DE LA CRUE DU NIGER
Nous supposons ici, bien entendu, que la crue de la région lacustre est produite par les crues combinées du Niger et du Bani. En août, la crue occidentale atteint à Koulikoro le niveau EF; pendant ce temps le
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niveau devient E<, F^ dans les lacs ; Eo Fg dans le bief Kabara-Say.
La crue orientale dont l'étiage a, 6, du bief Gaya-Say a pour corrélatif cd et ef dans les biefs suivants, atteint en août le niveau a'b' à Gava o*, 6* et e,/" dans les suivants, et le maximum de cette crue à la fin de septembre, représenté par le niveau a^b^ du bief Say-Gaya, donne des maximums c' d' et a'0,6'2 dans les biefs Gaya-Boussa et Boussa-Delta. A la fin de septembre ou premiers jours d'octobre, la crue occidentale prend le niveau G H de son maximum à Koulikoro; elle atteint une hauteur croissante G,H< vers Say; la crue orientale atteint à Gaya sa hauteur maximum à la même époque, phénomène très remarquable.
Ainsi donc dans les premiers jours d'octobre la crue occidentale atteint son maximum à Koulikoro, tandis que la crue orientale atteint le sien à Gaya presque sous la même latitude et presque le même jour.
La région lacustre est aux plus hautes eaux en décembre (niveau MN), et c'est à partir de cette époque qu'elle devient le régulateur des ondes et du débit du Niger.
Si cette immense cuvette n'existait pas, il est probable que la crue s'écoulerait beaucoup plus vite; mais chaque lac, par l'intermédiaire du marigot ou veine liquide qui le fait communiquer avec le Niger, renvoie l'eau qu'il a reçue avec une lenteur proportionnelle à l'étroitesse du marigot, et toutes ces petites rivières ainsi que les barres qui leur servent de clapets ne s'ouvrent pour ainsi dire, que les unes après les autres pour déverser dans le Niger, les eaux qu'elles ont prises à ce fleuve et cela seulement lorsque le Niger en baissant débouche leurs entrées, et prend un niveau inférieur à celui de chaque lac, phénomène progressif et continu.
Il est en effet très facile de comprendre que si le Niger est aussi haut que le Fati, le marigot qui alimente ce lac ne peut se déverser dans le Niger, tandis que si le Niger baisse, il fait appel au Fati, le niveau du lac suit le même mouvement, et ses eaux se déversent dans le fleuve. Ceci explique donc que le débit du Niger entre Kabara et Say, soit régulier et toujours
APPENDICE
proportionnel au profil de son lit, ce profil présentant, toutes choses égales d'ailleurs, une section non pas mathématiquement mais sensiblement constante.
Ceci explique également que le fleuve commençant à baisser à Kabara vers la fin de janvier, tous les clapets qui obstruent l'entrée des lacs se trouvent débouchés à peu près au même moment, et que le maximum de la crue ne se produise à Say que du 10 au 20 février, niveau M^N^.
A Gaya au contraire, la crue orientale baisse jusque vers minovembre en a' 6', premier mininum qui est précisément la hauteur de la crue occidentale parvenue en ce point. Puis la crue s'accentue de nouveau pour atteindre son maximum a',,6'^, vers la fin de février, c'est le maximum de la crue occidentale ii Gaya.
Le bief Gaya-Boussa atteint pendant ce temps un second maximum dans les premiers jours de mars, maximum c, rf, corrélatif du précédent.
Nous avons dit précédemment comment se comporte la crue dans la région Boussa-Delta.
Les pagaies du Niger. — Nous avons rajDporté trois pagaies types, empruntées aux différents biefs du Niger, bief calme Koulikoro-Ansongo, rapides du nord Gaya-Ansougo, rapides de Boussa, de Sakassi à Jebba.
Dans le bief nord, la pagaie est une cuiller en bois légèrement épointée, elle est très petite. La pagaie de Labezenga est déjà plus grande, plus longue, sa surface est à peu près une fois et demie égale à celle des pagaies de Koulikoro.
Le courant est plus fort, l'homme a besoin de réagir contre les tourbillons et les contre-courants, il a besoin d'imprimer plus de résistance.
La pagaie des rapides de Boussa présente un aspect tout différent. Elle a 3 mètres de longueur, la palette est d'une surface quadruple. Longue elle-même de 1°>50 et large de O'^.'îô, elle à la forme d'un aviron.
Cette pagaie est le luxe et même l'unique meuble des piro-
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guiers des rapides, elle est sculptée et présente souvent sur sa face postérieure un caïman fort bien représenté.
L'homme est debout à l'avant de sa pirogue, il incline son corps presque au niveau de l'eau, et plonge sa pagaie presque tout entière dans le fleuve, en réagissant de tout son être contre la violence du courant.
Il suffit de comparer ces trois pagaies, Koulikoro, Labezenga, Boussa, pour se rendre compte de l'état du fleuve dans chacune de ces régions, et pour apprécier quelles sont les dillicultés des grands rapides du Bas-Niger.
ilSON SÈCHE
pREMiKUF.s r'i.ui[i.£rns
FOHTES CHALELKS MAXIMUM
moins fréquentes ivembre à mars
peu prés
avril P^^'l.f"' . juillet
fds.
mai
ovembre â mi-février
février el surtout fin ma|ité
avril
novembre à fin avril îPS jours (le rnai
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de mai ou fin mai
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surtout juillet
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fin avril et mai
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fin avril
avril
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fin mai
fin mais jusqu'à mal
1 novembre à fin mars
avril
1er
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1 novembre à fin mars
mi-avril
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fin mars ou commencement avril
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