‹ Le noir de GuinéeChapitre 20 sur 41 · Considérations, t. Il, p. JGO · texte numérisé non relu

Considérations, t. Il, p. JGO

DE SaENCE SOCIALE.

corps, et se relie à ses vues générales sur la politique^ ce qui nous inclinerait à penser qu elle est indépendante des recherches effectuées par la science sociale, auxquelles elle apporte une confirmation remarquable.

Indiquons encore un trait commun.

Cournot n*est pas étonné par ce fait « considérable » que les populations du Nord de TEurope ont adhéré en mas.se au protestantisme ^ « N'est-ce pas dans les pays protestants et depuis ravènement du protestantisme que le type des peuples de race germani(iue est le plus fortement accusé, a le plus énergiciuement influé sur le mouvement des idées et sur le gouvernement du monde '-*? » Preuve évidente (juc la nouvelle discipline morale et la nouvelle direction donnée à, l'enthousiasme religieux « étaient particulirrement appropriés au génie des nations germaniques ^ » !

Une religion essentiellement personnelle et autonome devait réussir auprès des hommes qui possédaient à un degré éminent le sentiment de leur indépendance.

Dans les Considérations, le chapitre très suggestif qui concerne le protestantisme et sa zone d*influence, donne des précisions multiples à cette assertion du Traité :

t< Que Ton parcoure, écrit Cournot, la liste des hommes supérieurs en tout genre que l'Allemagne a produits et qui ont fortement agi sur le monde : à quelle portion du sol germanique trouvera- ton qu'ils appartien nent en immense majorité * »?La réponse est facile : à l'Allemagne protestante du Nord. Est-ce à dire que le catholicisme ne convienne pas à une ract? entreprenante et fière, et que le monopole de la vigueur appartienne aux protestants? Cournot qui, en bon Franc-Comtois, avait vraiment \v caractère t particulari.ste », et qui, néanmoins, était resté fidèle à la religion de ses ancêtres, ne pouvait le cruire, et il eût volontiers conseillé d'infuser à la religion

1. Cela m» veut pas dire que la vigueur des peuples du Nord découle de leur religion. Le protestantisme a proOlé naturellement de la formation privilégiée des peuples qui Tont adopté.

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