‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 141 sur 226 · De Paris à Besançon · texte numérisé non relu

De Paris à Besançon

A. Far Dijon et Dôle.

407 kil. Trajet en 7 h. 10 à 12 h. 10. Prix ; 45 fr. 70, 30 fr. 86, K) fr. 15.

Jusqu’à Dijon (315 kil.), v. R. 28. On traverse l’Ouche, laisse à dr. la ligne de Lyon (R. 35) et le canal de Bourgogne et passe un second pont sur l’Ouche, après lequel se détache, à g., la ligne d’Issur-Tille (p. 117). La contrée offre d’abord peu d’intérêt, mais en avançant, on distingue peu à peu les hauteurs du Jura et le trajet est très pittoresque au delà de Pontarlier. — 324 kil. Neuilly-lès- Dijon. — 329 kil. Magny. — 334 kil. Genlis. On traverse la Tille. — 338 kil. Collonges-les- Préaux. Puis une forêt et, à g., la ligne de Gray (v. ci-dessous); à dr. , celle de Chalon et Chagny (v. ci-dessous). — 345 kil. Vülers-les-Pots.

347 kil. Auxonne (buffet; hôt.; du Grand-Cerf, St- Nicolas, dans la grand’ rue), à g. , ville commerçante et place forte de 6695 hab., sur la rive g. de la Saône, à laquelle elle doit son nom («ad Sonam»). Elle a résisté victorieusement aux Impériaux en 1526 et aux Allemands en 1870-71, et elle 11 e s’est rendue en 1815 que deux mois après l’abdication de Napoléon.

On entre dans la ville après avoir traversé la Saône, à dr. à quelque distance de la gare. La grand’rue, qui porte divers noms, aboutit de l’autre côté à une vieille porte gothique. La rue de la Paix, à g. avant d’y arriver, mène à la place d’Armes, où s’élèvent Notre- Dame, une statue de Napoléon et l’hôtel de ville. L’eylise Notre- Dame est un édifice goth. remarquable du xiv e s. , avec un beau porche du xvi e s., flanqué de deux tours, dont une inachevée, et une autre à flèche très élancée sur le transept, dont la base est d’une église romane antérieure. La statue de Napoléon 1 er , en bronze,

à Besançon. DOLE. II. R. 30. 175

par Jouffroy, rappelle que Bonaparte fut eu garnison à Auxonue en 1788 et 1789. L 'hôtel de ville, qu’elle précède, est une construction moderne du style goth., en briques et pierre.

Vers le milieu de la grand’rue se trouvent la bibliothèque et un petit musée. A l’extrémité d’une petite rue à g. en retournant vers la Saône, l'hôpital, du commencement du xvu e s., et derrière, l’anc. château fort, de la renaissance, transformé en caserne.

D'Auxonne à Oray (37 kil.), v. p. 132.

D’Auxonne a Chalon-sur-Saône : 66 kil. ; 2 h. à 2 h. 20; 7 fr. 50, 5 fr. 05, 3 fr. 30. On suit d’abord la ligne de Dijon jusqu’au delà de Villert-les- Pots (v. ci-dessus). — 14 kil. (4 e st.) St-Jean-de-Losne (p. 173) Puis (22 kil.) Pagny et (28 kil.) Beurre (p. 174), encore sur la ligne de St -Amour, et (48 kil.) Alterey, sur celle de Dôle à Chagny (v. ci-dessous). — 50 kil. Qergy, sur la rive dr. de la Saône et relié depuis 1890 à Verjux, sur l’autre rive, par un beau pont dû à la munificence de feu Mme Boucicaut (m. 1887), anc. propriétaire des magasins du Bon-Marché à Paris, originaire de cette commune. Ceux à qui elle a distribué son immense fortune lui ont érigé près de là un grand monument, par Boileau et Perrey, dans le genre de celui de Gambetta à Paris. — 66 kil. Chalon-tur-SaOne (p. 194).

On traverse ensuite la Saône. — 358 kil. Champvans-lès-Dùle. — Tunnel dans le Mont-Roland (350 m. ; belle vue), ainsi nommé d’un anc. couvent dont la fondation est attribuée au paladin Roland. Plus loin, à dr., la ligne de Chagny (p. 176).

362 kil. Dble (buffet ; hôt.: de Genève, près de l’église; de laVülede-Lyon, place Grévy; de la Gare) , à dr., vielle ville industrielle de 14253 hab. et chef-lieu d’arr. du Jura, dans un joli site, sur le Doubs et le canal du Rhône au Rhin (p. 151). C’est une ville particulièrement curieuse pour les archéologues et les artistes.

Dole fut très attachée à la maison de Bourgogne , et elle opposa en 1479 une résistance désespérée aux troupes de Louis XI, qui l'avait annexée après la mort du dernier due , Charles le Téméraire (1477). A l'Autriche, puis à l'Espagne, par suite du mariage de Marie de Bourgogne, fille de Charles, avec l'archiduc Maximilien, elle fut promise à Louis XIV, avee la Franche-Comté, comme dot de Marie - Thérèse , mais le roi dut la prendre de force en 1668 et 1674, et l’annexion ne fut définitive qu’au traité de Nimègue, en 1678. Dôle perdit alors le titre de capitale de la Franche-Comté, qu'elle avait depuis 1274 et qui passa à Besançon, avee le parlement et l’université. Les Allemands durent la bombarder en 1870 pour s'en emparer, après en avoir été repoussés par les gardes nationaux.

On aperçoit déjà de la gare la grosse tour carrée de Notre-Dame, vers laquelle on se dirige (rue du Collège, à dr. ; v. p. 176). Oi^ traverse un peu en deçà de l’église la rue de Besançon, dont il sera question ci-après.

Notre-Dame, sur la place Nationale, est une église goth. du xvi e s., à trois nefs , sans transept et avec une grosse tour massive. Elle n’a guère de remarquable que des oeuvres d’art: vitraux modernes , grand buffet d’orgue avec boiseries sculptées , stalles et tableaux, la plupart des copies, une Vierge de l’école italienne près du portail latéral de droite. — Au dehors, du côté N., une vieille fontaine, où il y avait jadis une statue de Louis XVI, que remplace depuis 1883 une statue de la Paix, par Aizelin.

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