‹ Le nivellement des jouissancesChapitre 18 sur 18 · SOU · texte numérisé non relu

SOU

2 livres 2 — 2 — 6 — 4 — lois —

5 deniers ^.

1. La livre tournois se composait de 20 sous et le sou de 12 deniers. I.a livre comptait donc 240 deniers; nous négligeons dans ce tableau les fractions de deniers.

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Préface. — L'égalité devant la bourse 1

Chap. I. — La nourriture. — Les Français mangent beaucoup plus qu autrefois. . 0

Les peuples qui « vivent pour manger » sont surtout ceux qui n'ont pas de quoi inangir. — Les générations précédentes manquaient du nécessaire ; les générations actuelles, avec une ration plus que doublée, ne se découvrent pas de superflu. — Le socialisme monarchique d'hier; réglementation minutieuse de la production, de la circulation, de la vente des denrées, en vue de dominer les prix. — Cette prétention n'aboutit à aucun résultat. — ■ Comment concilier le (ait d'une nation mal nourrie, avec des repas plus abondants que les nôtres ? — L'appétit de nos aïeux n'est qu'une légende. — Les « services » sont aflaire de (asle et non de gourmandise. — Preuve tirée de la contenance réelle des plats.

— Les plats d'autrefois étaient plus petits que les plats actuels. — La comparaison de leurs poids d'argent respectifs nous l'apprend. — Les « assiettes » ne sont souvent que de larges soucoupes. — L'usage des « maisons ouvertes » rend le luxe de la table très supérieur à ce qu'il est de nos iours. — Le nombre des bouches à la charge du grand seigneur. — Les « tournebrides ».

— L'usage des banquets diminue au XVIW siècle. — La cuisine personnelle des rois n'est guère bonne. — Les cuisiniers d'extra chez Louis XV. — Le bouillon de Henri III, clair et plein de graisse. — Comparaison nécessaire des sommes dépensées aux quantités d'aliments qu'elles représentent, pour savoir exactement comment nos pères se nourrissaient. — Importance relative de la table suivant les budgets. — La table du riche a changé de prix, celle du peuple a changé de nature.

Ghap. 11. — Transformation des anciens comestibles 27

Les mômes noms oui smi^ ^uiiunl Lca viftài, à designer des comestibles de nature très diUérente. — Exemples tirés du pain, de la viande. — Les aniiimux de boucherie {ournissenl auiourd'hui une chair toute différente, bien que, zoologiquement, ils semblent de même espèce que les anciens. — L'espèce des poissons, Tétat sous lequel on les consommait, les catégories sociales qui en usaient, ont changé. — Les étangs; prix très élevé du poisson, d'eau douce. — Le mot de poulet na plus le sens qu'il avait autrefois. — Les volailles ont grossi de volume. — Le gibier ne foisonnait pas jadis sur les tables; son prix n'a pas enchéri depuis le Moyen Age. — Beurre, fromage et lait. — Accroissement de leur production. — La généralité des vaches ne donnaient de lait que pendant six mois de l'année. — Le lait et le beurre baissèrent de prix avec la création des prairies artificielles au XVIII' siècle. — Le volume des œufs d'autrefois. — Développement tout moderne des cultures maraîchères. — Primeurs et conserves. — Introduction de légumes nouveaux : haricots, asperges, choux-fleurs, tomates. — Les petits pois, les champignons. — La pomme de terre. — Le riz; ses provenances. — Culture industrielle des fruits; motifs de son développement. — Oranges, bananes. — Les vins d'ordinaire chez les riches. — ^. Les vins en bouteilles. — Accroissement moderne des vignobles. — Les grands vins ont peu enchéri; les vins communs ont baissé. — Goût récent des spiritueux. — Le thé, le cacao, le café. — La masse même des denrées nouvellement produites prouve que ce bienfait nouveau s'adresse à Tuniversalité des citoyens.

