CREIL
De Chantilly a Chkpy-en-Valois : 36 kil. ; 1 h. ; 4 fr. 15, 2 fr. 80, 1 fr. 80. - Cet embranch. se détache de la grande ligne au delà du viaduc mentionné ci-dessous et tourne à dr. — 13 kil. (5 e st.) Senlis (hit. du Grand- Cerf), la •civitas Sylvaneetensium» des Romains, ville de 7116 hab. et chef-lieu d’arr. de l’Oise, sur la Nonette. On y admire une anc. '‘cathédrale goth. des xn e -xvi e s., avec un portail à bas-reliefs et à statues, deux tours carrées, dont l’une est surmontée d'une magnifique flèche s'élevant à 78 m. du sol, etc. Près de là sont des restes de Venceinte gallo-romaine et d’un château du moyen âge. A voir encore, les anc. églises St-Pierre (xvi® s.) et St- Frambôurg (xn e s.) et l’anc. abbatiale de St- Vincent (xn e s.). — 36 kil. (13 e st.) Crtpy - en - Valois (p. 21).
En quittant Chantilly, on traverse la vallée de la Nonette sur un viaduc de 444 m. de long et 22 m. de haut. Belle vue. A g., un beau château moderne des Rothschild. Puis une tranchée, dans les carrières de St-Maximin, qui fournissent depuis le moyen âge une excellente pierre à bâtir. On franchit l’Oise. A dr., encore un beau château neuf, aussi à un Rothschild. A g., la belle église de St-Leud’Esserent, la ligne de Paris par Pontoise et Beaumont, les forges et le bourg de Montataire (5296 hab.), dominés par une belle église des xn e et xm e s. et un château du xv e s.
51 kil. Creil (buffet; hôt. du Chemin-de-Fer), ville bien située, mais peu intéressante, de 8183 hab., sur l’Oise, et l’une des stations les plus importantes du chemin de fer du Nord sous le rapport de la circulation. Près de la gare, d’importants ateliers de construction. Sur une place dans une île, à dr. au delà du pont tubulaire par lequel on y traverse la rivière, les ruines de St- Evremont , petite église canoniale du style de transition du xn e s., et quelques restes d’un vieux château royal. De l’autre côté de l’ile, l’anc. manufacture de porcelaine, fermée eu 1895. Plus loin, à g. de la grand’rue, l’ e’glise, des xn e -xv e s.
Lignes de Beauvais et d'Amiens, etc., v. le Ford-Ouest de la France, par Bædeker.
Notre ligne laisse à g. celle d’Amiens et remonte la rive dr. de l’Oise. — 53 kil. Villers-St-Paul. — 55 kil. Rieux-Angicourt. — 62 kil. Pont-Ste- Maxence , ville de 2636 hab. , sur la rive g. Elle a un beau pont de 1774- 1785 et une église remarquable des styles goth. et de la renaissance. — 70 kil. Chevrières. — 72 kil. Longueil- Ste- Marie, aussi sur la ligne de Verberie (6 kil. ; p. 22) à Estrées- St-Denis (v. le Nord - Ouest). — 75 kil. Le Meux, où aboutit une ligne de Crépy-en-Valois (p. 22). Au loin, à dr., Compiègne, la tour de son église St-Jacques et son hôtel de ville.
84 kil. Compiègne. — Hôtels : de la Cloche, à dr. de l’hôtel de ville (eh. 2 à 6 fr., s. 50 e., rep. 1.25, 2 et 3, v. n. e., om. 50 e.) ; de France, à g. de l’hôtel de ville (ch. 2 fr. 50, b. et s. 50 c., dé. 3, dî. 3.50, v. c., p. 8.50, om. 50 c.); de Flandre , près de la gare, à côté du pont; de la Corne-de- Cerf, rue de ce nom, à dr. en arrivant à l’hôtel de ville; de la Gare, avec café (7 fr. 50 par jour; bonne table; dé. 2 fr. 50. di. 3). — Cafés: de la Cloche, place de l’Hôtel - de -Ville ; plusieurs près de 1a gare, au commencement de la grand’rue. — Voitubks de place: pour 2 pers., course, 75 e.; heure, 1 fr. S); 3 pers., 1.10 et 2; 4 pers., 1.50 et 2.50; pour Pierrefonds (4 pers.) ou pour Champlieu, 12 à 20 fr. — Poste et téléohaphk, rue Napoléon, 5, près de l’hôtel de ville.
