BOUCHARD
La maladie, effort curateur de la nature. — Elaboration et déviation de l'énergie. — Les deux/catégories de maladies: diathésiques et infectieuses. —
Apparition et cycle de la maladie. — Les causes éloignées. — L'’élimination. — Psychisme et maladre.
Tous les auteurs de tradition hippocratique ont: affirmé. la nature éliminatrice de la maladie. « La nature de toutes les maladies est une, disait Hippocrate, Elles ne diffèrent que par leur siège. elles se guérissent toutes au moyen de quelque évacuation ». En tête du premier chapitre de sa « Médecine pratique », Sydenham déclarait: « La maladie n’est autre chose qu’un effort de la nature, qui, pour conserver le malade, travaille de toutes ses forces à éliminer la matière morbi-
Le % cnrs fas
fique ». Broussais lui- même le reconnaissait : « « Prendre, disait- il, les entités morbides factices comme des puissances malfaisantes qui agissent sur les organes et les modifient en y produisant tel ou tel désordre, L est prendre les effets pour les causes ». HA
Or, de nos jours, que voyons-nous ? On considère ! que le microbe attaque l'organisme et, qu’il soit filtrable neurotrope ou dermotrope… on considère la maladie
comme ure réaction de l’ robe à cette attaque. Si
l’on relit les discours de Démosthène aux Athéniens, prononcés pour sortir ceux-ci de leur incroyable apathie, et si l’on peut comparer les maladies des individus aux maladies des peuples, on comprendra que celles-ci ne sont pas uniquement le fait d’une attaque extérieure, mais surtout celui d’un affaissement intérieur. Le chevalier de Dôûrer, qui s’avance entouré du Diable et de la Mort, ne se voit attaqué que s’il trébuche et détourne ses yeux de la Ville Eternelle. L’organisme ne se comporte pas de façôn différente vis-à-vis du germe infectieux. Si, pour le classique, le pneumocoque crée une alvéolite, une pneumonie, si pour lui le tréponème pâle attaque les cordons postérieurs de la moëlle, le cerveau, la peau, et le bacille d’Eberth les plaques de Peyer, devant des lésions aussi différentes qu’une réaction fibreuse et une pneumonie caséeuse créées par le même germe, il est bien forcé de parler de terrain. Il croit ainsi renouer avec une tradition perdue (les « humeurs péquantes », ete...), mais en réalité il méconnaît l'esprit de la doctrine d’Hippocrate, ainsi que le prouve surabondamment l’exclusivité de ses recherches tournées vers le germe en clinique, le sérum et la chimiothérapie spécifiques en thérapeutique. Comment pourtant ne pas admettre le raisonnement logique des anciens. Cette importance du
es * a 4 :
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terrain Le Cent crient que l’on se demie si
… malheureusement Tien, By
ne pas d’une fonction aussi banale que la digestion. me Fes corps réagit au contact des aliments et après les avoir attaqués par tous les sucs et s’en être assimilé la substance, il en rejete les déchets. « Entre l’aliment À chargé d'épices, dit Trousseau, associé aux condiments 2% An: le plus. ‘énergiques, entre les viandes déjà arrivées à un % degré de corruption très avancé qui les font d’autant plus rechercher par le gourmet, et les causes morbifiques qui ébranlent et stimulent le système nerveux et É : qui altèrent la erase du sang, où est la différence? » 2 Cela ne revient pas à dire que la maladie est une } réaction identique à une attaque microbienne. Comme e le confie Socrate à son jeune ami Glaucon « l’homme s’emplit d’humeurs et de vapeurs comme un étang... D sous l’effet du régime et de la paresse ». Ce sont les germes qui mettent le feu à ces vapeurs. Si l’on continue la comparaison avec une maladie nationale, l’invasion ne se fut pas produite sans un passé d’erreurs. 5 Comme le disait Démosthène aux Athéniens: « Philippe -est mort. Non, il n’est que malade dites-vous.. Si Philippe n’était pas, c’est vous-même qui créeriez un autre Philippe ». B’attaque extérieure devient la cause d’une reprise de conscience nationale qui lui fait retrouver ses vertus premières. Ainsi envisagée, la maladie échappe au hasard et aux caprices des germes, elle devient la suite logique d’erreurs personnelles, elle cesse d’être considérée sous le seul aspect de la crise déclanchée par les causes occasionnelles. On voit combien est logique l’attitude du naturisme vis-à-vis d’elle; il cherhé ar | |