Ghap. III. — Le service de table. — Vaisselle et

verrerie 64

Est-ce une jouissance positive de ne pas manger avec ses doic,ts? — Les seigneurs de l'an 1500 plus semblables aux Gaulois du temps de César qu'aux Français de 1750, sous le rapport de la table. — La gamelle en usage jusqu'au milieu du XVII' siècle. — La Galathée, manuel du bon ton au XVI' siècle. — De la manière de se conduire à dîner chez un archiduc. — Le faste a précédé la commodité. — Charles le Sage a dix fois plus de vaisselle d'or que Louis XIV. — Quatorze millions de francs de vaisselle au XIV' siècle. — Grandes pièces d'orfèvrerie; peu d'assiette'^; pas de couverts. — On

Pages visait au superflu ; on n'avait pas imaginé le nécessaire. — Les grands s'empruntent de la vaisselle, les uns aux autres. — Les meubles d'argent massil à Versailles. — Un bullct d'argent de 750 kilos. — La soidisant {onte de l'argenterie des particuliers à la Monnaie, en 1709, est une mystilication historique. — Chi{- [res réels de l'argent trans(ortné à la Monnaie. — La France possède au XVW siècle beaucoup plus d'argenterie utile qu'au temps [éodal. — Invention des (ourchettes, d'abord minuscules, puis des fourchettes actuelles par le duc de Uontausier vers 1670. — Lu (ourcheltc primitive, au temps de Louis XII!, pesait 20 grammes, quatre (ois moins que la nôtre. — Extraction minière de métal-argent depuis 1690 jusqu'à 1860; depuis 1861 jusqu'à 1912. — Le baron de Ruoltz et son invention. — L'ancienne vaisselle d'étain. — Prix élevé de l'étain ati Moyen Age ; il est {ortcment mélangé de plomb dans la vaisselle commune. — La faïence ; Nevers, Rouen, Mouliers ; elle était trop onéreuse pour le peuple. — L'industrie moderne de la faïence n'a de commun que le nom avec l'ancienne ; sa solidité, son prix dix fois moindre. — La porcelaine ; depuis Sèvres jusqu'à Limoges. — La vaisselle populaire de bois. — La verrerie; les Français, au XVlll' siècle, boivent chacun dans leur gobelet; mais non pas encore les Anglais.

— Jusqu'à Louis XVI, les verreries n'avaient pu établir à prix taisonnable, des gobelets en verre blanc. — Les bouteilles, article de luxe au Moyen Age, — Bouteilles d'ivoire et de cuir. — Bouteilles de verre quatre fois plus chères encore à la fin de l'ancien régime qu'aujourd'hui.

Chap. IV. — La cuisine moderne. — Ses variations. 89

Variations de la cuisine suivant les goiïts depuis 700 ans.

— Le « potage à la ci-devant Condé » sous la Terreur. — • Cuisine fortement aromatisée du Moyen Age. — Abus des épices et leur prix excessif. — « Cher comme poitre », de 30 à 50 francs le kilo. — C'est un goût de riche; 711 francs d'épices pour 1.160 francs de viande.

— Les ragoûts épicés bannis de la gastronomie du XVII' siècle. — Sous Louis XV on risque encore sa vie pour exporter des plants de muscade. — La cherté du sel créée par voie coercitivc : les gabelles ; le soidisant « faux-sel ». — Les Français, jadis, ne mettaient pas d'huile dans leur salade. — Anciennes huiles locales, rares et sujettes à rancir, remplacées par la multiplication des olives et par l'invention de l'huile comestible de coton. — Vinaigre d'alcool remplaçant les mauvais verjus. — Le sucre, aliment nouveau, les con-

326 TABI.É DES MATIÈHES

\'nne* linerics et conliluies mises à la pviiée des cUisses laborieuses. — Ce qiti a changé c'est lu quiiiitilé et non le prix des dépenses; c r.sl le train et non pus le enùl de la vie. — Erreurs enracinées dans l'opinion par le budget tout lanlaisisle, tiré d'une lettre de Mme de iluinlenon; il en coûluit beaucoup pins cher pour vivre sous Louis XIV qu'auiourd liui, à parité de (onissances. — D'Aubigné avait VS2.0()0 (runes de rente. — Le prix de la table chez les grands seigneurs; Caudale. l'onl-Courlay, liibeaupierre, comte de ilonlbéliard, duc de Savoie. — Affinemenl des goûts. — Importunée relative de la table suivant les budgets. — Le rôle de la nourriture s'amoindrit chez le seigneur et le bourgeois avec les siècles. — La table du riche a changé de prix, celle du peuple a changé de iinturc. — Variations depuis 120 ans des subslaiices et des |)rocé(Jcs dont useiit les Français pour s'habiller, se meubler, s'éclairer, se chauller, voyager, etc. — Comment la foule recueille nécessairement le bénéfice des créations nouvelles.