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G I. R. 7. COMPÏÈGNE. De Paria
Compiègne est une ville de 14498 hab., sur l’Oise, et un chef-lieu d’arr. du dép. de ce nom. Elle & été de tous temps le séjour favori des souverains de France, et il s’y rattache par conséquent bien des souvenirs historiques. Elle est connue aussi comme le lieu où Jeanne d’Arc fut faite prisonnière par les Bourguignons, en 1430.
La rue à dr. au sortir de la gare traverse l’Oise et conduit à Y hôtel de ville , du commencement du xvi e s. , dont la belle façade, décorée de statues, est surmontée d’un beffroi de 47 m. de hauteur, avec une horloge à jaquemart. La statue équestre en haut-relief qui est au milieu représente Louis XII; elle est moderne, comme les autres, dans des niches. A dr. de l’hôtel, une porte de la renaissance, de l’ancien arsenal. — Sur la place, une statue de Jeanne d’Arc érigée en 1880, bronze par Et. Leroux.
L’hôtel de ville renferme un musée intéressant, formé par l’architecte Vivenel et légué à la ville en 1843. Il est public les dim. et jeudi de 2 h. à 5 h. et ouvert aussi les autres jours aux étrangers, moyennant pourboire. L’entrée est à dr. au fond de la cour.
l>ans une petite pièce du bas, des sculptures , principalement un retable en pierre, de la renaissance. Nous montons de là au 1er étage, et nous tournons à g., dans un petit vestibule où sont quelques moulages. Ensuite une longue salle renfermant surtout des tableaux: 46, Papety, Un rêve de bonheur; 5, Ph. de Champaigne, portr. de Descartes; 47, Papety , portr. de Vivenel; 6, Solimena, portr. d’homme; 13, Murillo, Deux petits mendiants jouant aux boules; s. n°, Hillemacher , Joyeuse société; 28, t. Boulanger, Mort de Bailly, anc. président de la Constituante et maire de Paris, guillotiné en 1793. Vitrines ; vases (au milieu) , petites antiquités, même égyptiennes, et petite collection géologique. — Salle suivante : petits tableaux, dont quelques bonnes toiles anciennes (Vierges, Ascension); sculptures, en particulier une statue de Job par Klagmann et une Jeanne d’Arc par Laure de Chdtillo » ; des antiquités et une petite collection d'oiseaux.
De l’autre côté de l’escalier, où l’on remarque encore une porte de sacristie du xv e s., toute découpée à jour, d’abord une pièce ou l’on a reconstitué le beau cabinet de travail de Vivenel , en chêne sculpté. — Ensuite une galerie qui renferme de beaux meubles en chêne sculpté et des objets d'art de toute sorte, surtout, à l’entrée, une table attribuée à Jean Goujon; à dr., un lit à baldaquin; à g., des bahuts, des dressoirs, des crédences, avec des grès, des faïences, des émaux et des verres. Il y a aussi une belle cheminée de la renaissance, des armes, etc. A dr. & l’extrémité, une Passion, retable en albâtre du xiv^s. Au-dessus et en face, 4 petits tableaux de 1 Yohlgemuth, des seènes de la vie de J.-C.
Les salles des mariages et du conseil de l’hôtel de ville renferment encore quelques tableaux et deux tapisseries anciennes. — Enfin il y a aussi à l’hôtel de ville une bibliothèque de 12000 volumes.
Un peu plus loin que l’hôtel de ville est Y église St- Jacques, du style ogival primitif, mais beaucoup défigurée au xv e s. Il y a sur la façade, du xv e s., une belle tour avec un dôme de la renaissance, haute de 39 m. A l’intérieur, on remarque le revêtement du chœur, en marbre de couleur, de 1765, puis les boiseries, bien qu’aussi d’un autre style que l’église ; divers tableaux anciens et des vitraux modernes, par Champigneulle.
Le palais ou château de Compiègne, son édifice le plus considérable , mais non le plus beau , est situé un peu plus loin derrière St-Jacques. 11 a été construit sous Louis XV, par Gabriel. La façade
à Namur.