vd ra ne plaide pas une cause déjà gRgnée: dl n ’en est
AU regarder les choses objectivement, la. ie he F
d . aux Mare on a FA pas une ttit dt É autre. Le e naturiste est à 1 peu nbleble"
| Et de a dont plutôt que par us Dr La maladie est la déviation d’une énergie qui se manifeste parfois violemment en accès fébriles, ete... Carton
; se demande comment cette énergie de été.déviée. et pour à cela il examine la façon dont l'énergie : en général : HELIVE: F0) jusqu’à l’homme. On sait, bièn que cela ne parle guère SA
à notre imagination, qu’elle ‘existe, colossale, dans © l'atome : l’électron tournerait sur lui-même à la vitesse ne de 120 millions de milliards de kilocyeles (mille tours sur soi-même) par seconde. Cet.électron tournerait lui- | même autour du noyau en un système. solaire, miniature
de celui où nous vivons modestement sur l’un de ses fragments. Comment à à partir de l? eau et de la lumière 3 solaire, la Vie s’est-elle tout à coup manifestée?; nous ne savons, mais Ce que nous savons C’est que le soleil a : Ke une importance capitale. — Il semble que ce soit les
êtres monocellulaires qui aient préparé les formes supé-
| rieurs plus organisées. De nos jours ils sont encore au début, et, par suite, à la fin du cycle, toujours modifiant autour d’eux le milieu à l’aide des mystérieux ferments.
Ils dégrädent le sol, le nitrifient, le déblayent des amoncellements de cadavres animaux. Les végétaux puisent
dans le sol cet azote (parfois en symbiose avec les microbes), les sels minéraux, l’eau, et dans l’atmosphère,
la lumière solaire, l’oxyg ène, le CO? et l’eau encore,
à partir desquels ils effectuent par la chlorophyle la
à synthèse dés glucides. Ils accumulent ainsi au sein des
| protoplasmas cellulaires des condensations d’énergie
» " ge mL S Fa
manifester sous peine de mourir dans ce domaine. Sur
qui a servi à les ‘accoupler. Rar des ferments analogues n. ceux qui pour. le compte des mierobes attaquaient les cadavres animaux et végétaux, les cellules digestives
les déchets, Cette é énergie est dirigée sur tel ou tel plan, er” selon ce que nous avons dit, on Pourra imaginer qu’elle puisse être rayonnée depuis le plan matériel É jusqu” aux plans les plus élevés. Cette mystérieuse trans- | substantiation doit exister, puisque l’effort intellectuel se solde au même titre que l’effort physique pe un
__ besoin de repos et de nourriture.
LE Mais tandis que chez l’animal cette énergie est har- Je monieusement répartie, l’homme a tellement brouillé - les cartes, dans son désir de se mettre au premier plan de la création, que, malgré son intelligence et ses dons, il a complètement détourné sa vie de son sens; il ne . sait la régler en accord avec les lois naturelles. De là + découlent des, perturbations qui aceumulent dans son __ organisme la « matière morbifique » des anciens auteurs. Il est difficile évidemment de connaître le cours de cette déviation et la chimie ne nous en a pas montré les méta. bolismes, mais il n’est pas douteux que tout heurt expose à un contreheurt qui remet la barque dans sa direction.
e qu’en . manifestant. Le os “ sé s'ils ne s’exercent, se rouillent et s’atrophient. 4 ‘chaque. domaine où il peut vivre, l'être doit se
le plan matériel de la digestion, l’homme désarticule les mollécules élaborées par les végétaux et capte l'énergie
0 ces démolitions et les émonctoires éliminent .
eux a su se ae des masques ons que Ant 5 maladie, lorsque la nature, sous l'influence des causes .
