MACON
De Dijon
Barre, ch. t. c. 2fr. 50 à 10, rep. 1.50, 3 et 4, om. 50 c.; de l’Europe, quai du Nord; cafés, quai du Midi), ville de 19573 hab. , chef-lieu du dép. de Saône-et-Loire, sur la rive dr. de la Saône.
Ville importante des Eduens, Mâcon déchut sons l'empire romain, fut ravagée par tous les peuples barbares et assiégée aussi maintes fois plus tard, jusqu’au xm e s. Elle passa alors au roi de France, Charles V, fut encore séparée à diverses reprises du domaine royal et définitivement annexée par Louis XI. Elle eut aussi à souffrir, de 1559 à 1567, des luttes entre les catholiques et les protestants, qui en furent maîtres tour à tour. Aujourd’hui, c’est une ville industrielle et commerçante, mais assez pauvre en curiosités.
La rue Gambetta, à g. au sortir de la gare, conduit au quai du Midi, transformé en promenade. Il est décoré d’une statue de Lamartine, en bronze, par Falguière: le grand poète est né à Mâcon en 1790. La Saône est traversée plus loin par un vieux pont à 12 arches, qui conduit au faubourg St-Laurent. Près de la statue est un assez beau corps de bâtiment, en partie du xvin°s., comprenant V hôtel de ville , le théâtre et les archives.
On traversera l’hôtel de ville (musée, v. ci-dessous) pour voir, derrière, ï église St-Pierre, grand édifice roman moderne à trois nefs, avec transept, déambulatoire, chapelles latérales et tribunes audessus des bas côtés et du pourtour. L’ensemble est un peu massif. La nef a des piliers ronds trapus, avec de beaux chapiteaux, d’où partent deux colonnettes soutenant les retombées de la voûte. Les chapelles sont richement décorées de peintures. Dans le bras dr. du transept se voit une épitaphe dans un bel encadrement, de 1649.
Le musée , à l’hôtel de ville , et qui a son entrée en face de St- Pierre, est public le dim. de 2 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours pour les étrangers.
Il y a 6 salles, une au rez-de-chaussée, contenant des sculptures, des plâtres et des antiquités, et 5 au premier, dont 3 consacrées à l’histoire naturelle, une aux dessins et gravures et une aux peintures. Parmi ces dernières, nous mentionnerons : plusieurs portraits de Lamartine, l’un d’eux par Fr. Gérard; la Marche de Silène, attribuée à Jordaen»; un Marché à Anvers, par van Helmont; un portr. de Riehelieu , par de Champaigne ; Charles IX et Catherine de Médicis , par A. Scheffer; une Ste Famille attribuée au Francia ; l’Apparition, par R. Mac s, etc.
La rue qui passe devant le musée nous conduit, à dr. en sortant, à la place de l’Herberie, où se voit, au coin de g., une curieuse maison en bois. Sur une autre place, où l’on arrive en continuant tout droit, se trouvent , derrière des halles, les restes de l’ancienne cathédrale St - Vincent, la façade, avec le narthex et les tours, des xm e -xv e s. L’une de ces tours a encore une partie de sa flèche et de belles sculptures. Le narthex sert de chapelle. L’entrée est du côté des halles, où il y a une clôture formée avec de belles colonnettes de l’église, et où sont réunis toute sorte de débris de sculptures. On remarquera dans la chapelle, en se retournant, le tympan de l’ancien portail. — L’édifice à dr. est la préfecture, reconstruite en 1866.
C’est à env. 4 kil. en amont de Mâcon, à Vile de la Palme, que les Helvètes furent défaits, l’an 61 av. J.-C., par Jules César, lorsqu’ils traversaient la Saône, au nombre de 368000, pour s'établir dans la Gaule.
l)e Mâcon à Genève, v. R. 38; à Cluny (24 kil.) et Moulins, R. 42.