COMPÏÈGNE.
du côté de la ville est précédée d’une double colonnade, formant une galerie de 43 m. de long ; elle rappelle en grand celle du Palais- Royal de Paris. Pour l’autre façade, v. p. 8.
Ce palais est public tous les jours , de 10 h. à 5 h. en été et de 11 h. a 4 h. en hiver (oct.-avril). Les pièces principales contiennent une sorte de musée, particulièrement des tableaux appartenant à la collection du Louvre. 11 y a en outre des appartements réservés, qu’on peut voir en le demandant aux gardiens. Nous les mentionnerons en dernier lieu.
Au hkz-de-chaussée (vestiaire), on ne visite que le vestibule, qui renferme des sculptures et quelques tableaux. Au bas de l’escalier et du côté dr. : sculptures, Mien, de l’Hôpital, par Gois, et d’Aguesseau, par Berruer; Diogene, par le Pire ; Femme et serpent, par Clésingei •; la Nuit, par Pollet; tableau, Joas interrogé par Athalie, d e]Coypel, etc. De l’autre côté de l’escalier: sculptures, Persée, par Tournois; la Belle Tarentaise, par Schaenewerk , etc.; tableau, une Vierge, attribuée au Parmesan, etc.
Dans l’escalier d’honneur: un sarcophage antique, en marbre blane; des tableaux, un Hercule au repos, de l 'école de Ribera; le Mystère de la Passion, de Tinti; un paysage de Turpin de Crissé, une marine de Gudin ; deux torchères modernes en bronze par Dubois et Falguière, etc.
Premier étage. — Salle des Gardes, dont on remarquera la décoration originale (pilastres et consoles) : panoplies, etc.
Salle de g., par rapport à l’entrée, dite salle des Huissiers: copies de peintures d 'Oudry et de Desportes , etc. Une galerie en retour d’equerre du côté de la cour, toute garnie de gravures, conduit à une petite salle où sont des tapisseries reproduisant des scènes de chasse (réservée).
De l’autre côté de la salle des Gardes, une petite salle décorée de belles tapisseries des Gobelins d'après les Chambres de Raphaël. On voit à côté, d'une tribune, la modeste chapelle du palais. Il y a de petits tableaux de maîtres italiens dont on ne peut approcher. — Ensuite un vestibule, où sont deux tableaux en grisaille : à g., la Revue nocturne, par Dietz, d’après l’ode de Zedlitz; à dr., la Revue des ombres, par N. Giraud, d’après Rafifet. — A dr., la galerie des Fêtes, dont il sera question ci-dessous. — Dans les salles en face, 9 scènes de la vie de don Quichotte, par Notoire , des modèles de tapisseries, et 5 vases de Sèvres. — Les petites salles donnant de ce côté sur la cour d'honneur, sont également fermées; elles n’ont rien de bien intéressant: aquarelles de Viollet-le-Duc (salles des Tuileries), etc.; tapisseries dont les sujets sont tirés de la vie d’Esther, etc.
Galerie des P/tes. Cette vaste salle est assez richement décorée, dans le style du premier empire. Les peintures de la voûte sont de Girodet. A l’entrée, une statue de Laetitia, mère de Napoléon I er , et à l’extrémité celle de Napoléon lui-même, toutes deux par Canova. Au mur en face des fenêtres, des tableaux: 119, J. Vernet, le Matin sur terre; au-dessous, 174, école de Rubens, le Retour de Diane; 153, attr. à Manfredi , Judith; 155, Romanelli, Moïse défendant les Allés de Jéthro; 142, An n. Carrache, portr. d’homme; 148j L. Qiordano , Présentation de J.-C. au temple; 173, Rubens, portr. d'un jeune homme; 55, Gros, portr. équestre du général Bonaparte; 181, 180, école flamande, Embarquement d’Enée après la prise de Troie, Mariage de la Vierge; 109, Steuben, Mercure endormant Argus; 159, Trevisani, Vierge; 160, Alex. Véronise (Turchi), Mariage mystique de Ste Catherine; 161, école milanaise. Vierge; 162, école génoise, portr. d’homme; 166, Franck le J., Allégorie à la Fortune; 118, J. Vernet, le Coup de vent.
