‹ Le Nirvâna: poème dramatique en quatre actesChapitre 48 sur 72 · ACTE III. — SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III. — SCENE II

MAHANA

Ne pouvant Entraîner aucun saint, convaincre aucun savant, Le subtil Gautama-Bouddha trouve commode De mettre l'ignorance et le vice à la mode.

ANANDA, à Mahana.

Il fut un temps, hélas! où, parlant comme toi. Je Tai couvert d'affronts et j'ai maudit sa loi. Nous suivîmes alors Purna, son adversaire Le plus haineux. Purna, cependant, est sincère Comme toi, comme tous, vous Têtes à coup sûr; Puissent bientôt vos 'cœurs s'éveiller dans l'azur!

DÉVADAT

Vraiment, pour des esprits habitant les espaces, Vous faites bien du bruit et laissez bien des traces Sur notre pauvre sol, mon ami!

ANANDA

Nous vivons, Nous isolant du corps autant que nous pouvons. Mais nul de nous jamais n'a prétendu défaire En quelques jours ce que la misérable terre A, durant des milliers de printemps et d'hivers. Accumulé sur l'âme, et de nuit et de chairs.

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