Chap. V. — Le logement. — Vicissitudes des châteaux 111

L'étude du logement permet de deviner un peu les âmes de nos aieux. — La force, luxe le plus urgent de l'habitation du Moyen Age. — Dans les châteaux forts les murailles seules en prennent à leur aise ; la place réservée à l'habitation est restreinte. — Prix d'une maçonnerie de remparts, des travaux d'art et des bâtisses vulgaires. ■ — Dépense probable de constutction du château de Coucy d'après le cube de ses murailles et la surface bâtie. — Prix respectifs de la baronnie de Coucy, des comtés de Blois et de Cleimont {Oise) et du duché de Nemours {Seine-et-Marne). — Les prix variés du mètre superficiel révèlent la différence de structure des remparts. — Parfois, sur une même position stratégique, deux forteresses appartiennent à deux familles. — ■ Manoirs allotis ou indivis entre deux seigneurs. — • Loyers des chaumières. — La généralité des nobles ne possèdent pas de véritables châteaux. — Bicoques façonnées en gentilhommières. — Poussière de seigneuries. — Il y eut plus de différence entre le XIIP et le XV' siècle, au point de vue de l'habitation, qu'entre la Renaissance et le siècle de Louis XIV. — Josselin aux Rohan, La Rochefoucauld, Biron, Randan, Saint-Germain, Montargis. — Les seigneurs rasent leurs châteaux gothiques pour rebâtir sur les anciennes fondations. — ■ D'autres les remanient ; ces adaptations absorbent des vies entières. — Les donjons devenus porches dhonneur; Thouars, aux La Trémoille. — Maisons de guerre

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servant de basses-cours et mourant pierre à pierre ; les Ordonnances royales n'y furent pour rien. — L'n château [codai vendu pour 4()(> francs et deux sacs de noisettes sous Louis XVI. — Cltàteaui à louer à petits prix. — L'Absentéisme. — Madrid au Hni'i de [ioulofjne, Ctianibord, Brissac. — Nouvelles distributions. — Mainmise des hommes nouveaux sur les anciennes demeures ; elle a été constante depuis sept siècles. — Pourquoi ces changements de maîtres frappent davantage depuis la Benaissance. — Les châteaitx seigneuriaux n'ont été maintenus que par la richesse des « partisans ». — • « A vendre un foli mar(iuisat », dans les l'ctilcs Affiches. — Les châteaux étaient des dignités, autant que des propriétés. — Période de la « Magnificence » depuis le XVI' siècle. — Les architectes rierre Lescot, Jean Rullant, Philibert llelorme. Primalice. — ChenonceauT. Kcouen, Anet. Azay-le-Rideau. -- Fonqnet à Vaux, Choiseid à Chanleloup, Paris-Monmnrtel à Brunoy. — « Tenir un état », signifier u son rang par sa façade ». — Prix des châteaux du XVII' au XVIII' siècle. — Vigny, Chaumont. Serrant, Valençay. — Comptes de Caillon au cardinal d'Amboise. — La passion ostentatoire.

Ghap. VI. — Les jardins et les parcs 136

Les fardins du Mniim Age. — Damirr-i et « roues ». — Les carrés du bnivre. — Hommes jardincurs de René d'Anfou. — La fardinière de Charles V. — Les tonnelles de l'hôtel Suint-Pol. — Importation italienne du « jardin français ». — Les fardins à l'entreprise. — Biais; les treilles de Thomerg; Fontainebleau, les Tuileries. — Merculiano, Jérôme de Xaples, Quentin l Africain. — Les Mollet. — La Quintinie. — Les Richard à Trianon. — Les orangers apportés de Provence. — Commerce des fleurs. — Prix du kilo de roses et du millier de boutons au Moyen Age. — Les espèces se tnultiplioit au XVIII' siècle. — Prix des arbres fruitiers et d'agrément. — Le Nôtre, « grand architecte des fardins ». — Versailles, immense logis de verdure. — Les eaux; cascades, n^iroirs, panaches. — Les statues et vases cTart en marbre et bronze. — Machine de Marly. ■ — Vaux, Tanlay, Chantilly. — In dépense des jardins est égale à celle de l'haliilalion dans les grands domaines des XVII' et XVIW siècles. — Les statues de Marigny à Ménars. — Les marbres de Versailles. — Les serres de Louis XV. — La création des « parcs » est toute moderne. — Le jardin « chinois » ou « anglais » depuis 1763. — Les « fabriqttes ». « kiosques », « solitudes », « îles d'Amour ». — Les « hameaux » de Tria-

328 TABLE DES MATlàRES

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non et Chanlilhj. — L'abîme chez U. de La Trémoille, le Murmure chez M. de Lauraguais. — Le sens du pittoresque est récent dans ihumanilé ; il comporte un degré avancé de progrés. — En quoi consiste le luxe des jardins modernes.