Les 3 salles suiv. contiennent aussi des tableaux.' Dans la l re : Combat de cerfs et Mort du cerf, par Afartinus; le Matin et le Soir à la mer, par J. Vernet. Au milieu, un jeu d’éehecs de Napoléon I er . Dans la 2 e et la 3 e salle, 31 scènes de la vie de don Quichotte, par Ch. Coypel ou d’après lui (modèles de tapisseries), et encore d’autres tableaux; dans la
COMPÏEGNE.
De Parie
3 e : 104, Robert- Fleury, Scène de U St-Barthélemy ; 59, Hubert-Robert, paysage; 1, Achard, id. ; 115, J. Vemet, le Midi; 186, Louther bourg , Choc de cavalerie; 60, Jollivet, Lara (Byron); 45, Dautats, le Couvent de 8te-Catherine au mont Sinaï.
Appartements réservés (entrée, v. p. 7). — Grands appartements , du côté du parc, en commençant par le fond, à la suite des salles précédentes. — Salon des Fleurs, ainsi nommé d’après ses panneaux, par Dubois; magnifique meuble en palissandre. — Salon de repos, plafonds de Girodet, le Départ d’un guerrier, le Combat, la Victoire et le Retour. — Boudoir: vase de Sèvres, sur un support en marbre noir orné de camées. — Chambre à coucher des Impératrices: plafond par Girodet, l’Aurore; panneaux par le même, les Saisons. — Salon de musique: ameublement Louis XVI; gobelins. — Bibliothèque : plafond par Girodet , Minerve, Apollon et Mercure. — Chambre à coucher de l’Empereur: plafond par le même, la Guerre, la Justice, la Force et l’Eloquence. — Salle du conseil: meubles dans le style Louis XV; table en mosaïque de Florence; tapisseries des Gobelins, le Printemps, l’Eté et l'Automne; vue du parc et de la forêt. — Salon de famille: meubles de Beauvais; deux beaux candélabres en bronze doré. — Salon des Aides-de-eamp : ameublement du même genre; vases de Sèvres. — Petite salle à manger: deux Faunes en noyer servant de candélabres; grisailles de Sauvage. — Chambre a coucher de Marie- Antoinette: surtout un vase de Sèvres sur pivot, où est représenté le mariage du doge de Venise avec l'Adriatique. — Salle à manger: vases de Sèvres, gobelins. — Dernière salle: meubles et tapisseries de Beauvais, une tapisserie des Gobelins; grisailles par Sauvage.
Le *parc, pris sur la forêt (v. p. 9), est aussi ouvert au public. On y va, au sortir du palais, en prenant à g. jusqu’à la grille d’entrée. La façade du palais de ce côté, longue de 193m., est précédée d’une terrasse d’où l’on jouit d’une belle vue, grâce à une avenue de plus de 6 kil. de long dans le parc et la forêt. Il y a des statues originales et des copies d’après l’antique, en marbre et en bronze. Le berceau en fer, construit sous Napoléon 1 er pour l’impératrice Marie-Louise, afin de lui rappeler sa treille de Schoenbrunn, n’existe plus qu’en partie: il avait 1400 m. de long et il aboutissait à la forêt. La terrasse du Palais se prolonge, sur un reste des anciens remparts, jusque près de l’Oise, par où l’on peut redescendre, et elle passe près du palais sur l’anc. porte Chapelle , construite en 1552 par Phil. Delorme. Il y a encore des restes des fortifications de l’autre côté de l’entrée de la forêt.
Dans la partie O. de la ville, au delà de St-Jacques, en revenant du palais, se trouve l 'église St-Antoine, des xn e et xvi e s. On eu remarque surtout le portail, du style flamboyant. Elle a aussi de belles voûtes, trois verrières de la renaissance et de belles verrières modernes.
La rue St-Antoine, à dr. en sortant, mène à une place d’où l’on redescend à g. vers l’Oise, par la rue Jeanne-d’Arc. Dans le bas, à g. , se trouve un reste de la tour de Jeanne-d’Arc, où fut enfermée la Pucelle. Elle est enclavée dans une propriété particulière (n° 6), où il faut s’adresser pour la voir; mais elle est peu curieuse et l’on pourra s’en faire une idée en la voyant du quai un peu plus loin à gauche.
Une petite rue neuve, sur l’emplacement d’un anc. prieuré, plus tard l’hôpital, mène de la rue Jeanne-d’Arc dans une rue parallèle
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