‹ Le Nirvâna: poème dramatique en quatre actesChapitre 62 sur 72 · Scène VII · texte numérisé non relu

Scène VII

Les mêmes, YADARA, AMBÂPALI

YADARA

O Maître! nous tremblons : est-il vrai qu'on voulut Tassassiner, toi, notre espoir, notre salut?

ANGOULIMATA

Le criminel qui mérita des morts multiples.

Tu le vois, à genoux, au milieu des disciples

Du Sauveur, du Bouddha dont le divin regard Fit tomber de ma main tremblante le poignard.

LA FOULE

Gloire au Bouddha! Gloire au vainqueur de la souffrance!

LE ROI

Mon peuple entier suivra ta loi de délivrance.

YADARA

O Maître ! renonçant à toute volupté, Ambâpali fait don à la communauté.

Pour que les femmes aient enfin leur monastère, De son vaste jardin dans un lieu solitaire.

Éclairé par ma voix, son pauvre cœur meurtri. Près de ses humbles sœurs vient chercher un abri Toutes, Ton nous verra, sous le vêtement jaune. Marcher vers le salut en demandant l'aumône.

Et celle dont tu fis ton épouse jadis Quand tu montais encor, la mère de ton fils.

Dans ce lieu de repos, à nous viendra se joindre. Le cœur tendu vers cette paix que je vois poindre.

GAUTAMA

Allez, femmes! et loin de toute passion

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