(^HAP. VII. — Loyers gros et petits dans les villes. 153

La sécurité par cotisation. — Le droit de cité dans les villes du Moyen Age. — Obligations imposées aux membres de ce phalanstère. — Le service de la milice peut être considéré comme une portion du loyer urbain. — Formalités qui restreignent les locations. — Hôtels et rues lortifiés. — Paris demeura longtemps, sous le rapport de l'édilité, un groupement de villages. — La Beauté tout à (ait indépendante de la Commodité. — Les hôtels princiers cl les maisons d'ouvriers ont disparu plus complètement que les châteaux forts. — Le loyer de l'hôtel de Nesle, comparé aux gros loyers du Paris actuel. — Les loyers des petits marchands. — La taxe contemporaine sur les loyers ne lient pas compte de la valeur en capital des habitations. — Loyers parisiens des ducs d'Orléans et de Bretagne, des comtes Palatins et d'Artois au XIV' siècle. — L'hôtel Saint- Pol. — Loyers du duc de Guise, du cardinal de Bourbon, au AT/6 siècle; du duc de Longueville, de la reine Marie de Médicis, du chancelier de Sillery, du duc de Bellegarde au XVII' siècle. — Les loyers de la place Boyale. — Surface, consistance et distribution des logis de 9.000 à 2.000 francs sous Louis XIII et Louis XIV. — ■ Maison de Racine. — La rue Sainte-Avoye et la place Vendôme sous Louis XV. — ■ L'hôtel d'Avaray et les maisons du faubourg Saint-Germain. — Prix des terrains au XVIII' siècle; leur enchéris sèment depuis 1760. — La création des « boulevards », de la place de la Concorde et de la rue Royale. — Prix de vente des hôtels sur les façades de Gabriel. — Hôtels du faubourg Saint- Honoré et du quai d'Orsay. — Les maisons de Paris, sur un espace donné, ont beaucoup diminué en nombre parce qu'elles sont plus vastes. — La division moderne en appartements. — • Habiter en « porte cochère «. — Les maisons à « allées » forment les cinq sixièmes des immeubles parisiens sous la Régence. — Nouveauté du portier. — .Subdivision des loyers parisiens uitwds inférieurs à 500 francs. — La hausse des petits loyers depuis quatre-vingts ans, d'après les chiffres payés pur la population indigente depuis 1829 jusqu'à 1910. — Les loyers ouvriers sous Louis XV : les « inontées » détaillées, par étages, entre plusieurs sous-locataires.

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Ghap. VIII. — Ce qu'il en coûtait jadis pour bâtir. —

Prix des matériaux depuis 600 ans . 178

Le logement est celui de nos besoins que les découvertes modernes ont le moins transformé dans sa substance. — La Loi peut détruire les palais, la Science seule peut embellir les chaumières. — Nous connaissons les anciens loyers mais non les anciens logis, qui sont détruits. — La gradation des loyers, dans une même ville, donne seulement idée de leur importance relative. — La seule méthode, pour arriver à une appréciation certaine, consiste à reconstruire par la pensée les maisons d'autrefois, en comparant au loyer le coût des matériaux et de leur mise en œuvre. — Si la construction coûtait jadis aussi cher que de nos iours, on pourra conclure que les loyers infimes devaient procurer des logements plus exigus.

Prix de la pierre de taille et des moellons depuis le Moyen Age jusqu'au XYllV siècle, comparés à leurs prix actuels : à Saint-Leu, Suint-Cloud, Conflans, Tonnerre, Craon (Mayenne), Bordeaux, Orléans, Nantes, Rodez. Clermont-Ferrand. — Les briques. — La chaux et les anciens mortiers. — « Terre à maçonner ». — Prix anciens du mètre cube de maçonnerie à forfait. — Peu de murs. — Maisons en pans de bois recouverts de plâtre. — Prix élevés du plâtre. — Variations des prix du bois de charpente. — La toiture ; les lattes et les clous à lattes. — La menuiserie, les planchers. — Couvertures d'ardoise, de plomb, de pierre. — Les toitures en chaume ont coûté, depuis six cents ans, à peu près autant que de nos fours. — Prix élevés de la peinture et des vitres. — Progrès et économies modernes, réalisés dans la préparation des matériaux et dans les frais de main-d'œuvre. — IjCs métaux: serrurerie: baisse de prix de 75 % du plomb, du cuivre et du fer.

