‹ Le nord-est de la France (volume 2)Chapitre 182 sur 226 · ST-FARGEAU · texte numérisé non relu

ST-FARGEAU

On est d’abord dans la rue Thiers, qui se prolonge par la rue du Lion-d'Or jusqu’à la Loire. En tournant à dr. à l’extrémité de la première, on monte au château, bel édifice eu briques et pierre de la fln du xv e s., transformé en palais de justice. A côté est l 'église du Château, du style classique, à cinq nefs, avec clocher gothique. Elle a de beaux vitraux par Lobin. On y remarque aussi un nouveau chemin de croix original, des groupes de statuettes devant un fond de peinture qui fait le tour de la nef. Assez belle vue de cet endroit sur les bords de la Loire, où l’on voit en particulier le long viaduc de la ligne de Bourges.

Une rue avec escalier à g. du château ramène dans le centre de la ville. Les rues Thiers et du Lion-d'Or et la rue Gambetta, à dr., ont de vieilles maisons curieuses. Dans la dernière de ces rues est Y hôtel de ville, petit édifice moderne précédé d’une statue colossale de Vercingétorix , en fonte de fer, par Mouly. Cette statue doit être transférée dans un petit jardin public en amont du pont de douze arches qui traverse le fleuve à l’extrémité de la grande rue. L 'église St-Louis, près de là, est sans importance. Gien a, en aval, une faïencerie très importante, qu’on ne peut visiter. — Einbranch. d’Orléans, v. p. 233.

Emhbakch. de 23 kil. sur Argent (p. 225 ; Bourges), traversant ta Loire et ses abords en aval de Gien, par un viaduc de 1871 m. de long. Stat. principales: Poilly (1420 bab.) et Coulions (2950 hab.).

De Oien à Auxerre : 92 kil. ; 3 h. 25 à 4 h. -, 10 fr. 40, 6 fr. 95, 4 fr. 55. La stat. d’Auxerre-St-Amâtre (v. ci-dessous) est plus repprocbée d’Auxerre que sa gare. — 14 kil. Ouzouer -sur- Trézée , où l’on traverse le canal de Briare (v. ci-dessous). — 24 kil. (3 e s t.) Bléneau , sur le Loing, où le prince de Condé fut battu par Turenne en 1652. — 37 kil. (5 e st.) St-Fargeau (Mt. de la fontaine), à dr. , ville de 2615 hab., aussi sur le Loing. Elle a un vaste château , qui existait déjà au xv e s. , où il fut acquis par Jacques Cœur (p. 236), mais qui a été en grande partie reconstruit aux xvn e et xvm e s., lorsqu’il appartenait à la famille d’Orléans, en particulier par Mlle, de Montpensier. nièce de Louis XIII. Uéglise est aussi remarquable. — 49 kil. 8t- Sauveur -en- Puisaye , 10 min. à l’O., avec un château du xvn e s., qui a un donjon du xi e s. — 53 kil. Saints. — 56 kil. Fontenoy , où l’on rejoint la ligne de Chamecy-Triguères-Montargis (v. ci-dessus), qu’on suit jusqu'à la stat. suivante. — 62 kil. Toucy-Moulins. — 75 kil. (12 e st.) Oigts-Pourrain , deux localités considérables, la première à 20 min. au S., avec des ruines et une belle église, la seconde à V« b. au N., dans un beau site, sur une hauteur. — 86 kil. (14 e st.) Auxerre-St-Amdtre , stat. près de la ville, du côté de la rue du Temple (p. 243). On traverse enfin l 'Yonne. Belle vue sur la ville à g. — 92 kil. Auxerre (p. 242).

On aperçoit ensuite du chemin de fer, à dr., le château de Gien. Le pays devient plus joli. Plus loin, à dr. , la Loire , qu’on revoit et longe souvent ensuite. Ce fleuve, le plus grand de France (1126 kil. de longueur), a un vaste lit peu profond, qui est en grande partie à sec durant l’été, comme on le remarquera particulièrement après Neuvy; mais ses crues ont déjà dépassé 7 m. et causé de terribles inondations. On n’y a encore remédié qu’en partie par des digues ou « levées » et des barrages. Le déplacement des sables et les bancs qu’ils forment y rendent la navigation difficile et même Impossible à certains endroits.

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222 ii. n. 39.

COSNË.

