OB
NB =. 85 modules A"B' -i35 ~
A'B' - 166 — AB = 33o —
On « dit que Cologne se trouve sur la rive gauche du Rhin : ce fleuve ^lait la frontière des Gaules. Un pont le franchissait: on y accédait de la cité par la porte septentrionale du front de l'enceinte placé face à l'est. Sur la rive droitedu Rhin, un château scrvaiide létedc pont. C'était un parallélogramme régulier, percé de deux portes ; l'une, à l'ouest vers le Rhin, et l'autre à l'est, opposée à la première. L'enceinte de ce château était iortiHéc de quatorze lours circulaires, dont une à chacun des angles, trois sur le front nord, trois sur le front sud. deux sur le front est et deux sur le front ouest. De plus, chaque porte élaii accompagnée de d«ux tours circulaires au dehors, rectangulaires au dedans. Le front est et le front ouest avaient chacun 154'" de développement, le front nord et le front sud i5î" seulement. La courtine a une épaisseur de i'°io et de 3™7o dans les fondations. Les tours ont un diamètre de tî'°-j5, on logis de $" ; l'épaisseur de leur mur extérieur est de 4*77, celle de leur mur intérieur de 3'"97 '. Les courtines ont environ 36"".
Ce château, se trouvant à l'entrée de la Germanie, hors des Gaules et en terre teutonne, pane le nom significatif de Oeutz. Au moyen-âge, on y a élevé une église sous le thie de Saint-Héribert.
Il n'y a pas lieu d'analyser ici les mesures de ses murs*. MM. Schultzc et Steuernagel croient ce château de l'époque conslantinicnne'. En ce qui concerne l'âge auquel peut remonter l'enceinte de la cité, on a trouvé dans la neuvième
• tUJ.. pp. 81-81.
• Voir (ur U pi. IV, le plan d vie tout l'ApoMelnklostcr ini a
> nu., p. Si.
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tour, un bronze du César Salonin (253-259)* ; malgré toute opinion contraire, c' est un indice sérieux que ces murs ne peuvent pas remonter plus haut que la seconde moitié du III« siècle. Cette tour, sise Apernstrasse n^ 26, est la plus septentrionale du front ouest, au-dessous de celle qui forme Tangle nord-ouest de Tenceinte. Les auteurs pensent que les murs sont plus anciens et que cette monnaie s*est perdue au moment d'une réparation ; mais il est difficile de croire que cette enceinte ait été élevée avant Aurélien et Probus.
La disposition de la cité de Mayence, sur la rive gauche du Rhin, était la même que celle de Cologne : un château, sur la rive droite, lui servait de tête de pont. Ce château a gardé le nom de Castel, au lieu de prendre celui de Deutz. Il est à croire que Tenceinte de Mayence est due au même prince que celle de Cologne : or, on possède l'essai en plomb du revers d'un grand médaillon, avec la légende SAECVLI FELICITAS, qui représente, dit-on, l'Auguste Maximien Hercule et le César Constance Chlore, assis et nimbés au milieu des habitants du pays rhénan. On distingue nettement le pont, sous les arches duquel coule le FL. REN VS, entre l'enceinte très détaillée de MOGONTIACVM à gauche et l'enceinte de CASTELLUM à droite. Ce médaillon a dû être frappé à l'occasion de l'achèvement de ces enceintes qui, ainsi, seraient datées de 292 à 3o5 '.
Trêves permet de faire des constatations analogues et aussi précises*. Le périmètre de l'enceinte embrasse 6.418 mètres, ce qui revient à 285 hectares ^ La courtine, dans
t Ibid,, p. 29... ein Kleinerz des Saloninus (a53-259) Mitregent des Gallienus, angeblich, mitten im festen Mauerwerlc des Thurmes gefun* den...
• André Steyert. Nouvelle histoire de Lyon, t. !•', Lyon, Beraouz et Cumin, 189I, pi. hors texte entre les pp. 450 et 451, fig. 8.
• D* Hans Lehner. Die rômische Stadtbefestigung von Trier. (Wesldeutsche Zeitschrift fUr Geschichte und Kunst, herausgegeben von Prof. F. Hettner Museums-Dircctor in Trier, Prof. J. Hansen ArchiTtr der Siadi K.ôln, Jahrgang XV. Trier, Verlag der Fr. Lintz* schen Buchhandiung, 1896, in-8*, pp. ai 1-266 et pi. IV-XIl hors texte). Voir le plan de Trêves au 1/8000' (pi. 12).