Chap. IX. — Complication des maisons modernes.

— Aménagement contemporain . . 199

Le substantif « maison » s'applique aujourd'hui à des édifices incomparables à ceux des siècles passés. — Exemples des dimensions médiocres des anciens logements de hobereaux et de bourgeois. — Le type des maisons change dès le XVll' siècle, beaucoup plus à Paris qu'en province. — Preuve par les loyers comparés. — La distribution nouvelle; les appartements de plain-pied. — Bon marché ancien de l'ornement artistique. — Jean Goujon, Germain Pilon, les façades du Louvre. — Dix-huit ans pour installer un salon. — Les appartements des seigneurs au château de Versailles.

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— Le confort. — « Retraits » odorants de Diane d-r ' t'oiliers et de Catherine de Médiris A Snint-Cermain. —

Sous Louis XIV. on rrriardr romnir une amélinrnlion la suppresnion des « privés » à l'intérieur des maisons. -' Les nouveaux « lieux à l'anglaise « à la fin du XVIW siècle. — Des sonnettes remplacent les « demoiselles » « appeler 1rs gens. — L'eau; l'idée ne vient pas de canaliser au dedans les fontaines des jardins. — Les hains, les barbiers étuvistes, la machine à feu de Chaillot sous Ijyuis XVl. — 14 mètres cubes pour 7.3 francs. — Le loyer actuel n'entre que pour deux tiers dans la poche des propriétaires. — Conséquences de la hausse du terrain. — lj)yer d'un jardin de 2.000 mètres carrés à Paris sous François f, sous l/iuis XIV et aujourd'hui. — Le pauvre a des parcs et squares publics qu'il n'avait pas. — Du seul moyen de faire baisser les loyers populaires. — Comment il serait aisé de construire des habitations à bon marché, donnant un revenu normal.

Ch4p. X. — Les domestiques. — Le train de maison. 218

Contradiction apparente qui domine l'histoire du service domestique. — Le service privé, tantôt corporel et intime, tantôt fonctionnel et extérieur. — François 1" « valet de chambre » d'Henri VIII au Camp du Drap d'Or. — Le valet du jeu de cartes. — Im vente des emplois domestiques chez les rois équivaut à une émis.non de bons du Trésor. — C'est un moyen de battre monnaie. — L'office de porteur de chaises percées vaut 6.300 francs chez le duc de Berry. — A retrancher des anciens trains de maison : fournisseurs, employés, services aujourd'hui publics. — Domestiques disparais; désignations ayant changé de sens. — Fous et « plaisants »; « palefreniers »; concierges d'éminentc dignité.

— Les pages; aux temps féodaux simples grooms ; depuis le XVI' siècle jeunes gentilshommes pauvres ," les particuliers y renoncent à la fin du XVII' siècle. — Catégories intermédiaires au Moyen Age entre le vassal et le valet. — Maisons de quelques grands seigneurs depuis le XIV' siècle jusqu'au XVIII' : « Maîtres d'hôtel » nobles; les « officiers et autres serviteurs ». — l^ur nombre et leurs gages. — Au XVIII' .siècle il ne se voit plus de gentilshommes-domestiques. — Ascensions éclatantes de quelques domestiques de la plus humble origine ; Cilles Ruelland, S* du Rocher-Poriaîl; Massé Bertrand, S' de La Bazinière; Antoine Crozat, marquis du Chatel; le cardinal Dubois. — Un Cil Blas historique : Jean Héraut. -Çff'' de Courville. — Le mot de Pascal : « Il a quatre laquais et |e n'en ai qu'un. »

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— Cliatigcmenls parallèks dans iélul mcnlal et social des Français. — UintinuLiun mudcinc du nombre des domestiques chez les riches ; augmentation de leur chiure global dans la France contemporaine. — ■ Démarcation ancienne des diverses classes de domestiques.

— La soubrette et le valet de comédie dans la vie réelle.

— Leurs projils accessoires et le placement de leurs économies. — Valets loueurs de violon. — Cages des servantes d'intérieur, des nourrices, des cuisiniers, — Les serviteurs de luxe ne se ressentirent pas de la baisse des salaires depuis le .\\l' siècle. — Pasquin et Lisette, ce qu'ils sont devenus de nos (ours; Scapin exerce vingt professions libérales. — La livrée, ses prix. — Les domestiques inférieurs ne recevaient aucun avantage gratuit en nature. — « Deux chemises et le bois de ses sabots ». — Conseils pour les renseignements à prendre par les ménagères du XIV' siècle. — Les domestiques de iadis ne restaient pas plus longtemps en place que ceux dauiourd hui.