secondaires, vermes, froid, humidité, que nous nommons :
causes déterminantes, * déclanche une crise éliminatrice
qui s’appelle rougeole, bronchite, eczéma, ete... Cette
réaction, dont la fièvre et le symptôme majeur, celui
qui traduit que la nature est en train de « cuire » la matière morbifique pour l’évacuer au cours d’une crise lorsqu'elle est mûre, est une réaction à respecter. Or,
bien souvent, le médecin voit en elle la maladie et
s’efforce, avec son arsenal thérapeutique, d’en étouffer
les manifestations au lieu de les. aider ou de les atténuer seulement lorsqu’elles sont trop violentes. | L'importance du terrain ne peut plus échapper : les
tuberculoses graves, très rapidement mortelles, apparues ces dernières années, viennent évidemment de la mi-
sère Phoque Les furoncles des diabétiques ne sont pas le fait du seul staphylocoque. Mais on n’a pas étendu son rôle dans la. pathologie: on ne l’a mis en cause que là où ce rôle était criant et l’on se demande toujours quel est le virus des réactions méningées lymphocytaires curables, celui de l’angine à monocyte, de la rougeole.. comme si, sans cette notion de microbe, on ne pouvait avancer aucune autre explication.
« Les maladies diathésiques sont des accidents paroxystiques, des révoltes de l’organisme, des orages pendant lesquels la matière mal élaborée ou indûüment accumulée va être brûlée ou expulsée. » (Bouchard). On
comprendra done que le médecin doive s’abstenir d’une
thérapeutique intempestive dans les maladies diathésiques. Mais les maladies infectieuses? Pour Carton leur
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éssence Fade a même. Il a ae souvent des fèvres Dites chez des individus n ne > vivant ie d'eau bouillie +
| guère ce de HT Rea Sndividmele. mais même là des conditions favorisantes sont indiscutables, comme USE la misère dans le typhus. L ‘épidémie est à une popula- | ae SE TION. Ce: qu'est une maladie épisodique à à un individu ; son. Lg 1 fléau serait nécessaire, dit Carton, pour la on deco 7 la race. Ce mode d’ épuration est en tout cas, supérieur
à la guerre qui écrase aveuglement, détruisant les plus solides, et ceux en général les mieux faits pour s ’entendre. Aujourd’hui où l’homme a appris à se préserver
par la prophylaxie, la vaccination et la -sérothérapie en particulier, des infections aiguës épidémiques, mais où
il n’en a pas pour tela cessé de vivre sa vie déréglée, le nombre des maladies aiguës diminue, mäis celui des cancers, de la tuberculose, du diabète, du rhumatisme
À chronique et des troubles mentaux augmente. IL paie
cher ses prétendues conquêtes. .
Comment la maladie éclate-t-elle? Comment sur un CE état de prédisposition morbide donné, une réaction 2 aussi violente qu’une pneumonie, une ostéomyélite se déclanche-t-elle? Il est notoire qu’un individu, qui eut
pu accomplir en d’autre temps cent imprudences, con-
tracte une pneumonie après une exposition à un courant
d’air. Comment d’autre part des maladies aussi paten-
tes que la variole, la vérole, qui n’ont pu échapper à
des observateurs comme Hippocrate, Celse, Aretée, Galien, ont-elles-pu apparaître? Il faudra peut-être revenir aux idées de. Béchamp, défendues par le professeur Pagès. Si des grains de blé enfouis depuis des milliers d’années dans les tombeaux des Pharaons, ont
Run «hear de cerise, “ass He en éelosent les un
favorables. Cette Foie! qui one nés le ste risques de l’espèce est le microzyma de Béchamp. Curie sait que l'on. peut chercher vainement au bout d’un 1 re . certain temps lés bacilles d’Eberth dans une eau qui, Nec | pourtant, est la source de la fièvre typhoïde, Ces micro- Le ET zyma ne sont-ils pas la forme filtrable des germes? Rae Trousseau, qui cite ces. travaux, a’ exposé des idées ; passionnantes dans sa clinique sur la contagion où nous £ “avons puisé les exemples ci-déssus. nie nn à Considéré de cette façon, le microbe perd de son pou- 4 03 voir maléfique. Certes, par son passage d’ un individu à l’autre, il peut atteindre à une malignité qui interdit de lui retirer notre considération, mais il perd sa valeur de bouc-émissaire de toutes les maladies et peut être considéré