T>e Paris

165 kil. Briare (hùt. de la Poste), ville de 6684 hab., aussi sur la Loire, d’où part le canal de Briare, commencé dès 1604 et qui met le fleuve en communication avec la Seine par le canal du Loing (p. 219). Sa longueur est de 59 kil. Il se prolonge au S. , à l’aide d’un nouveau pont- canal sur le fleuve (660 m.), par le canal latéral à la Loire, qui se raccorde avec celui du Centre (p. 194) et qui a, avec ses ramifications, plus de 207 kil. de long. Briare a une belle église neuve du style roman. Manufacture très importante de boutons dits de porcelaine, une spécialité, créée par Bapterosses. Ils sont faits en réalité sans kaolin, mais avec du feldspath, rendu plastique par l'emploi du lait. Il s’y fait aussi des perles et du jais artificiels. On ne visite pas cette manufacture.

Le chemin de fer passe plus loin, à dr., près de la ville et de la jonction du canal avec la Loire. — 170 kil. Châtillon-sur-Loire, petite ville à env, 2 kil., sur la rive g. — 177 kil. Bonny. — 183 kil. Pfeuvy-sur- Loire. Jolie vue à dr. sur la vallée. On remarque maintenant dans les p&turages un bétail blanc fort estimé, propre au Nivernais. — 191 kil. Myennes.

196 kil. Cosne {hôt. du Orand-Cerf, près de St-Jacques). ville ancienne de 8672 hab. , chef-lieu d’arr. de la Nièvre, sur la rive dr. de la Loire, qu’y traverse un double pont suspendu. Elle est peu intéressante. Principal édifice, l’église St-Jacques , au centre, qui a une tour massive très basse , de diverses périodes goth. , et des vitraux modernes par Lobin.

De Cosne à Bourges, par Sancerre; 68 kil. ; 1 h. 60 à 2 h. 15; 7 fr. 60, 5 fr. 15, 3 fr. 35. On passe sous la ligne de Nevers, puis traverse la Loire et le canal latéral. — 6 kil. Bannay. — 12 kil. St-Satur, village au N.-E. de la colline de Sancerre , avec une belle e'glise canoniale inachevée du xv f s. On y peut descendre de la ville en l/< d’h., par un chemiu de traverse. I.a chemin de fer passe sur un haut viaduc, puis sur le flanc de la colline du côté E. — Sancerre (hôt. du Point-du-Jour ; correspond., 60 c.), vieille ville mal bâtie, de 3853 hab. et chef-lieu d’arr. du Cher, dans un très beau site, sur une colline escarpée de 306 m. d’altit. et au milieu d’un pays accidenté qui produit de vins rouges et blancs assez estimées. Par suite de sa position, Sancerre, qui avait embrassé la Réforme, fut un des boulevards du calvinisme et subit plusieurs sièges, dont le plus fameux fut celui de 1573, qui dura huit mois et fut accompagné d’une horrible famine. La belle construction qu’on y voit de loin au bord de la colline est un château moderne du style de la renaissance. On peut obtenir de le visiter, en sonnant à la petite porte près de la promenade qui domine la vallée de la Loire et d’ou l’on a une belle vue. Ûans son petit parc se trouve un reste des anciens remparts, la tour des Fiefs, du xiv«8. Non loin du château est l'église, du style roman et bien restaurée à l’intérieur. Correspond, pour Tracy-Sancerre, v. ei-dessous. — Ensuite encore deux viaducs, et la voie tourne au S. -O., par un pays moins intéressant. 7 stat., dont la principale est la 5 e , les Aix- cTAnguillon. On rejoint à la fin la ligne de Saineaize à Bourges (p. 238).

Da Cosne à Clamecy : 63 kil. ; 2 h. à 2 h. 40; 7 fr. 05, 4 fr. 75, 3 fr. 10. Cette ligue est établie en majeure partie dans la vallée du Jfohain, qu’elle remonte à l’E. et au N.-E., et vers la limite du Morvan (p. 241) au N. -O.

21 kil. (4 e st.) Doniy (hôt. du Grand- Monarque, etc.), ville très ancienne de 3532 hab , qui fut au moyeu âge la capitale d’une baronnie et donna bou nom au pays, le Douziois. Elle est dominée par le donjon de sou anc. château et elle occupe uu site pittoresque, près de la fôret de Domy.

n Nevers.

POlîGüES.

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