• Ibid., pp. 217-218.
les fondations, a une épaisseur de 3°*6o à 3^70 ; au-dessus du sol, de 2™ à 2"*5o. La construction se compose d'un blocage épais entre deux revêtements de petit appareil régulier. Les lits et les joints des assises de ces parements, posés en liaison, sont filetés quand leur conservation est bonne. Les pierres des parements mesurent de i3 à i5 centimètres de haut, de 16 à 20 centimètres de long ^ La hauteur de la courtine pouvait avoir 6°*i3, sans compter la profondeur des fondations ni l'élévation des parapets et créneaux ; mais cette hauteur est conjeaurale*.
L'enceinte était garnie de onze tours. Sur le front nord, il n'y en a aucune. Sur le front est, où le terrain est relativement élevé, il n'y en a qu'une seule : elle est placée à l'angle et à côté de l'endroit où l'Altbach pénètre perpendiculairement dans l'enceinte'. De l'autre côté de ce cours d'eau, l'amphithéâtre a été utilisé dans l'enceinte, exactement comme à Fréjus. Il sert à la fois de donjon proéminent et d'entrée. Seulement, ici, au lieu d'être placé à un angle de l'enceinte, il est sur un front. Sur le front ouest, protégé naturellement par la Moselle qui coule au pied des murs, il n'y a également que deux tours ^. L'effort de la défense artificielle porte sur le front sud destiné à barrer la vallée de la Moselle : ce front est garni de huit tours*.
Entre le point i et la tour 2, la courtine est de 80 mètres.
Entre les tours 2 et 3, la courtine est de gi^yô.
Entre les tours 3 et 4, de 85 mètres.
Entre la tour 4 et la porte, 80 mètres.
Entre la porte et la tour 5, 92 mètres.
Entre les tours 5 et 6, 97 mètres.
Entre les tours 6 et 7, 1 14 mètres.
Entre la tour 7 et le point 8, 72^50.
* Ibid,, pp. 214-215, 219.
* Ibid,, p. 221. Voir, pi. 4 et 5, fig. 16, la très intéressante restitution des ouvrages extérieurs destinés à protéger la courtine jusqu'à 3i*65 de distance en avant d'elle.
* Ibid., p. 223. C'est la tour n* 9 de la description. ^ Ibid., p. 223. Ce sont les n" 10 et 11.
> Ibid., pp. 223-224. Ce sont les tours 1-8.
D'un minimum de j2^So à un maximum de 1 14 mètres, la longueur moyenne des courtines sur ce front est donc de 90 mètres. Le D^ Lehner a soin de dire que la longueur exceptionnelle de la courtine, placée entre les tours 6 et 7, s'explique par la disposition du terrain.
Entre les deux tours placées à l'ouest sur la Moselle, il y a 440 mètres.
Voici les dimensions des tours qui ont pu être observées.
Diamètre
Logement
Epaisseur
du mur
extérieur
Epaisseur
au mur
intérieur
Tour n®
— no
— no
— no
5™io
im3Q.im^
Ainsi, les quatre tours placées entre la Moselle et la porte du sud sont très épaisses : les quatre qui suivent, entre cette porte et la colline, le sont moins. Il en est de même à Test. Enfin, les deux dernières à Touest, le long de la Moselle, ont une tendance à être encore plus faibles.
Cette diminution de force est donc constante au fur et i mesure que le terrain naturel offre moins de facilité à l'attaque. Plus il y a de tours, plus elles sont nécessaires et plus elles sont épaisses. On a accumulé les défenses au sud pour fermer la vallée. Spécialement, entre la Moselle et la porte, on a renforcé les épaisseurs. Entre la porte et la colline, l'épaisseur est moyenne. A l'est, sur la colline, et au nord, il n y a presque pas de tours. A l'ouest, sous la protection de la Moselle, il y en a peu et elles sont plus faibles que partout ailleurs.
Le diamètre moyen.des huit tours mesurées est de ç^^io.
La grandeur moyenne des logis des cinq où il a été observe est de 4"™86.
L'épaisseur moyenne des murs en saillie sur rextérieur, pour ces cinq tours, est de 2^62.
L'épaisseur moyenne des murs en saillie sur Tintérieur, pour quatre d'entre elles est de i°>46.
La mieux conservée de toutes les tours est celle qui porte, dans la description, le n® 6^ sur le front sud, entre la porte et la colline. Puis vient le n* 2, entre la Moselle et la porte*. La tour n^ 9 est une tour d'angle*, mais toute trace de son logement a disparu.
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Figure G.
* Planche 6 et 7, fig. 6 (plan ptr terre au i/aoo'), fig. 7 (coupe en élévation au i/ioo*).
« Planche 6 et 7, fig. i.
» PI. 6 et 7, fig. 8.
Les caractéristiques de la tour n^ 6, sont* :
AB = 8«70 A'B' = 5™24 AA' = 2™3o