vie effective étant terminée, avaient-ils cessé d'exister. Les alvéoles contenaient une grande quantité d'œufs, qui, un mois environ après,-donnèrent naissance à la nouvelle génération; à la fin de novembre, les adultes commencèrent à abandonner le nid, les Insectes qui se prirent à la toile y restèrent et se desséchèrent sans que, selon toute apparence, ils eussent servi de nourriture aux jeunes, qui, eux aussi, ne tardérent pas
à succomber, faute, probablement, d'une subsistance appropriée.
En février, les nids restés sur les arbres ne contenaient que des jeunes qui ne semblaient pas avoir commencé leur hivernage; quelques rares adultes se rencontrèrent sous l'écorce des arbres où ils s'étaient réfugiés, peut-être dans un but d’hivernage.
Pendant les trois mois que les nids furent suspendus, soit dans un appartement, soit sous une véranda, il a été facile de se rendre compte de leur propreté absolue, en constatant que sur une feuille de papier placée audessous aucun déchet ne s’en échappe.
Le Mosquero, quoique n'exhalant pas d’odeur bien appréciable, n’en exerce pas moins, cependant, une très notable attraction sur les Mouches, car si on recouvre complètement ces nids d’une enveloppe de papier, on constate que les Mouches vienaent s’y fixer en abondance, ce qu’elles ne font pas sur un papier placé à côté dans les même conditions.
Quoique de faible taille, l’habitante du Mosquero s'attaque à des proies beaucoup plus volumineuses que la Mouche domestique; on a pu constater que des Guêpes, des Tabanidés et même des Œstres s'étaient capturés et avaient servi de pâture; aussi dans les Corales, où l’on enferme les Chevaux, et, en général, les bestiaux, a-t-on coutume, dansles villages de Michoacan, de placer souvent des Mosqueros, afin de préserver les animaux des piqüres des Insectes ailés.
En résumé, la nidification du Cœnothele, qui, dans son pays d’origine, peut être considérée comme le piège à Mouches le plus pratique que l’on ait réalisé, se présente à bien des points de vue comme une nouveauté digne d'intérêt.
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