‹ Le Nitrite de Soude en Injections chez les HypertendusChapitre 33 sur 49 · LEONE · texte numérisé non relu

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d'heure environ que nous notions les pressions, en général avec le sphygmotensiophone de Vaquez-Laubry par la méthode ausculto-palpatoire et l'indice oscillométrique avec l'appareil de Pachon ; le premier fixé au bras du malade, la manchette du second à l’avant-bras, n’en étaient retirés qu'une fois l'expérience terminée.

En possession des chiffres de tension systolique et diastolique, et de la courbe de l'indice oscillométrique, nous pratiquions l'injection d’une solution aqueuse à 1 p. 100, soit intra-veineuse, soit sous-cutanée ou intra-musculaire. L'heure en était soigneusement notée ; de même quand nous faisions croquer une dragée de Trinitrine. Toutes les > ou 3 minutes étaient ensuite vérifiées les modifica-

tions successives indiquées par lesdites méthodes,

B. — Action du Nitrile de soude et de la Trinitrine

sur la pression systolique

Pour faciliter la compréhension des effets produits par ces médicaments nous reproduisons des graphiques, les uns montrant les variations successives des pressions maxima et minima, les autres indiquant les variations de l'index avant et pendant l'expérience sur le sujet.

Après injection de nitrite de soude, il est à peu près constant que la pression systolique s’abaisse ; cette chute est constatée le plus souvent dans la première minute qui suit l'injection ; quelquefois il faut attendre deux, trois, rarement quatre minutes avant d'obtenir un diminution d'au moins à em. de mercure.

Chez deux malades seulement, nous avons eu l’occa-

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F1G. 1. — Obs. V, 4 nov. — Graphique représentant les chutes suc

cessives des pressions après injection sous-cutanée de 2 ctgr. de Nitrite

4—— Injection 35. CU, 0,701

FrG. 2. — Obs. III, 3 juin 1926. Graphique des variations des

pressions après ingestion d'une dragée de Trinitrine caféinée Dubois

à 9 h. 58. Cf. fig. 6 pour les modifications de l'indice oscillométrique.

Ke LS

sion d'observer une augmentation passagère de la pression aussitôt après l'injeection. Dans un premier cas Obs. x1v) il s'agissait d'une hypertendue de 62 ans, avec sclérose artérielle, chez laquelle à deux reprises, nous avons vu, le premier jour p. ex., la tension systolique passer de 25 à 26, deux minutes après la piqüre (2 ctgr. ss. cut.), sy maintenir {rois minutes, puis revenir progressivement à 24 + (huit minutes après) et à 23 au bout de dix minutes, enfin se fixer à 23 & pendant plus de vingt minutes (cf. fig. 2).

Chez M*° Jud... (Obs. xvir) que nous avons classée à part à cause de l'amélioration des symptômes fonctionnels) Le 3 octobre la pression, systolique baisse, après administration sous-cutanée de o gr. o2 de nitrite, de o cm. D de hg en 6 minutes, de 1 cm. 5 en 16 minutes, donc fort lentement. Le 16 octobre, l'effet est un peu plus rapide après ingestion de o gr. 06, puisque en 13 minutes nous obtenons une chute progressive de 2 cm., mais nous sommes très surpris de voir cette pression s'élever de 1 cc. 5, au dessus de ce qu'elle était au début de l'expérience. Enfin, le 18 octobre, la maxima étant à 26, passe à 27 neuf minutes après, pour revenir à 26 4, où elle est encore une demi-heure après injection sous-cutanée de o gr. 02. Sur environ 150 injections de nitrite que nous avons pratiquées, c'est ici le seul et unique cas de notre documentation dans lequel nous n'avons pas constaté la moindre chute de la pression.

Donc, abstraction faite de ce cas, chez les artério-scléreux, comme chez les spasmodiques ou chez les sujets

sains, le N. de $S. en intraveineuses, ou sous-cutanées,

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