comme un instrument nécessaire de la nature qui déclanche la réaction salutaire à notre organisme, Ba vaccination n’en est-elle pas la preuve puisqu ’elle chercher à déciancher aminima la maladie pour nous l'éviter dans sa forme majeure ? à À Carton parle fréquemment de l’alimentation nocive | comme facteur principal de l'accumulation de « la maee tière morbifique ».. Il n’est pas le seul: le professeur Marcel Labbé n’hésitait pas à la mettre sur le même rang que la tuberculose, la syphilis et le cancer en tant que fléau de la civilisation moderne. C’est, on le sait assez, dans ce domaine que les appêtits de l’homme se manifestent le plus. Il se laisse entraîner à manger
h beso oins à son organis-
| sources se toute l'éconouie atiipe à à d'efont a. . cet. ss
ss u a 1. voi r Ho sal eine on ne No £ quelle lutte/pc pour la vie de nos cellules digestives, MR peut la concevoir, avec le naturisme,. sous une forme a Ù moins guerrière, On peut la comparer à la vie dans la : Fe 7. nafure; un homme jeune cherche rarement dans une Vie | course en montagne autre chose qu "une altitude, ur passage dur, qui tui permettent d’ étonner et de se prouver sa grande valeur. Il fait une grande dépense ner- veuse et physique. La sagesse lui venant, il se laisse davantage pénétrer par le calme des choses et accomplit Re. ses exploits sans efforts, comme en se reposant. De même pour l’alimentation; elle doit cesser d’être pour le'sage la recherche d’une excitation, une épreuve de % , | fond qui épuise les forces. Eile prend alors un caractère en religieux comme tout acte qui nous fait participer aux Hs forces et à l'harmonie de la création. * Si C’est dans cette communion avec la nature que l’on doit trouver le secret de l’ extraordinaire résistance à ; dé fatigue de certains peuples « sauvages »: c’est sur Fe ce terrain après celui de la question À Mnentaire que , nous pêchons le plus, cette fois par défaut. St. Ed.
ue À FAT}
White raconte os son. tn cher di œuvre, ; Ta : Forêt! Es qu'il a vu des fillettes indiennes accomplir en pirogue
des prouesses qu’il n ’égalera jamais (remonter un rapi-
de avec des perches). Les heures de marche que peut fournir un porteur indien avec un nombre respectable
de livres de paquetage sur le dos est considérable.
Comment seraient- ils exposés comme nous aux catarrhes, Bi
aux grippes et autres ennuis physiques. ” . Jules Romains raconte, lui, que l’on peut, à We York, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit,
vivre une vie « normale »: acheter une voiture, se faire -
raser, prendre un bon repas, ete. Outre que nous ne
voyons aucun avantage à ce trafic nocturne, c’est encore
là une violation de cette loi du rythme, loi que nous trou-.
vons du haut en bas de la nature. Il n’est de vie qui ne :
se manifeste par une pulsation par la loi d’action-repos.
Nous pensons nous tirer indemnes de ces erreurs. Alimentation mal comprise, vie sédentaire, irrespect
des rythmes de la vie, sont les trois fléaux de notre vie
.d’homme moderne. Ils créent les syndromes d’aptitude
morbide, ces états de pré-maladie décrits par Carton. C’est sur ces syndromes qu'’éclate le masque que revêt la maladie au cours de l’effort curateur de la nature. Tous les anciens ont insisté sur la coction, la crise. La coction
est la maturation de la « substance morbifique » de |
Trousseau: elle amène la maladie à son apogée et, dans un-redoublement de la vigueur des symptômes, la crise se produit à la suite de laquelle s’effectue l’élimination
des déchets de cette digestion. La maladie la plus jé
typique à cet égard est la pneumonie, avec sa crise du neuvième jour et la débâcle urinaire, chlorurique.. Mais toutes les personnes qui ont été enrhumées savent que la toux est d’abord crue, puis qu’elle est grasse au
RUE non de trucs les autres ue # tions de la nature, la maladie s'inscrit donc par une courbe, ‘avec un acmé et une crisé, suivie de la chute des symptômes. Ce eyele se retrouve aussi bien dans la tuberculose osseuse, où Calvé a montré son importance, que dans une otite: il ne suffit pas de percer un tympan pour que les symptômes s’amendent, il faut que le cyele s'effectue.