Chap. XI. — Les chevaux. — Ils ont changé de

propriétaires 251

Le cheval a quitté le riche pour le peuple. — Jacques lionhomme a « clieval et cabriolet ». — Leflectil de la race chevaline a sextuplé en France. — Des inventions merveilleuses n'ont pas eu d'aussi grandes conséquences pour la condition de l'humanité. — Les résultats du progrès sont de moitts en nioins sensibles, surtout pour les riches. — Les écuries surpeuplées daiitreiois étaient en fort petit nombre. — Les entreprises de transport public employaient peu de chevaux. — La cavalerie mUilaire représentait une {raction bien plus grande qu'aujourd'hui de la population hippique. — Les chevaux de (erme en constituaient une proportion assez (aible. — Pas un huitième des terres cultivées avec des chevaux au XVlll' siècle. — Depuis quinze ans, les chevaux de luxe diminuent, les chevaux de carriole se sont encore multipliés. — La France, qui exporte maintenant, importait naguère. — Petite taille des chevaux au temps passé ; ses preuves. — L'élevage depuis les temps féodaux. — « Bêtes folles »; race « hagarde ». — - Alain de Carsault. — Création des haras royaux ; leur impopularité, ses causes; leur abolition en 1790.

Les anciennes races : le demi-sang du XIV siècle. — Barbes, Coursiers de Naples, Genêts d'Espagne. — Piaffeurs et chevaux à courbette. — Les Académies et Pluvinel. — Le danois. — Les Anglais recherchent les premiers l'allure rapide. — Le a Turc d'Angleterre »

('«ge* depuis Elisabeth jusqu'aux Georges. — Limousins et Navarrais; chevaux de stlle de SnpnUion. — Le cheval commun a change de qualité beaucoup plus qu'il n'a haussé de prix. — Prix des chevaux depuis le Moyen Age; destriers, palefrois, haquenées, demi-coursiers, roncins, sommiers, courtauds. — Cherté du XV' siècle, cheval de .jS.IMXJ [rancu. — Grande baisse des animaux de luxe depuis LÀjuis XIV. — Chevaux d'attelage; d'Isabeau de Bavière à Gabrielle d'Eslrées. — Prix de la ferrure, des fourrages, de l'entretien des chevaux à forfait. — Equitation féminine. — Les bêles d'amble,

Ch\i'. Xll. — Les voitures 286

Incommodité et lenteur des anciens véhicules. — La litière de luxe et de voyage. — Basternes ou brancards de louage. — Les chars du XIII' siècle, simples tombereaux à quatre roues. — Le « chariot branlant ». — Le coche ou carrosse sous Henri IV. — Chaises à porteurs et vinaigrettes. — Variations des modes et des formes de voiture au XVIII' siècle. — Les calèches, berlines coupées, désobligeantes. — Invention des ressorts. — Ce qu'on appelait cabriolet sous Louis XVI. — Protestations contre leurs excès de vitesse. — Prix des voitures neuves et d'occasion. — La pompe extérieure des voitures disparaît avec l'ancien régime. — Les harnais et les selles depuis le Moyen Age. — (/n cheval pouvait porter une fortune au XV' siècle. — Les figurants volontaires du luxe et le caractère égoïste des {ouissanccs contemporaines.

Chap. XIII. — L'évolution des dépenses privées . . 299

Dépenses anciennes disparues, diminuées ou augmentées, soit en quantité, soit en prix. — Conséquences diverses de ces transformations suivant les classes sociales.

— Les révolutions politiques n'y ont foué aucun rôle.

— Le luxe féodal était souvent de réelle nécessité bien que superflu au premier abord. — Trois bahuts et trente épées. — Besoins devenus luxes, ou inversement, depuis cinq siècles. — Bésultat positif du progrès pour le riche et pour le peuple. — En quoi consiste le nivellement. — Le peuple a acquis plus de vrai bien-être que le riche. — Quel emploi fera désormais le riche de son. superflu ? — L'extrême supériorité d'argent ne donne plus des « commodités », ni des « beautés », mais seulement des « raretés ». — Comment le temps présent a-t-il révolutionné la vie? — Les bienfaiteurs effectifs de l'humanité ne sont pas les organisateurs de bonté mais les entraîneurs de travail.

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