L’élimination se fait r par ee Le voies : sn n’est F2 4! organe au contact du milieu extérieur qui ne puisse : 52 É S en devenir le siège. On sait son importance. Nous avons
oc pris l'observation d’une malade qui, atteinte d’une rou- ; geole, fut renvoyée de la Maternité; au Cours de son
voyage pour se rendre chez elle, au lieu d’entrer à
l'hôpital, elle pris froid et son éruption disparut com-
. plètement ; elle reparaissait huit jours après, confluente, avec des symptômes généraux graves. *La ‘peau est,
re ; Pal
semble-t-il, dans ce cas, le siège d’une élimination. Elle EE - en est le siège de bien d’autres. Les naturistes préten- 4 dent que le sarcopte.de la gale vit des déchets éliminés
par cette voie et le P' Jeanselme a rappelé que les vétérinaires peuvent à volonté faire apparaître ou disparaître sur les ovins, la gale, suivant qu'ils les nourrissent mal ou bien. Le furoncle est du à autre chose que le staphylocoque; pourquoi ne pas croire au rôle des émotions, __ des fatigues, dans son apparition. Le professeur Gaté a publié l’observation d’un enfant mort de néphrite aiguë: atteint d’uñ eczéma généralisé, on avait seulement « séché » cet eczéma avec une banale pâte-à-l’eau ; cet enfant avait 12 ans. Enfin, encore au niveau de la peau, les anciens ont toujours accordé grande attention à la transpiration. — L’appareil respiratoire, avec sa samme de coryzas, de bronchites, d’angines, est Ini aussi
+ une nt da sortie” des hd Les eatarrhes des do . rénaux ne relèvent pas de l’infection. — Les glandes 14
salivaires aussi éliminient aussi bien des sels calcaires, que le mercure du - traitement antisyphilitique; les
glandes lacrymales, en déversant des produits irritants, sont, plus « qu’ « un froid », la cause des conjonctivites. | — Les règles chez la femme opèrent chaque mois une- Se | chasse importante ; Hippocrate pensait qu’elles évi-
taient la goutte aux femmes et eur Carton les ennuis de la cAStTaMION seront dus ‘moins à des troubles hor- : monaux qu’à une intoxication par les déchets qui ne trouvent plus là leur exutoire. ; 3 Là fièvre est de tous les symptômes celui qui AN le mieux la réaction éliminatrice; elle élimine la chaleur des combustions anormales. Tissot pensait que l’asthénie et 1 'inappétence sont un recueillement de la nature pour se consaæerer à la purification de l’organisme. Carton estime qu’en chirurgie les succès inexpliqués de certaines opérations (Spencer Wells. +) a'ont pas d’autre explication que la « purge » de l’organisme par l’acte opératoire et le jeûne qui le suit. On sait que l’appendice de certaines appendicites chroniques n’offre aucune lésion, ni à l’œil nu, ni au microscope. Le succès de l’acte opératoire est d’ailleurs temporaire. | Voilà ce que pense le naturisme de la maladie. La médecine moderne a beaucoup de peine à admettre que le psychisme ait directement ou indirectement une influence sur elle. Qu’une cause immatérielle, comme l’émotion, puisse créer à elle seule un désordre non seulement fonctionnel mais organique, voilà qui la plonge dans le désarroi et la fait se rebiffer. Leriche à pourtant montrer ce rôle de l’émotion dans l’apparition d’une artérite oblitérante, Laubry de même dans des